Obama, l’armée et la menace de la dictature aux Etats-Unis
Cet article fut posté le 4 janvier dernier. Nous avons néanmoins décidé de le remettre en ligne compte tenu de l’actualité américaine. Il est d’une pertinence redoutable quand aux buts du nouvel ordre mondial.
En choisissant l’amiral Dennis Blair en tant que directeur du renseignement américain, le président désigné Barack Obama a intégré à son cabinet trois officiers à quatre étoiles qui sont à la retraite depuis peu. Cette représentation sans précédent du corps des officiers au sein de la prochaine administration démocrate est une indication de la croissance du pouvoir politique de l’armée américaine qui menace sérieusement les droits démocratiques fondamentaux.
Commandant en chef de l’armée des Etats-Unis dans le Pacifique en 1999-2000, Blair s’est distingué par ses tentatives de rapprochement entre le Pentagone et l’armée de l’Indonésie au moment où cette dernière procédait à une véritable boucherie au Timor-Oriental. Cela a eu pour effet de contrecarrer complètement les inquiétudes tièdes qu’avait exprimées l’administration Clinton quant aux droits humains dans cette région du monde.
Avant de faire appel à Blair, Obama avait nommé l’ancien général de la marine, James Jones, au poste de conseiller à la Sécurité nationale et l’ancien chef d’état-major de l’armée, le général Erik Shinseki, au poste de secrétaire aux Anciens combattants. On rapporte aussi que la prochaine administration pourrait demander au général à la retraite de l’Air Force, Michael Hayden, de demeurer au poste de directeur de la CIA.
Le Washington Post avait décrit samedi dernier cette concentration d’anciens hauts officiers dans l’administration comme une « tendance inhabituelle pour une administration démocrate, une tendance qui a surpris les deux camps politiques ».
Ces nominations ont été précédées par l’annonce que Robert Gates, le secrétaire à la Défense de l’administration Bush, allait demeurer à son poste au Pentagone, où de nombreuses « équipes de transition » sont à l’œuvre pour s’assurer que les guerres d’agression des Etats-Unis se poursuivent et que l’immense pouvoir de l’armée demeure illimité.
Plus tôt ce mois-ci Obama avait explicitement décrit sa soumission au Pentagone en déclarant, « Pour s’assurer la prospérité au pays et la paix à l’étranger, nous croyons tous qu’il faille maintenir l’armée la plus puissante de la planète. » A cette fin, il s’est engagé à augmenter les effectifs des forces terrestres américaines de 100 000 soldats et marines et a clairement fait savoir qu’il n’y aurait pas de coupures importantes au budget militaire. Ce dernier engouffre environ 850 milliards $ annuellement, dans des conditions d’énormes déficits et de crise financière qui s’intensifie.
Un élément de calcul politique se retrouve sans aucun doute dans la décision d’Obama de s’entourer de l’état-major de l’armée et de s’assurer qu’il soit perçu comme « soutenant nos troupes ». Il y a en effet l’amère expérience de la précédente administration démocrate. Le premier mandat de Bill Clinton était venu près d’être anéanti par sa confrontation avec l’état-major sur sa proposition de retirer l’interdiction d’accès des homosexuels dans l’armée. Clinton fut traité avec mépris par la majorité du corps d’officiers durant le reste de son mandat présidentiel.
Le risque d’une confrontation encore plus acerbe sous Obama est bien réel étant donné les conséquences désastreuses des guerres en Irak et en Afghanistan sur l’armée. On rapporte aussi le développement de l’illusion au sein du corps d’officiers que les échecs des opérations militaires américaines dans ces pays sont le résultat d’une « traîtrise » de la part des autorités civiles, des médias et de la population américaine elle-même.
Mais un processus encore plus fondamental sous-tend l’expérience Clinton et la prosternation d’Obama devant l’armée aujourd’hui : l’immense développement du pouvoir du « complexe militaro-industriel » contre lequel avait mis en garde le président Dwight Eisenhower près d’un demi-siècle plus tôt. Ce pouvoir a crû sans interruption durant toute la Guerre froide.
Au cours des sept dernières années de la soi-disant « guerre mondiale contre le terrorisme », le développement de ce pouvoir, parallèlement à l’augmentation du financement de l’armée, s’est accéléré, accompagné d’éléments de plus en plus sinistres liés à l’impérialisme américain et à son recours accru au militarisme pour contrer le déclin de sa position économique mondiale.
Les chefs militaires des commandements régionaux du Pentagone (CENTCOM, PACOM, SOUTHCOM et le nouvel AFRICOM) ont pour la plupart supplanté les ambassadeurs et les officiels civils en tant que représentants des intérêts et du pouvoir américains à travers le monde.
En menant deux guerres en Irak et en Afghanistan, le commandement militaire a maintenant la tâche de diriger des administrations néocoloniales, obtenant ainsi un pouvoir pratiquement illimité sur des populations entière.
Et de plus, avec la création de tribunaux et prisons militaires, comme à Guantanamo, l’armée a usurpé des tâches qui ont été historiquement dévolues aux tribunaux civils fonctionnant sous les règles de la Constitution des Etats-Unis.
Ces changements capitaux ont pris place alors même que l’armée, et surtout son corps d’officiers, est devenue de plus en plus séparée et isolée du monde civil et dominée par la politique républicaine et les croyances de l’évangélisme chrétien. Etant une armée de « professionnels » qui sont « volontaires », elle est davantage isolée des pressions populaires que ne l’étaient les armées de conscrits et de « citoyens soldats » des générations antérieures.
Le Washington Post a publié dimanche un commentaire exceptionnellement direct d’un ancien assistant à la secrétaire d’Etat dans l’administration Bush, Thomas Schweich, sur la domination croissante de l’appareil militaire sur l’Etat américain.
« Notre Constitution est en danger », a écrit Schweich. Il a averti que la nomination d’un nombre sans précédent d’anciens hauts officiers dans le cabinet Obama pourrait venir « compléter le coup d’Etat militaire silencieux qui fait des avancés constantes à l’insu de la majorité des Américain et des médias ». Schweich, ancien diplomate pour la lutte contre le trafic de drogue en Afghanistan qui a œuvré au service des stupéfiants du département d’Etat, a écrit qu’il a « lui-même été témoin de la prise de pouvoir militaire de facto aux dépens du gouvernement américain », qui, en Irak et en Afghanistan, « était, en théorie, justifiée par les exigences de la guerre », a-t-il affirmé.
Il a insisté que ce qui a commencé à l’étranger allait se produire au pays. « Le Pentagone a élaboré des plans pour déployer 20 000 soldats américains à l’intérieur de nos frontières d’ici 2011, officiellement pour aider les responsables régionaux et d’Etat à réagir aux attaques terroristes ou à d’autres catastrophes. » Cette mission, a-t-il indiqué, « pourrait facilement passer de travail de contre-terrorisme d’urgence à du contrôle frontalier, du travail de renseignement ou des opérations policières ».
Un article paru le mois dernier dans un magazine publié par le US Army War College, quelques semaines seulement après l’élection, indique que le Pentagone prépare sa propre « transition », un processus motivé non pas par les vagues promesses de « changement » d’Obama mais par ce que le commandement militaire perçoit comme une crise historique de l’ordre actuel qui pourrait nécessiter l’emploi de la force armée pour étouffer les luttes sociales aux pays.
Intitulé, « Known Unknowns: Unconventional ‘Strategic Shocks’ in Defense Strategy Development » (Ce que l’on sait des inconnues: Les “chocs stratégiques” non-conventionnels dans le développement de la stratégie de défense), la monographie a été produite par Nathan Freier, un lieutenant-colonel de l’armée à la retraite depuis peu qui est professeur au US Army War College, la principale institution de formation de l’armée pour les futurs officiers. Selon le magazine, il « continue de conseiller, en tant qu’expert, les rôles clé des communautés de politiques et d’analyse à la sécurité et à la défense. »
Freier insiste que l’un des principaux imprévus auxquels doit se préparer l’armée des Etats-Unis est un « violent bouleversement stratégique à l’intérieur des Etats-Unis », qui pourrait être provoqué par un « effondrement économique inattendu » ou le « disfonctionnement de l’ordre politique et légal ».
Il écrit : « Dans la mesure où des événements de ce type impliquent une violence organisée contre les autorités locales, étatiques et nationale, et que ces dernières n’ont pas la capacité de rétablir l’ordre public et de protéger les populations vulnérables, le DD [département de la Défense] serait appeler à combler les lacunes. »
Freier poursuit : « Une violence civile généralisée à l’intérieur des Etats-Unis forcerait l’establishment de la défense à réorienter ses priorités in extremis pour défendre l’ordre fondamental au pays… Un gouvernement américain et un establishment de la défense endormis par une longue période de sécurité au pays seraient forcés de renier certains ou la plupart de leurs engagements de sécurité externes afin de réagir à l’insécurité humaine croissant rapidement au pays. »
Autrement dit, une intensification marquée de l’actuelle crise capitaliste accompagnée d’une éruption de lutte de classe et la menace de révolution sociale aux Etats-Unis pourraient forcer le Pentagone à rappeler ses armées de l’Irak et de l’Afghanistan pour les utiliser contre les travailleurs américains.
Dans de telles conditions, il ajoute : « Le DD pourrait se voir forcé par les circonstances de placer ses importantes ressources à la disposition des autorités civiles pour maintenir et contrer les menaces violentes à la tranquillité domestique. Dans les circonstances les plus extrêmes, cela pourrait signifier l’emploi de la force militaire contre des groupes hostiles à l’intérieur des Etats-Unis. De plus, le DD deviendrait, par nécessité, le centre essentiel pour la continuité de l’autorité politique dans le contexte d’un conflit civil dans plusieurs Etats ou à l’échelle nationale.”
Cette formulation étrange : « le centre essentiel pour la continuité de l’autorité politique », est un euphémisme pour dictature militaire.
Il termine cette section de l’article en notant que, « le DD est déjà mis à l’épreuve par les efforts de stabilisation à l’étranger. Imaginez ce qu’impliquerait la même chose mais à beaucoup plus grande échelle au pays ».
Le message est clair. Ayant échoué à étouffer la résistance et rétablir l’ordre en Irak et en Afghanistan, quelles seraient les chances de l’armée de réussir une occupation des Etats-Unis mêmes.
Le fait que ces questions soient posées par les stratèges du Pentagone doit être pris très au sérieux. Ceux qui commandent les forces armées de l’Etat capitaliste américain anticipent que la crise actuelle va créer les conditions pour la révolution et se préparent en conséquence.
26 Responses to Obama, l’armée et la menace de la dictature aux Etats-Unis
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Il est en train de se passer quelquechose aux USA, je ne sais pas quoi, mais en lisant diverses sources, il semblerait qu’ils se préparent à un événement majeur, en interne.
Sur certains sites, il est évoqué un stockage de milliers cercueils en différents endroits, et ce, depuis quelques mois.
Infos à prendre avec des pincettes mais c’est étrange tout ça.
En effet ça sent pas bon tout ça
Je pensais qu’il s’agissait encore de thèses farfelues mais les cercueils dont parle Reset,les Fema camps,le projet HAARP,le patriot act,les choix de cet imposteur d’Obama concernant sa future administration …bref ça commence à faire beaucoup
Espèrons juste que nos gouvernements européens ne soient pas tentés d’en faire de même,quand on sait que la culture américaine représente encore un rêve pour beaucoup…
Il ne faut pas paniquer.. Les cercueils. Fema, c’est pour les catastrophes naturelles.. Il y a encore des milliers de mobile-homes inutilises, alors qu’il y a tant de sans abris; c’est le foutoir dans ces organisations, comme chaque fois que l’administration s’en mele.
Qu’il y ait des remous apres l’arrivee au pouvoir de Obama, c’est bien possible, mais nous sommes au pays des exces.. Chacun continue sa vie sans se soucier, un jour a la fois.
Mais le Pays de Cocagne c’est termine!
La militarisation de l’interieur du pays, et les guerres US a travers le monde sont un signe pathologique tres interessant.
C’est la preuve que les elites US ne sont plus sereines sur la capacite de l’Empire a regenter le monde.
C’est un signe de peur face au declin INELUCTABLE de la puissance US au XXIe siecle, au profit comme ils le redoutent de la Chine, de la Russie et de l’Inde.
Le monde est sans frontières , donc la menace est partout . L’armée sera partout .
C’est triste mais il est logique que l’armée soit prête à intervenir aux Etats-unis contre des américains qui s’opposeront ou seront complices de terroristes ou d’organisations anti-américaines . De tout façon il y aura des dégâts collatéraux .
D’autre part les pays industrialisés sont très facile à menacer , à détruire etc .
A mon avis pour l’Europe se sera pareil .
Nous sommes condamnés à être dans un monde de plus en plus contrôlé , policé et notre armée sera invité a sévir contre nous . On peut être trahi même par nos présidents qui sont parfois des étrangers ou ont la double nationalité ou un pays de préférence autre que celui qu’il dirige .
Le XXI éme siècle sera dur , la dictature sera partout . Cela a commencé avec les délits d’opinions etc .
Pat Robertson, télévangéliste proche d’Israël et fondateur écouté du Réseau Chrétien de la Radio, annonce à ses auditeurs états-uniens depuis la Virginie :
“Le Seigneur dit que l’économie de votre nation se remettra en cette année 2009 (…) La méthode pour y parvenir conduira à un accroissement dramatique du pouvoir gouvernemental. Le peuple adoptera le socialisme comme remède à sa douleur. Plus rien ne s’opposera à une re-structuration de l’économie par Obama dans le style New Deal des années trente (…) Ce sera le plus vaste transfert du pouvoir (constitutionnel) vers celui de Washington depuis ces années-là. Mais le peuple l’acceptera parce qu’il aura trop mal.”
Les prédictions de PR pour l’année 2008 se sont révélées exactes.
http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=85243http://www.voltairenet.org/article133472.html
C’est parti : une journaliste et écrivain connue qui ne mâche pas ses mots, vient de se faire virer de la télé (chaîne NBC). Motif : elle a osé critiquer OBAMA le bimbo, et toute sa suite.
“‘nous n’éprouvons aucune sympathie pour quiq que ce soit si hautement critique du Président Obama” a fait savoir la chaîne NBC.
Voilà ce qu’elle a dit, entre autres phrases choc :
Auteur des best sellers “Sans Dieu” et “Trahison,” le dernier livre d’Ann Coulter est appelé “Coupable : ‘Victimes’ de gauche et leur attaque sur l’ Amérique.”
“La plupart des Américains, écrit-elle, sont des gens normaux, décents, pleins de compassion. Quand ils entendent ces gémissements de gauche de gens qui se disent ‘offensés, offensés, offensés!’ ils ont tendance à essayer de réconforter l’affligé. J’aimerais qu’ils commencent à remarquer que ces lamentations sont des larmes de crocodile… Ces gens prétendent être des victimes dans le but d’avancer, attaquer et d’opprimer les autres.”
http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=84954
Lise,
Ann Coulter aime a provoquer.. Elle a eu des mots tres durs envers les Jersey Girls (9/11), que tu peux lire sur Wikipedia.
http://www.infowars.net/articles/january2009/090109Computer.htm – 29k
La veuve noire, araignee mortelle ..
Black Widow: ordinateur super espion, de mieux en mieux.
Il se pourrait très bien que Barack Hussein Obama soit encore plus “neo-con” finalement que ne l’était Mc Cain lui-même…
Donc au final on aura le néoconservatisme biblique et millénariste habituel, l’ultra-libéralisme globalisé, la russophobie. Auquel il faudra ajouter maintenant, le tiers-mondisme, la culpabilisation de l’Européen blanc, et l’idéologie du métissage d’Obama… Du propre.
Là encore tous ceux qui nous expliquaient doctement qu’il fallait mieux à la Maison Blanche, Obama que Bush en seront pour leurs frais…
@Palingenesis : qui dans nos milieux “de la droite nationale” a pu dire une niaiserie pareille?
2009, année de tous les dangers
A soixante-douze heures de l’investiture de Barack Obama on est en droit d’être interogatif sur l’éventualité d’un véritable changement dans la politique américaine.
Les nominations de généraux en retraite à des postes clés, la conception erronnée que c’est l’accroissement de l’économie de guerre qui dope le dévelopement du pays est une héresie, dans un contexte de crise financiére planétaire.
Si les USA étaient soumis aux mêmes régles que celles que le FMI impose au reste du monde ils ne pourraient continuer à vivre au dessus de leurs moyens et il n’est pas admissible que l’oncle Sam nous fasse supporter la facture pour une prétendue mission messianique qui masque la réalité d’une main mise sur les ressources de pays dont on se permet de juger de la nature des régimes politiques.
L’espérance portée par le futur occupant du bureau ovale artificielement insufflée par les médias risque de faire long feu et à une année de crise financiére pourrait hélas succéder une année d’implosion.
Soutenu par les banquiers, Obama semble n’être mis en place que pour redorer le blason US aux yeux du monde et retarder l’embrasement du peuple américain devant la crise. Il faut ne se faire aucune illusion sur le côté sage d’Obama. J’aimerai voir un jour que je me suis trompé. Sinon, je me consolerait en me disant que si les USA ont plongé dans une catastrophe, ça donnera peut être au monde le temps de respirer et de se réconcilier…
C’est évidemment un acte de désinformation manifeste probablement ourdi par le complexe arabo-musulman. Le fascisme est un phénomène avant tout européen et nullement américain. Même les anglais ne l’ont pas connu. Idem pour la majorité des pays protestants d’ailleurs. Petits Européens, sachant votre détestable passé, comment osez vous ?
“Le fascisme est un phénomène avant tout européen et nullement américain. Même les anglais ne l’ont pas connu.”
Rappellons quand même que les premiers camps de concentration furent ceux dans lesquels les britanniques mirent les boers (largement descendants de français huguenots, au passage).
Rappellons aussi que du côté complexe d’élection et messianisme ils ont eu leur heure. Viz. http://en.wikipedia.org/wiki/British_Israelism#Growth_and_spread_of_belief
Sans parler de leur impérialisme pratique, pour ainsi dire.
Rappellons enfin que la première révolution “démocratique” & régicide, et la première dictature charismatique corrélative (Cromwell) des temps moderne furent anglaises.
arbalète
Je ne sais pas s’il existe un “complexe arabo-musulman” mais il existe de fait un complexe israélo-arabe schizophrénique.
Arbalète le grand politologue des bacs à sable a encore fait mouche…
Renseignez vous sur Dudley Pelley, Yockey, et même Jack London au lieu de troller avec des âneries…
Le nouvel ordre mondial avait écrit:
“Le fascisme est un phénomène AVANT TOUT européen et nullement américain. Même les anglais ne l’ont pas connu.”
Quant à l’assimilation de Cromwell au fascisme …
(hé hé: pouvoir fort = fascisme ??? hé hé)
“Renseignez vous sur Dudley Pelley, Yockey, et même Jack London au lieu de troller avec des âneries…”
Combien d’années au pouvoir ?
Si le fait qu’il y ait des fascistes dans un pays considéré pour que l’on parle fascisme, alors pratiquement tous les pays sont fascistes ou d’ailleurs communistes.
arbalète qui a présent parce que feinté, coupe les cheveux en quatre en bottant en touche. Il ne s’agit pas là de la question de la prise du pouvoir mais de l’existence ou la non-existence de ces mouvements à une période donnée. Or de ce côté-là il a existé des mouvements de ce type aux EU, mais aussi au Royaume-Uni, que ça vous plaise ou non.
Je maintiens:
“Le fascisme est un phénomène avant tout européen et nullement américain. Même les anglais ne l’ont pas connu. Idem pour la majorité des pays protestants d’ailleurs.”
Ainsi que:
“Combien d’années au pouvoir ?
Si le fait qu’il y ait des fascistes dans un pays considéré pour que l’on parle fascisme, alors pratiquement tous les pays sont fascistes ou d’ailleurs communistes.”
Chacun jugera.
Chacun jugera sur pièces, votre ignorance politique et idéologique, indéniablement.
Dans tous les pays du monde, les militaires représentent un pouvoir.
Si les militaires sont républicains et qu’ils sont si puissants on se demande pourquoi les démocrates ont tout emporté, la présidence, le Sénat et la chambre?
Les chiffres cités par l’article sont dérisoires. 100 000 hommes de plus, rapporté à un pays plus grand que toute l’Union Européenne, c’est faible. Rapporté à la population les Américains ont moins d’hommes que les Français, les Allemands ou les Anglais.
Oui l’armée est l’élément ultime de sécurisation d’un territoire national. Le fait que les militaires et politiques américains en parlent ouvertement montrent qu’ils sont moins dégénérés que les Français qui dissolvent leurs régiments en pleine crise!
Quant à stigmatiser l’amérique “capitaliste” c’est grotesque. Le capital c’est le droit de propriété qui est lui-même indissociable de la liberté de l’homme (sinon c’est un esclave).
Faut choisir son camp les gars : ou vous êtes capitaliste, libéral, individualiste; ou vous êtes esclavagiste, socialiste, collectiviste.
A priori vous avez choisi.
Quand j’écris “vous” avez choisi, je ne dis pas cela pour les commentateurs, qui ne m’ont pas choqué, mais surtout pour l’auteur de l’article et le webmestre qui l’a mis en ligne avec admiration.
On aurait pu faire exactement le même constat dans les années 50 (communisme), 60 (guerre froide), 70 (ultra gauche et black panthers), 80 (re guerre froide).
Les américains ont autre chose à faire que la révolution, juste bosser.
Dans le désordre: le patriot-act, le taser, l’absence de partis d’opposition, les écoutes téléphoniques, l’ouverture du courrier, la glorification du mythe américain, le passeport biométrique. Il manque quoi à ce pays pour devenir une dictature… rien