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Traité de Lisbonne : vote toujours, tu m’intéresses !

June 20th, 2008 · Commenter (8 Commentaires)

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Par Olivier Carer

Sans grande surprise, les dirigeants européens viennent de conclure à une poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne.

L’UE : le désenchantement totalitaire

A l’image de feu l’URSS, des parlementaires, fantoches ou autistes, alignés dans le même unanimisme vont pouvoir avancer dans « le sens de l’histoire » et bâtir, sur le dos de leurs peuples, un empire de carton pâte. Seule une nomenklatura oligarchique, autopromue et coupée de toute réalité charnelle, en tirera avantage. Institutionnellement, cette décision attendue des eurodictateurs de tenir le vote irlandais pour nul et non avenu procède d’un raisonnement drastiquement fédéraliste aux antipodes des règles de ratification qu’ils s’étaient eux mêmes fixées de manière présomptueuse.

La mise en garde sur le caractère fondamentalement totalitaire de l’Union européenne de Vladimir Boukovski, dissident russe emprisonné 12 ans en hôpital psychiatrique, s’avère de plus en plus prémonitoire.

UE : on ne sait pas où on va, mais on y va !

Or, avec la France et les Pays Bas, ce sont en tout trois peuples d’Europe qui se sont prononcés explicitement contre ce traité/constitution. Face à ces votes d’une légitimité démocratique imparable, les ratifications parlementaires dont se targuent les eurodictateurs de Bruxelles apparaissent bien artificielles. Ces parodies bafouent les fondements même de la démocratie puisqu’elles postulent, avec une condescendance insupportable et un souverain mépris des citoyens, l’incompétence des électeurs à appréhender intellectuellement ces questions, preuve qu’il n’y a rien de plus liberticide qu’une croyance érigée en savoir. De surcroît ces ratifications sous contrôle, appuyées par une presse larbineuse, s’obtiennent de troupeaux parlementaires qui avouent eux-mêmes ne pas lire les textes soumis à leur vote. L’actuelle Europe est en pilotage automatique, répondant à on ne sait quel mot d’ordre, venu d’on ne sait où, pour aller on ne sait où.

Mondialisation : la fuite en avant

La situation est comparable aux ressorts mentaux qui dominent les mouvements de panique. Face à un danger imminent, dans l’ignorance de ce qu’il convient de faire, on se réfère à son voisin. Par un mimétisme imbécile, le groupe est alors amené à adopter une attitude qui le mène collectivement et individuellement aux pires absurdités comportementales et généralement à la catastrophe.

Dépassés par les effets dévastateurs de la mondialisation qu’ils feignent de maîtriser, nos dirigeants nous imposent de participer à un mouvement collectif absurde simplement en regardant le voisin faire.

Ils ne savent pas où ils vont. Sortons du troupeau ou débarrassons-nous du berger et de ses chiens!



Tags: Asides · Europe · General

8 responses so far ↓

  • 1 Dissidence // Jun 20, 2008 at 9:06

    Ca sent mauvais, tout ça. Il y a vraiment une odeur de piétinement des peuples et de répression à la sauce coco.

  • 2 Dirk // Jun 20, 2008 at 9:32

    Je ne comprends pas l’expression “raisonnement drastiquement fédéraliste” pour un comportement …hyperjacobin ! D’ailleurs, la comparaison, justifiée, avec l’URSS le confirme !
    Cette Europe n’est pas fédéraliste, comme l’écrivent à l’envi les “souverainistes” qui prennent leurs désirs pour la réalité! Elle est à la fois jacobine et mondialiste, et surtout basée sur des motivations de Marché.
    Un système bureaucratique qui va jusqu’à réglementer le moelleux des fromages et la dimension des bananes, un système qui ignore superbement les peuples et les cultures enracinées, n’est pas fédéraliste, mais jacobin, comme l’est la France !
    Le fédéralisme suppose la subsidiarité !
    Dans une Europe fédérale - comme dans une France fédérale - seules des fonctions régaliennes comme la défense, la politique étrangère, et peut- être quelques autres domaines très limités, doivent être centralisées. Ce qui suppose une conception politique - et non marchande- de l’Europe !
    L’UE, c’est tout le contraire !

  • 3 pierrelermite // Jun 20, 2008 at 10:04

    Sortir du troupeau, ce n’est plus la solution (solidarité oblige). Mais pour se débarrasser du berger et de ses chiens, tous les moyens seront bons.

  • 4 @-ttentif // Jun 23, 2008 at 11:30

    L’EU fait ce qu’elle ne dit pas et ne fait pas ce qu’elle dit!
    Très bon article, j’en partage la vision.

  • 5 DUC' lajoi // Jun 25, 2008 at 9:44

    C’est pas ça la majorité silencieuse ?????? …..
    d’habitude … la sodomie a sec … ça fait réagir plus nettement les victimes … les jérémiades …
    c’est bien mais pas suffisant pour foutre la trouille a cette équipe de mini dictateurs assurés d’une totale impunité. Ils n’ont mème pas le devoir de réussite. Voyez dans quelles mains nous allons abandonner nos enfants !!!!

  • 6 Anonymous // Jul 5, 2008 at 9:39

    COMMUNIQUE DE PRESSE
    de Stéphane DURBEC
    Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d’Azur
    Membre du Comité Central du Front National

    Visite de Madame Benita FERRERO-WALDER !

    A l’occasion de la présence en séance de l’Assemblée plénière de Madame Benita FERRERO-WALDNER, Commissaire européenne aux Affaires Etrangères, venue faire une déclaration aux élus régionaux, Monsieur Stéphane DURBEC, élu Front National, à interpellé silencieusement avec une affiche, Madame le Commissaire en lui disant :

    « Nous sommes tous des Irlandais »

    Madame FERRERO-WALDNER a répondu au Conseiller Régional que le vote irlandais serait respecté.

    Dont acte.

  • 7 WAKE UP // Jul 9, 2008 at 2:34

    un slogan simple

    MERDE A L’UE !

  • 8 dans L'cullulu // Jul 24, 2008 at 4:01

    Ben ça me fait bien chier de dire ça, (d’autant que je suis nettement pour l’union européenne à la base), mais pour le coup, je me vois contraint de me ranger dans le même camp que ces abrutis du FN…
    J’adhère tout à fait à votre article et trouve scandaleux la façon dont nos dirigeants ont franchis le pallié de la négation du vote populaire.
    je n’ai jamais considéré la révolte comme une solution, mais, aujourd’hui, je me pose la question : sommes nous encore en Démocratie ???

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