L’enquête menée par les deux journalistes d’investigation indépendants Jean-Loup Izambert et Hugo Nhart, publiée aux Editions L’Arganier révèle le plus grand détournement de fonds de l’histoire de la Banque : plus de 19 milliards d’euros !
Pour la première fois dans l’histoire de la Banque, les dirigeants d’un groupe bancaire spolient leurs « actionnaires » majoritaires, les 5,7 millions de sociétaires propriétaires de la richesse du groupe Crédit Agricole Mutuel.
Comment cela a-t-il été possible ?
Tout simplement en détournant la loi de la Coopération, les lois et parfois même les propres statuts du Crédit Agricole qui régissent le fonctionnement des coopératives de crédit que sont les caisses locales de Crédit Agricole. Aucun doute, le dispositif mis en place en 2001 par le gouvernement Jospin est un véritable hold-up au détriment des sociétaires comme le prouvent les auteurs. François Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture de Jacques Chirac et ancien président de la FNSEA, estime que « la capitalisation de cette non-participation des sociétaires aux résultats des sociétés coopératives de Crédit Agricole représente près de quinze milliards d’euros ! » De plus, le capital de Crédit Agricole Société Anonyme (environ 4,5 milliards d’euros) est constitué pour environ 55% des réserves accumulées par les caisses locales au fil de décennies, pactole qui appartient aux sociétaires. Sans que ceux-ci aient été consultés il fut même introduit en Bourse !…
La loi de la Coopération n’étant plus respectée, cette façon de pratiquer ouvre la porte à toutes sortes de dérives. Nous retrouvons aujourd’hui le capital des sociétaires dans les places offshore au cœur de curieuses affaires, soulignent les auteurs. Alain Baranger, président du Syndicat National de l’Agriculture et de la ruralité, considère qu’il s’agit « d’une formidable opération de spoliation des sociétaires comme on n’en a jamais vu dans l’histoire du monde bancaire » et demande l’ouverture d’une enquête parlementaire. Un livre indispensable pour défendre ses droits, l’emploi et faire respecter les lois de la République.
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Editions L’Arganier, 398 pages, cahier couleur 8 pages, 22 euros
Diffusion VILO (ISBN 2-912728-08-8) Pour toute commande : tél. : 01.45.77.08.05


1 response so far ↓
1 Henri // Oct 5, 2005 at 5:32
Le capital de la CNCA appartient aux Caisses Régionales et donc aux milliers de sociétaires qui sont détenteurs d’une part sociale de leur caisse locale, et donc détenteurs de ce capital et de ces réserves.
Je ne vois pas où est le problème? Est-ce la capitalisation des excédents? Mais cela a toujours été la politique suivie par le Crédit Agricole et heureusement! Sans capitalisation, le Crédit Agricole n’aurait jamais pu prétendre être l’une des grandes majors mondiales.
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