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Taxe de financement du RSA : Sarkozy ou l’incontinence fiscale !

August 28th, 2008 · Commenter (10 Commentaires)

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Par Olivier Carer

En décidant de financer le revenu de solidarité active par une hausse de 1,1% sur la fiscalité du capital, M. Sarkozy commet une triple faute qui prouve une absence de courage politique, de solidité idéologique et de vue économique.

- Sarkozy commet une faute de méthode car s’il s’agissait de résoudre tous les problèmes par la création systématique d’une taxe supplémentaire, ses prédécesseurs faisaient parfaitement l’affaire. Lui même tient de ce point de vue un rythme fiscaliste assez impressionnant avec une taxe nouvelle par mois depuis le début de son quinquennat. Or, le courage politique aurait justement consisté, non à se cacher derrière l’alibi du social pour alourdir les prélèvements mais à décider des économies réelles sur d’autres postes. Si Nicolas Sarkozy avait été un homme d’Etat, il aurait refusé la voie de la facilité fiscale. La politique c’est d’abord savoir choisir, et même savoir dire non !

- Sarkozy commet une faute politique parce que ceux qui ont voté pour lui, ne l’ont pas vraiment élu pour cela. Il argumentera en prétendant qu’il avait promis de privilégier les revenus du travail sur ceux du capital. Or depuis un an, il a choisi de protéger les plus gros contribuables grâce au bouclier fiscal, ce qui aujourd’hui les exempte de cette nouvelle ponction publique. Les petits souscripteurs de l’assurance-vie ou les petits propriétaires immobiliers, en revanche, pour lesquels cette épargne tirée des revenus du travail constitue souvent un complément de revenu ou de retraite, seront touchés de plein fouet. Une fois de plus, ce sont les classes moyennes qui feront les frais de la délirante imagination fiscale de nos gouvernants.

- Sarkozy commet une faute économique car les aberrations économiques de la Mitterrandie triomphante avaient invalidé les généreuses démonstrations sur la relance par la consommation. Dans une économie encore plus mondialisée qu’en 1981, privilégier une politique de demande sur celle de l’offre assure à la France d’accroître son déficit commercial déjà abyssal. D’un point de vue psychologique qui est un des moteurs de la confiance, l’annonce de ce nouveau bastonnage fiscal et d’une insécurité juridique sur les investissements vont finir de décourager l’investissement immobilier à l’heure où les chiffres nous alertent sur une dégringolade de 30% sur la vente des appartements neufs. Alimenter les ressorts de la crise de la construction n’est pas de bon augure pour le reste de l’économie. M. Sarkozy semble ignorer l’adage des étudiants de 1 ère année d’économie selon lequel « quand le bâtiment va tout va » et inversement. Enfin, au moment où le pays a besoin d’épargne à long terme, le gouvernement vient pénaliser l’épargne sur huit ans constituée par les contrats d’assurance vie.

A l’évidence, dans le contexte de mondialisation que nous connaissons, il convenait de soutenir la politique de l’offre, c’est-à-dire de doper la productivité et la compétitivité des acteurs économiques plutôt que de créer une taxe supplémentaire.

Après les 400 millions d’euros de cadeaux à Bernard Tapie, après l’engagement de la France dans des guerres américaines, après le démantèlement de notre armée, après la relance de l’immigration économique, après les régulations massives au cas par cas d’immigrés clandestins, de très nombreux Français peuvent se dire à juste titre: On a pas voté Sarko pour cela !



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10 responses so far ↓

  • 1 dirk // Aug 28, 2008 at 8:21

    Certes!…mais la prochaine fois, ces veaux revoteront Sarko !

  • 2 alice // Aug 28, 2008 at 10:03

    Ils voteront alternance. Un coup sarko, un coup ségo.
    A moins que…

  • 3 phénix // Aug 28, 2008 at 10:27

    Dirk

    La France , c’est un mai 1940 permanent et sans espoir d’ un De Gaulle …

  • 4 alice // Aug 29, 2008 at 2:45

    Ils voteront sego.

  • 5 bara // Aug 29, 2008 at 7:44

    exact

  • 6 claude // Aug 29, 2008 at 8:17

    Le vrai courage pour Nicolas 1er serait de taxer les mouvements en bourse mais là il se facherait avec ses copains qui lui prètent avions et bateuax. Dur, dur d’être président. A froce de taxer les petits et les classes moyennes il va peut-être arriver par la alncer cette foutue révolution !

  • 7 Nelly // Aug 29, 2008 at 12:02

    Et s’ils avaient vote Le Pen?

  • 8 WAKE UP // Aug 29, 2008 at 3:41

    Et s’ils avaient vote Le Pen?

    L’OTAN NOUS AURAIT ALEGREMENT BOMBARDES

  • 9 alice // Aug 31, 2008 at 10:25

    Wake Up
    La France a quand même encore la bombe atiomique. Le Pen aurait fait comme Vladimir : investir immédiatement dans la Défense.
    Alors l’Otan aurait tempêté, sanctionné économiquement, fait grimper les prix du pétrole, calomnié , ridiculisé les de Souche, les aurait accusé d’être très méchants avec leurs sahariens et subsahariens binationaux. Mais après tout la France est un pays agricole. En ne se serrant pas la ceinture de la voiture, elle peut éviter de se serrer la ceinture tout court. Le blé, le lait, le porc, la vigne, ça nourrit mieux que le pétrole.

  • 10 felix // Sep 4, 2008 at 1:26

    15 milliards de cadeaux ficaux pour les nantis(et ce chaque annee), et 1,1% de taxe pour financer les faux problemes qui ont le net avantages d’occuper les esprits, d’aveugler et ainsi de regner sans contraintes .

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