Un juge espagnol de la région de Madrid a présenté lundi sa démission en raison de son “impossibilité morale” à appliquer la loi qui autorise le mariage homosexuel en Espagne.
“Je présente ma démission en raison de mon impossibilité morale à marier des couples homosexuels, en conséquence de quoi je ne peux pas appliquer cette loi”, a annoncé le juge de Pinto, Antonio Alonso.
Alonso a ajouté qu’il démissionnait contre sa volonté parce que la loi “est faite pour que nous acceptions tous le mariage homosexuel et que celui qui n’est pas d’accord abandonne son poste”.
Le juge avait refusé le 10 octobre de marier un couple d’homosexuels qui s’est finalement marié au Canada en novembre. Il avait également présenté un recours contre l’inconstitutionnalité de la loi, un argument que le Tribunal constitutionnel a rejeté.
Le Tribunal avait considéré le 14 décembre que les juges du registre civil, comme Alonso, n’étaient pas compétents pour présenter des recours sur des sujets de constitutionnalité.
Le Tribunal devra toutefois se prononcer sur la constitutionnalité de la loi après avoir accepté l’examen d’un recours déposé le 28 octobre par le parti conservateur PP (Parti populaire), qui avait été le seul parti à voter contre, le 30 juin au parlement. La loi est entrée en vigueur le 4 juillet.


2 responses so far ↓
1 paspeurdesmots // Dec 28, 2005 at 2:44
Bravo ! Espérons que cette démission sera suivie de beaucoup d’autres.
Il est lamentable qu’une grande partie du monde politique – en particulier les socialistes – se soit mise au service de groupuscules terroristes homosexuels ne représentant qu’eux-mêmes.
Il est en effet avéré que la majorité des homosexuels ne demande rien d’autre que la possibilité de vivre tranquillement et en toute sécurité.
Pour satisfaire cette aspiration légitime point n’est besoin de dénaturer le mariage traditionnel. Le Pacs, dont on peut déplorer qu’il ne soit pas accessible aux fratries, répond parfaitement à cette demande.
Il n’est que trop évident que la revendication d’ériger l’homosexualité en modèle social ne vise pas à faciliter la vie des homosexuels (ce dont les terroristes d’Act up se foutent complètement) mais à détruire une organisation sociale qui s’est imposée au cours des siècles comme la plus apte à assurer à la fois l’épanouissement de l’individu et la pérennité du genre humain.
2 courouve // Dec 29, 2005 at 9:53
Pendant des siècles, les homosexuels n’ont demandé que la liberté, parfois ils l’ont eu ou obtenue.
Depuis l’avènement du politiquement correct (années 1970), l’exigence d’égalité formulée par des associations d’origine gauchiste a pris le pas sur la liberté. Parallèlement, l’intolérance s’est développée avec le détournement du terme “homophobie” pour un usage virant au “terrorisme intellectuel”. Le terme “mariage” est également détourné, comme si le principe d’égalitarisme absolu devait désormais imposer une Novlangue à la 1984 d’Orwell.
La liberté a normalement pour corollaire la responsabilité ; prétendre faire de la prévention sida et de la lutte contre l’homophobie dans les écoles primaires, c’est délirant. Mais dans leur désarroi, les hommes politiques semblent prêts à n’importe quel clientélisme.
Leave a Comment