Le 5 juin dernier, des militants de l’association Act Up investissait la cathédrale Notre-Dame de Paris pour organiser un simulacre de mariage entre homosexuelles. Le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Jacquin, était molesté. Indignés, 115 députés avaient demandé au Premier ministre une action publique. Dans sa réponse à une question écrite du député de Paris Claude Goasguen en date du 21 juin, le ministre de la Justice Pascal Clément informe le parlementaire du classement de l’affaire : l’infraction n’est pas caractérisée.
L’argumentation du garde des Sceaux laisse penser que la liberté religieuse en France est un droit dont les garanties laissent sérieusement à désirer. Manifester dans un lieu de culte, singer une cérémonie religieuse – en l’espèce un sacrement -, bousculer un prêtre, ne constituent pas un délit. Pour être poursuivis, les militants d’Act Up auraient dû : 1/ empêcher ou gêner l’exercice du culte ; 2/ profaner la mémoire d’un mort ; 3/ dégrader le mobilier religieux et pour faire bonne mesure, dévoiler leur identité, puisque le ministre prétend que l’enquête n’a pas permis d’identifier les coupables (sic) !
Pour se consoler, les “plaignants peuvent se porter partie civile”. Les catholiques apprécieront les scrupules du ministre à protéger la liberté d’expression.


1 response so far ↓
1 all // Oct 15, 2005 at 8:36
Act Up dans une mosquée ou une synagogue, il y aurait-il eu des suites ? Oui.
Leave a Comment