est accusé d’avoir commis des crimes de guerre
Trois semaines après qu’il a été nommé premier ministre du Kosovo par le Parlement de Pristina, le sort de Ramush Haradinaj reste incertain. Carla Del Ponte, procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), n’a toujours pas fait savoir si l’intéressé sera ou non poursuivi pour crimes de guerre devant le TPIY.
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Si Mme Del Ponte écoute les conseils du général Yves de Kermabon, commandant des forces de l’OTAN au Kosovo, et ceux du chef de la Minuk (Mission des Nations unies au Kosovo), le Danois Soren Jessen-Petersen, elle s’abstiendra. Soucieux de préserver un fragile statu quo, les deux hommes sont persuadés qu’une telle arrestation compromettrait dangereusement la stabilité du territoire qu’ils sont chargés, sur les plans militaire et civil, de gérer.

