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Villiers: si la Turquie entre dans l’UE, “la France devra quitter l’Europe”

October 4th, 2005 · Commenter (1 Commentaire)

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Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers a estimé que si la Turquie entrait dans l’Union européenne, il faudrait que la France “quitte l’Europe”, lundi alors que l’ouverture des négociations est officiellement programmée ce jour.
Selon M. de Villiers, interrogé sur LCI, si la Turquie commence ses négociations avec l’Union européenne, “le processus sera très difficilement réversible, sauf un acte politique majeur”.

“Le prochain président de la République devra, en tout cas c’est mon programme présidentiel, être très clair: “si la Turquie entre dans l’Union européenne, la France devra quitter l’Europe parce que ce ne sera plus l’Europe”, a-t-il ajouté.

Le président du MPF a indiqué ne pas croire à une consultation des Français avant une éventuelle adhésion de la Turquie. “Un référendum dans dix ans, dans quinze ans, ce n’est pas jouable, ce n’est pas correct. C’est impossible, ce n’est pas diplomatiquement et démocratiquement raisonnable”, a-t-il affirmé.



Tags: Politique

1 response so far ↓

  • 1 courouve // Oct 8, 2005 at 10:02

    L’article 4 de la loi constitutionnelle du 1er mars 2005 écarte du champ d’application du référendum (art. 88-5 C.) le futur projet de loi relatif à la Bulgarie et la Roumanie et autorisant la ratification de leur future adhésion simultanée à l’U. E., ainsi que celui relatif à la Croatie.

    Il est insolite qu’un article de loi restreigne à ce point la portée d’un article de la Constitution et d’un article commençant, de plus, par “Tout projet de loi” … N’aurait-il pas été plus clair et plus honnête d’introduire cette restriction dans la Constitution même, puisque ce référendum ne devait s’appliquer qu’à la Turquie ?

    Je souhaite la suppression de cette restriction, et que cet article 4 soit abrogé ; ceci devrait pouvoir se faire assez facilement, par une loi ordinaire, puisque le texte de la Constitution n’en serait pas modifié (il ne s’agirait donc pas d’une révision constitutionnelle), mais seulement rendu conforme à sa lettre.

    De cette façon, le peuple français pourrait se prononcer sur les futurs élargissements ; on ne gagnerait rien à les faire contre lui.

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