Ce jeudi, Bruno Gollnisch a été entendu en appel par la Cour d’appel de Lyon dans une affaire qui l’oppose depuis octobre 2004 au Ministère public et à plusieurs organisations antifrançaises : SOS-Raçisme, MRAP, Ligue des droits de l’homme, etc. (voir notre article du 18/11/06). Ces derniers lui reprochent du négationnisme, c’est-à-dire la “contestation de l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité”, exprimé soi-disant lors d’une conférence de presse dans les locaux de la Fédération FN du Rhône. Ils s’appuient pour cela sur un nouveau genre de législation liberticide (”loi Gayssot”, etc.) qui ne réprime pas un comportement précis en définissant clairement la vérité à laquelle on doit absolument adhérer mais qui s’attaque à des propos qui peuvent être interprétés dans le sens le plus large possible. De ce fait, cette législation peut être utilisée pour organiser un véritable lynchage judiciaire contre toute personnalité indésirable aux yeux du pouvoir en place. Le déroulement du procès en appel en est la meilleure démonstration :
Première stupéfaction : ni le Procureur de la République ni le Président de la Cour d’appel (le magistrat Bréjoux) ni les parties civiles ne sont apparemment capables de démontrer que Bruno Gollnisch a vraiment prononcé des paroles négationnistes. Par conséquent, pour en finir avec lui, ils ne leur reste qu’à lui reprocher du « négationnisme par insinuation » (à quand le négationnisme par télépathie ?). Autrement dit, ils lui attribuent des intentions qu’il n’aurait pas exprimées oralement certes, mais qu’il aurait soi-disant eu et voulu transmettre !? Les reproches qui lui sont faits ne portent donc pas tellement sur ses paroles, mais sur ses pensées ! Bruno Gollnisch a-t-il donc affaire à des thaumaturges et des devins ? Dans tous les cas, le fait qu’il est le mieux placé pour savoir ce qu’il pense lui et quelles intentions il a ne semble pas vraiment intéresser ses accusateurs. Comment donc ne pas croire qu’il s’agit ici d’un véritable “procès d’intention” ?
Deuxième stupéfaction : Maître Jakubowicz, avocat de la “LICRA” et de l’”Union des étudiants Juifs de France”, s’étant pourtant désisté en première instance, était à nouveau présent lors du procès d’appel !? Est-ce pour rattraper son désistement en novembre 2006, effectué sans doute sans concertation préalable avec les deux parties civiles qu’il représente et qui lui ont ensuite durement reproché ce geste ? Or coincé par la défense, Maître Jakubowicz a réitéré son désistement, se ridiculisant une fois de plus, ceci après avoir obtenu une nouvelle fois l’assurance que Bruno Gollnisch ne niait effectivement pas “l’extermination” des Juifs par l’”Allemagne nazi”. Mais hélas, comme la première fois (cf. Lyon Capitale du 04/11/06, p. 33), Maître Jakubowicz va probablement qualifier une fois de plus son retrait de grande victoire sur Bruno Gollnisch alors que sa prestation fut plus que pitoyable.
Troisième stupéfaction : Maître Girard, représentant du Ministère public, reproche à Bruno Gollnisch d’argumenter “en instillant le doute, ce poison de l’esprit”. Or, Bruno Gollnisch n’a rien fait de tel lors de sa conférence de presse. Même si c’était le cas, rappelons que même Socrate considérait déjà le doute comme le début de toute philosophie et sagesse, et non comme un poison. Maître Girard désire-t-il donc des citoyens stupides et bêtes, formatés par les hommes de son genre afin qu’ils renoncent à toute liberté de pensée et de parole ? Rappelons que ce même Socrate a été condamné à mort par les démocrates d’Athènes parce qu’il n’a justement pas renoncé à cette liberté. Quant à vous Maître Girard du ministère public : cinq déclarations des droits de l’homme, cinq Républiques et trois révolutions depuis 1789 n’ont apparemment pas suffit pour établir la liberté, l’égalité et la fraternité dans le pays que vous représentez. Pauvre France…
Le jugement a été mis en délibéré au 28 février 2008.
Source : FN69


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