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Marine Le Pen confirme son intention de se présenter à la tête du FN

July 19th, 2008 · Commenter (64 Commentaires)

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Répondant à une question du journal Le Parisien à la suite de la déclaration de candidature de Bruno Gollnisch, Marine Le Pen a confirmé son intention d’être candidate en 2010 à la succession de Jean Marie Le Pen à la tête du Front national.

«Je pense pouvoir élargir notre base électorale mieux que lui. Le futur président devra être le porte-parole le plus médiatique. Il y a aussi un aspect: l’énergie, le dynamisme. Et j’ai peut-être une vision pus sociale de l’action politique” a-t-elle notamment déclaré.



Tags: General · Politique

64 responses so far ↓

  • 1 Persée // Jul 19, 2008 at 11:21

    Marine, c’est la modernité, le renouveau. En plus, ces derniers temps, elle a su tendre la main au MNR et aux Identitaires. Je pense qu’elle est capable de rassembler.

  • 2 dimitrius // Jul 20, 2008 at 12:06

    de toute façon il n’y a qu’une place et ce sera le meilleurs ou la meilleurs qui y sera ! mais, et je tiens à appuyer ce fait , je crois que l’on aura besoin de tous, le FN mais aussi les autres formations nationalistes ont bon nombre de personne de qualité qui serviront tous notre cause.
    je reconnais que Marine peut apporter un potentiel énorme.

  • 3 Nelly // Jul 20, 2008 at 12:55

    Marine est tres bien, tres plaisante, elle s’exprime avec facilite, elle a de tres bonnes idees et c’est la fille de Jean Marie Le Pen, alors vive Marine ! La France a besoin de vous!

  • 4 Thor // Jul 20, 2008 at 6:56

    De toutes façons, qui a dit que Le Pen entendait s’en aller en 2010. Tout cela est hâtif et va énerver le vieux chef… Beaucoup maintenant pensent que JMLP souhaite être candidat pour 2012…

  • 5 Robert 33 // Jul 20, 2008 at 9:13

    Malgrè les qualités indéniables de Bruno Gollnisch, je pense que Marine a beaucoup plus d’atouts pour rassembler et réussir à porter les couleurs de la droite nationale.
    Le combat sera long.
    En 2010 Bruno Gollnisch aura 60 ans et ,malheureusement, une santé déjà bien fragile.

    Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d’avoir un porte drapeau affaibli et ephèmère.

  • 6 Thor // Jul 20, 2008 at 11:05

    et c’est la fille de Jean Marie Le Pen

    En voilà un “argument” valable… La politique, ce n’est pas une question d’héritage mais de talent, et celui de Marine Le Pen n’est absolument pas démontré. Par ailleurs, comme je l’ai dit, rien ne permet d’affirmer que Le Pen est prêt à aller à la retraite en 2010… compte tenu aussi du fait que père et fille ne sont plus en très bons termes d’un point de vue politique (d’où la volonté de JMLP d’accroître la diabolisation dont il est victime avec le détail IV, Soral, Dieudonné… etc).

    Y aura t’il encore des députés européens FN en 2009 ? Y aura t’il un groupe au parlement européen ? (non, car il faut maintenant 25 députés de sept pays différents) Y aura-t’il encore en 2010 des conseillers régionaux FN ? (probablement peu voire pas du tout)

    Il me paraît évident que vous prenez vos désirs pour des réalités…

  • 7 Slavophilia // Jul 20, 2008 at 12:03

    Le FN ne sert a rien, quelque soit le chef.

  • 8 dimitrius // Jul 20, 2008 at 12:52

    oui Slavophilia ! en fait seuls le PS et l’ump servent ! tu as raison il faut voter utile et boycoter les partis “hors systême” !

    sérieusement le FN sert au moins à pouvoir voter aux élections et il permet de diminuer la frustration générale ! c’est déjà ça

    Sinon pour Thor crois tu vraiment que JMPL se paiera le luxe de se ridiculiser encore en 2012 ????? à 83 ans ?? je n’y crois pas une seule seconde ! l’avenir nous départagera

  • 9 Nelly // Jul 20, 2008 at 1:07

    Thor,
    Quand je disais:”C’est la fille de J.M. Le Pen, je voulais dire qu’elle a herite de son pere son esprit combatif, la facilite de s’exprimer et certaines de ses idees.( elle a appris qu’il y a des sujets tabous). Elle est jeune, elle a meme du charme.. et pourquoi n’aurait-elle pas le talent? Il n’y a personne qui ne trouve grace a vos yeux Thor, vous etes un defaitiste!

  • 10 Slavophilia // Jul 20, 2008 at 2:08

    Le jeu des urnes ne sert a rien.

    Prendre le pouvoir pour faire quoi concretement ?

  • 11 Sébastien // Jul 20, 2008 at 2:19

    Je pense au contraire qu’elle a les qualités de son père sans en avoir les défauts.

  • 12 Romain Vincent // Jul 20, 2008 at 2:42

    Slavophilia,

    Tu as raison, le mieux pour nous est de nous suicider.
    A t’entendre, plus rien n’est possible, nous allons mourir, disparaitre et toute tentative d’inverser les choses est vouée à l’échec. Il ne faut surtout rien faire mais disparaitre.

    Tu nous demandes d’être en extase devant la Russie et lorsque des nationalistes cherchent à se rapprocher d’elle, tu interviens en disant qu’il ne devrait pas y avoir de rapprochement entre la Russie et l’Occident.

    Concrètement que cherches-tu en venant sur ce site? faire partager ton défaitisme à ceux qui ont l’espoir de s’organiser?

    Peut-être perdrons nous en effet, mais après, doit-on crever sans tenter quoi que ce soit?
    Permet moi d’en douter.

  • 13 Romain Vincent // Jul 20, 2008 at 3:14

    “Prendre le pouvoir pour faire quoi concretement ?”

    1-Quitter la zone Euro afin de ne plus vivre sous curatelle et dépendre des critères de convergences imposés par Bruxelles.
    2-Restaurer la prééminence du droit national sur le droit européen, ce qui nous donnera toute la latitude nécessaire à l’application de notre programme.
    3-Couper les pompes aspirantes favorisant l’immigration (RMI, Assedic, sécurité sociale, allocations familiales etc. en les réservant aux nationaux et européens)
    4-Abroger le droit du sol et restaurer le droit du sang
    5-Abroger toutes les mesures favorisant la discrimination positive, ce que le système appel pompeusement “égalité des chances”
    6-Instaurer la préférence nationale et européenne dans les domaines de l’emploi et du logement
    7-Mise en place de procédure de rapatriement plus musclée comme c’est déjà le cas dans certains pays.

    Sur le plan international:

    8-Quitter l’OTAN
    9-Rapatrier nos troupes engagées dans les différentes missions onusiennes ou sous égide américaine: Liban, Afghanistan, Kosovo, Bosnie
    10-Favoriser un rapprochement avec la Russie, le Vénézuela, l’Iran, afin de diversifier nos sources d’approvisionnement en matières énergétiques

    Etc, etc, etc…

    Je t’assure, il nous reste quelques idées, après il sera toujours temps de se suicider.

  • 14 alice // Jul 20, 2008 at 3:30

    Slavophilia
    La résistance est très très utile, ne serait-ce que pour garder l’honneur et savoir qu’on n’est pas tout seul à penser autrement.
    Elle apporte aussi bien des satisfactions. La tête des umps au soir d’un certain 21 avril ! Le ridicule des manifestations de lycéens ! On se sent si bien quand on les voit. Rien que pour ça, votons !

  • 15 Nelly // Jul 20, 2008 at 3:36

    Bravo Romain!
    Que chacun en prenne de la graine. Il faut relever la tete et continuer de lutter, en prenant exemple sur la Russie, mais en ne comptant que sur nous. La France ne doit pas mourir par la faute d’un mauvais gouvernement. Il faut que les Francais realisent qu’ils ont ete bernes et qu’a la prochaine occasion ils fassent le menage et donnent un bon coup de balai. Il faut aussi renouer les relations avec des pays qui ne nous sont pas hostiles, malgre une opposition feroce. Le suicide c’est le defaitisme, la France merite mieux. “Aux armes citoyens!”

  • 16 Slavophilia // Jul 20, 2008 at 4:24

    Il y a des moyens de resister en occident en dehors des structures publiques comme le Front, qui n’a jamais mene a rien depuis 30 annees.

    L’incompetence du front a ete prouvee par les faits : il n’y a qu’a voir le resultat que ca a donne quand le front a dirige 4 villes dans le sud-est : un fiasco total.

    Il faut etre un minimum serieux : quand on n’a pas su diriger une poignee de villes, comment peut-on croire que le meme parti redressera le peuple francais tout entier ?

    Ce n’est pas un changement de gouvernement qui changera les choses : la decadence est bien plus profonde.

    Tu m’as mal compris : je n’ai jamais decourage les personnes nationalistes a se rapprocher de la Russie ou de l’Ukraine, bien au contraire. J’incite chaque nationaliste a le faire, que ce soit pour fuir son quartier colonise, faire un simple voyage de decouverte, trouver une femme pour fonder un foyer, ou carrement emigrer. J’ai toujours incite au rapprochement dans ce sens la.

    Par contre tout rapprochement politique ou geopolitique avec des pays d’Europe de l’ouest ne fera que contaminer la Russie.

    Pour faire la difference entre ces 2 niveaux, il faut savoir de quel type de rapprochement on parle. Et ne pas les confondre.

  • 17 Romain Vincent // Jul 20, 2008 at 4:39

    Ton exemple sur les difficultés de gestion des quatre villes serait pertinent s’il n’y avait pas le cas de la ville d’Orange.

    Alors, bien que des conflits de personnes opposent aujourd’hui l’actuel maire de la ville au président du FN, il semble qu’une gestion de type nationaliste, avec un programme adapté à l’échelon local ne déplaise nullement aux électeurs de la commune.

    Jacques Bompard a été réélu pour un troisième mandat. Par conséquent ça marche.

    Pour ce qui est de la décadence en France, tu as raison, les causes sont profondes mais c’est par l’action conjugué sur la jeunesse et l’acquisition d’outil plus efficace que nous pourrons changer de direction. Et pour cela nous devons nous implanter, prendre le contrôle d’autres villes, voir de régions et pourquoi pas… Mais avant d’en arriver là nous devons organiser la résistance, fonctionner en réseau. Investir tous les terrains, à la fois associatifs et électoraux.

    Maintenant concernant le FN, ce n’est pas parce qu’un homme a été déçu par un premier mariage raté qu’il doit rester célibataire toute sa vie.
    Apprenons à travailler ensemble, reconstruisons, changeons de direction et tournons nous vers l’avenir!

  • 18 Thor // Jul 20, 2008 at 4:49

    Sinon pour Thor crois tu vraiment que JMPL se paiera le luxe de se ridiculiser encore en 2012

    Il s’en fout, franchement; sa candidature a toujours été de témoignage. Par contre il n’est pas dit que sans conseillers régionaux, à 84 ans, il obtienne les signatures. Cela finirait alors comme en 1981, boucle bouclée. Honnêtement, je pense qu’aujourd’hui Le Pen veut tuer le parti avec lui, qu’il a horreur de l’idée même de retraite, et qu’à moins d’un grave problème de santé, il refusera de quitter la direction. Par ailleurs, il a dit hier après la candidature de Gollnisch que le congrès pourrait aussi bien avoir lieu en 2011… et que donc la décision de BG était prématurée. Souvenez vous qu’il dit souvent qu’avec l’allongement de l’espérance de vie, il ne voit pas pourquoi l’âge devrait être un problème.

    Ceci étant dit, le problème ne se limite pas à une question de personnes, mais avant tout à une question de discours et d’idéologie. En ce domaine, malgré leurs différences, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch sont selon moi complètement à côté de la plaque, notamment sur l’Europe et sur la question migratoire…

  • 19 Thor // Jul 20, 2008 at 4:59

    @ Romain Vincent

    Désolé mais ton programme ne m’a pas convaincu… et voilà pourquoi…

    1-Quitter la zone Euro afin de ne plus vivre sous curatelle et dépendre des critères de convergences imposés par Bruxelles.

    Retour donc à un franc mais avec la valeur de l’€. Il est bien clair que ce ne serait pas en fait un retour en arrière… il ne faut pas tromper les gens sur ça, le “néo-franc” ce ne serait pas 1 € = 6,56FF mais 1 € = ??? Nouveaux Francs… Je ne te dis pas la crise économique et monétaire énorme qu’on prendrait. Renseigne toi auprès d’économistes spécialistes pour connaître les conséquences désastreuses pour l’économie de cette politique. Les pays d’Europe qui n’ont pas l’€ ne vivent p-ê pas si mal mais une chose est de ne pas choisir l’€ une autre d’y renoncer…

    2-Restaurer la prééminence du droit national sur le droit européen

    Faux encore, car c’est le droit constitutionnel bien français qui vous empêche d’agir et pas du tout le droit communautaire, qui n’a pas de pouvoirs en ce sens. Le Sénat, il est bien français, et il vous bloquera pour toujours, au cas où par je ne sais quel miracle vous gagneriez présidentielles et législatives. Le cadre français est verrouillé. Quel intérêt alors de revenir à un droit national qui fait que vous n’avez aucun député, alors que vous en avez sept au parlement européen en revanche ?

    ce qui nous donnera toute la latitude nécessaire à l’application de notre programme

    En 1905, cela aurait pu marcher… pas au XXIème siècle. Même sans droit communautaire, vous prendriez un boycott économique terrible qui vous mettrait à genoux dans les 48 heures…

    3-Couper les pompes aspirantes favorisant l’immigration

    Instauration de l’exclusivité européenne, pour le travail comme pour toutes les aides familiales et économiques.

    4-Abroger le droit du sol et restaurer le droit du sang

    C’est trop tard, cela ne réglerait en rien les millions de naturalisés et certains allogènes ont même la nationalité française par “droit du sang”… Nationalité européenne fondée sur le droit du sang intégral avec date d’application “rétroactive” (c’est plus compliqué que la rétroactivité, car cette nationalité résulterait d’une tabula rasa juridique).

    6-Instaurer la préférence nationale et européenne dans les domaines de l’emploi et du logement

    Non. Instaurer l’exclusivité européenne et pas la préférence. En clair, pas de citoyenneté = pas d’emploi ! Il n’y a pas à donner du travail en priorité aux citoyens mais à ne pas en donner aux non-citoyens tout simplement. Comme dans la fonction publique, la citoyenneté devrait être indispensable.

    7-Mise en place de procédure de rapatriement plus musclée comme c’est déjà le cas dans certains pays.

    Pourquoi pas, oui, mais ce sera bien insuffisant.

    Sur le plan international:

    8-Quitter l’OTAN

    Ok.

    9-Rapatrier nos troupes engagées dans les différentes missions onusiennes ou sous égide américaine

    Ok.

    10-Favoriser un rapprochement avec la Russie, le Vénézuela, l’Iran

    La Russie oui et elle nous suffit bien. Pas de rapprochement avec les fous (encensés par le NR fous) en revanche (Chavez, Ahmadenijad… etc).

  • 20 Thor // Jul 20, 2008 at 5:02

    @ Romain (encore)

    Sur Bompard & co… quand il aura pris sa carte à l’UMP, comme l’a fait auparavant son collègue Simonpierri, tu changeras d’avis ? Déjà qu’il est maintenant au MPF…

    Sérieusement, la méthode “Bompard” va sauver l’Europe ? Le localisme, qui fait bander les Identitaires, c’est bien gentil, mais cela ne résout que ce que le maire peut faire. Bompard peut bien faire ce qu’il peut, il gère la décadence dans sa ville. Peut-il favoriser les “de souche” ? Non, il ne le peut pas. Peut-il empêcher des allogènes de s’installer ? Non, il ne le peut pas. En quoi donc qu’il soit maire change quoi que ce soit ? Et il n’a pas du tout réussi à être élu député… loin de là.

  • 21 Slavophilia // Jul 20, 2008 at 6:33

    …mais a Orange il n’a pas ete reelu sous l’etiquette Front.

    Alors meme s’il a bien gere la mairie, mais que pour etre reelu il a du fuir le Parti : franchement ca sert a quoi ?

    On touche la au fond du probleme : en democratie tu remets regulierement ton mandat en jeu.

    Tu peux eventuellement gagner une fois, mais si tu restes sur les memes convictions dans le meme Parti, alors tu es diabolise par les medias et tu finis inevitablement par perdre le scrutin suivant.

    Pour etre reelu, tu as donc le choix entre la trahison des idees ou la fuite en dehors du Parti, ce qui revient au meme.

    Et c’est le probleme INSOLUBLE devant lequel les opposants au Systeme se heurtent dans la dite democratie occidentale.

  • 22 pierrelermite // Jul 21, 2008 at 12:07

    Se rapprocher de la Russie, oui certainement, Slavo. Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas fuir et émigrer : si tous les identitaires convaincus le font, il ne restera plus personne pàuor esayer de renverser la vapeur en Europe Occidentale.
    Il faudrait donc plutôt que ce soit la Russie qui nous tende la main… mais sans se compromettre sur un plan politique ou géopolitique, pour ne pas risquer cette “contamination” dont tu parles. Ca ressemble à une quadrature du cercle; mais en cherchant,bien, on finira peut-être par tropuver un moyen. Il le faudrait!…

  • 23 Romain Vincent // Jul 21, 2008 at 9:33

    @Slavophilia,

    Concernant le maire d’Orange, c’est en substance ce que je t’ai dit dans le poste précédent. Effectivement Jacques Bompard n’est plus membre du FN mais pour des incompatibilités avec Le Pen, nullement pour des considérations idéologiques. En revanche, il n’a rien trahi du tout. La preuve, si tu regardes le poste précédent concernant l’Université d’été d’”Esprit Public”, tu te rendras compte que les participants sont membres de notre famille de pensée.

    Quand au programme local il satisfait amplement les habitants de la commune.
    Il suffit de se pencher sur le sort de la mosquée de la ville qui a été déplacée du centre-ville vers la périphérie.

  • 24 Romain Vincent // Jul 21, 2008 at 10:19

    @Thor,

    Concernant encore Jacques Bompard. Il n’est plus membre du Front National car il y a eu opposition entre lui et Le Pen sur un point stratégique important. Ce point avait déjà provoqué la scission du FN en 1998:

    Le mouvement national doit-il être un parti politique ou un comité de soutien présidentiel?

    Bompard, Marie-France Stirbois, et avant eux en 98, Mégret, Le Gallou, Blot etc. souhaitaient faire de ce mouvement un véritable parti politique, articulé autour de candidats implantés localement, de militants formés travaillant l’ensemble du territoire national, la création de syndicats nationaux, la promotion d’une contre presse nationaliste, le développement de réseaux associatifs, et une véritable coopération avec nos partenaires européens.

    Le Pen, quant à lui, préférait faire du Front un comité de soutien à un candidat dans la perspective des présidentielles. Un peu à la manière Tixier Vignancourt.

    Soit donc indulgent avec Bompard. La libération de l’Europe passe à la fois par un combat local, national et européen.

  • 25 Thor // Jul 21, 2008 at 11:36

    Analyse lucide de ta part, cher Romain. J’aimerais aussi que tu me répondes sur le débat sur les points que tu as indiqués comme nécessaires. Il est important avant tout programme de faire une étude de faisabilité et d’impact, et aussi mettre en avant une véritable évaluation régulière des échecs et réussites.

    Je pense qu’une grosse erreur en politique c’est de ne pas appliquer les principes du management… avec le triple axe pertinence entre objectifs et moyens, efficience entre moyens et résultats et efficacité entre objectifs et résultats. A l’issue de cela, évaluation précise des moyens mis en oeuvre, des objectifs réalisés et analyse des résultats. Ensuite, conséquences… changement de dirigeant, optimisation des moyens, mutualisation… etc

  • 26 Romain Vincent // Jul 21, 2008 at 12:27

    @Thor,

    “Je pense qu’une grosse erreur en politique c’est de ne pas appliquer les principes du management… avec le triple axe pertinence entre objectifs et moyens, efficience entre moyens et résultats et efficacité entre objectifs et résultats.”

    Tout à fait d’accord avec toi sur ce point.
    Raison pour laquelle je pense qu’il faut d’abord et avant tout rassembler les nôtres et non plus être engagés dans une logique d’exclusion ou d’oukases.

    Il y a des gens de valeurs au MNR, à la NDP, au FN, chez les identitaires et d’autres perdus dans la nature.

    Nous devons rechercher la formule qui permettra à chacun de trouver sa place en fonction de ses compétences et de son degré de motivation.

    Faire ça c’est déjà commencer à “optimiser les moyens”.

    Par ailleurs, nous avons besoin d’un leader jeune (ce que recherche apparemment les électeurs), plutôt une femme (une femme sait rassurer, sourire, et en plus tous nos succès sont venus d’elles: Yann Piat, Marie-France Stirbois pour ne citer qu’elles).
    Quelqu’un sachant communiquer et ne tombant pas dans les travers de la provocation.
    Une personne ayant la volonté de prendre le Pouvoir, donc quelqu’un de dynamique.

  • 27 Romain Vincent // Jul 21, 2008 at 1:27

    Concernant les points du programme précité, rassure toi, il ne s’agit nullement d’un dogme mais de piste de réflexion.

    Je sais que tu es plutôt européiste et que le souverainisme te parait être un combat d’arrière garde. Je sais aussi que ton souhait, plutôt ambitieux, est de nous voir opérer une offensive en direction des institutions européennes.

    Mais malheureusement, plus nous assistons à un transfert de pouvoir à des niveaux de compétences qui nous dépassent moins nous avons de chance de garantir la survie de notre identité.

    Le bipartisme (en fait les deux faces de l’idéologie mondialiste) s’est imposé de façon naturelle au Parlement Européen, les membres de la Commission sont nommés par les gouvernants de l’Europe qui, eux-mêmes sont engagés dans un processus mondialiste.
    Et la véritable politique européenne dépend des phases d’ajustement de la BCE.

    Concrètement, on commence par quoi pour contrôler ce machin?
    Nous éprouvons déjà tellement de difficultés à rassembler les nôtres dans notre propre pays, ne trouves-tu pas plus improbable la création d’un pôle de rassemblement identitaire à l’échelon européen?

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas essayer, mais je crois, à l’instar de Carl Schmitt, au “cas d’urgence”.

    Pour prendre une image: Lorsque tu te fais mordre par un serpent, il va de soit que ta place à l’hôpital représente une véritable aubaine et améliore tes chances de survie, mais voila tu te trouves en plein désert avec une trousse de secours.
    Tu es bien sur en droit de jeter cette trousse en te disant qu’il y a mieux à l’horizon. Mais franchement es-tu prêt à prendre un tel risque?

  • 28 Thor // Jul 21, 2008 at 2:26

    Ce n’est pas seulement une affaire d’arrière-garde, cher Romain, c’est simplement, tout simplement, que ce n’est pas possible, qu’il y a des verroux institutionnels qu’on ne peut détruire. Alors qu’au niveau européen le jeu est beaucoup plus ouvert.

    L’urgence absolue, ce n’est pas la situation actuelle. Donc il ne faut pas foncer tête baissée comme un taureau qui voit un drap rouge devant lui. Nous avons encore un peu de temps pour réfléchir et pour proposer une vraie solution d’envergure, à la hauteur réelle des menaces.

    Je suis prêt à discuter plus amplement avec toi sur ces points, pour peu que tu me donnes un numéro de téléphone où je peux te joindre !

    Il va de soi que la BCE pourrait parfaitement être soumise au pouvoir politique si les vrais européanistes arrivés au pouvoir le désiraient. Il faut un Etat européen, cela est clair, et c’est de là que tout découlera naturellement.

    Le fait est que si mon projet est difficile, très difficile, ce que tu proposes n’est pour une partie pas possible du tout, qu’on le déplore ou pas. Il faut en être conscient et c’est pourquoi il y a des européanistes de coeur mais il doit y avoir aussi des européanistes de raison !

  • 29 Thor // Jul 21, 2008 at 2:31

    PS: je ne crois pas aux vertus des femmes en politique. Même les plus éminentes de l’histoire échouèrent assez naturellement (Cléopatre, Zénobie… etc). Il faut des femmes dans le bon combat bien sûr, ne serait-ce qu’à cause de la parité, et parce qu’on a besoin du vote de tous les Européen-ne-s, mais pas en haut. Nous avons besoin d’un nouveau joueur de flûte, un nouveau tambour, pour rameuter les “troupes”, pour sonner du cor et rassembler… un chef humble, qui sait être critique sur lui-même, qui associe pensée et rhétorique, théorie et praxis, et à la tête d’une pépinière de chefs. Un chef donc qui n’a pas peur qu’un autre chef le remplace s’il n’est plus l’homme de la situation.

    Marine Le Pen n’est ni un penseur ni un rhéteur, et encore moins les deux. Elle a bien quelques qualités en communication, et ne présente pas si mal, mais ne défend pas les bonnes idées, pas le bon projet, et n’asseoie pas son discours sur une pensée structurée et forte.

    En ce sens, un Sicard avait parfaitement défini ce dont l’Europe a besoin. Le mélange du rhéteur et du penseur, tu sais très bien que ce n’est pas et ne sera jamais Marine Le Pen, qui par certains côtés me rappelle Ségolène Royal en un peu meilleur.

    Actuellement, nous sommes en 1919 et si un leader né est apparu, il n’est alors que très marginal.

  • 30 Thor // Jul 21, 2008 at 2:32

    Réfléchis, cher Romain, au fait que nous ne nous en sortirons que par une table rase institutionnelle et juridique, et pas autrement. Détails au téléphone si souhaité.

  • 31 Romain Vincent // Jul 21, 2008 at 3:29

    @Thor,

    Envoi moi une adresse mail valide et je t’envoi mon téléphone.

  • 32 Gaulois // Jul 21, 2008 at 6:06

    Jean-Marie en 2012 à donfffffffff!
    Avec lui au moins on rigole…

  • 33 // Jul 22, 2008 at 1:27

    On ne fait pas de la politique pour rigoler mais pour prendre le pouvoir.

    Que ceux qui ont envie de se faire plaisir se reprennent et fasse preuve de davantage de maturité politique.

    Notre victoire est urgente et vitale.
    Nous n’avons pas droit de perdre!

  • 34 alice // Jul 22, 2008 at 10:04

    thor,
    marine n’est pas ségolène ! l’honnêteté, la spontanéité de marine et l’arrivisme de ségolène; la voix bien affirmée de marine et les cancanements de ségolène; les cadeaux d’enfant gâtée de ségolène et les persécutions contre marine et sa famille de pensée; les mensonges et comédies de ségolène, vingt fois répétés; et les vérités en cinq secondes de temps de parole de marine !

  • 35 alice // Jul 22, 2008 at 10:16

    thor, excusez-moi pour les majuscules, j’ai un bug.
    catherine de russie, blanche de castille, sainte geneviève… chacune d’entre elles vaut deux millions de sarkozy, lénine, pol pot.
    mais en temps de guerre, c’est peut-être mieux un homme effectivement, quoique… jeanne d’arc…
    un héros, c’est ce qu’il faut, peut-être même une héroïne. quelqu’un prêt à se sacrifier pour le bien commun.
    en ce moment c’est une simone qui gouverne la france, prête à sacrifier le pays preque entier; et là, thor n’a pas tort.

  • 36 Nelly // Jul 22, 2008 at 1:02

    Alice,
    Tu sais bien que Thor ne croit ni en Ste Genevieve, ni en Jeanne d’Arc,ni meme en la Grande Catherine, mais sans doute Margaret Thatcher, ou mieux encore Gold Meir trouveront grace a ses yeux?

  • 37 Thor // Jul 22, 2008 at 6:16

    Pas vraiment…

  • 38 Nelly // Jul 22, 2008 at 10:31

    Thor.
    Cest sur pour Golda Meir?

  • 39 Thor // Jul 23, 2008 at 12:47

    D’une manière générale, je n’aime pas les femmes en politique, et en ce sens “beaucoup d’hommes sont femmes” d’ailleurs. Sans aucune misogynie d’ailleurs, je leur reconnais de nombreuses compétences mais en politique, franchement, je n’achète pas. C’est toujours des “filles de”, des “veuves de”, des “épouses de” et des “maîtresses de” et aucune vraiment ne domine par son seul talent.

  • 40 Misanthrope modéré // Jul 23, 2008 at 1:46

    >>> je ne crois pas aux vertus des femmes en politique. Même les plus éminentes de l’histoire échouèrent assez naturellement (Cléopatre, Zénobie… etc).

    >>> Nous avons besoin d’un nouveau joueur de flûte, un nouveau tambour, pour rameuter les “troupes”, pour sonner du cor et rassembler… un chef humble, qui sait être critique sur lui-même

    ++++++

    Pour unifier l’Europe, il faudrait aussi un chef qui soit originaire d’un “petit” pays comme le Luxembourg, le Portugal voire les Pays-Bas.

    Mais pas originaire d’un “grand” pays (par exemple la France). Ce serait facteur de divisions : même avec les meilleures intentions, ce chef serait toujours soupçonné d’avoir de l’Europe une vision trop influencée par son pays, donc favorable, consciemment ou non, à ce dernier.

    Hmmmm, stratégiquement trop risqué, à mon avis…

    :-)

    Cordialement.

  • 41 Nelly // Jul 23, 2008 at 1:48

    Ca y est! J’ai trouve! Angela Merkel!

  • 42 Thor // Jul 23, 2008 at 7:19

    @Nelly

    Pas vraiment. Les chèvres en politique, ce n’est pas ma tasse de thé.


    @ Misanthrope

    Mais pas originaire d’un “grand” pays

    Je pense juste qu’il faut qu’il soit un vrai européen, c’est à dire qu’il fasse l’effort de s’extraire de son cadre national, qu’il soit un observateur avisé des autres Européens, afin de proposer un discours audible par le plus grand nombre. Mais il est vrai que j’ai déjà réfléchi à ton argument, mais je n’y vois pas un blocage par principe. Et de toutes façons, avec un parti européen, il y aurait des représentants de ce parti de toute l’Europe. Le coordateur général de ce combat politique ne serait pas le seul individu.

  • 43 Misanthrope modéré // Jul 24, 2008 at 1:52

    @Thor

    Bah, je vous taquinais… (vous avez été assez humble pour délibérer intérieurement de cet argument avant de l’écarter :-D )

    S’il fallait parler un peu plus sérieusement de votre stratégie, il y a une chose que je ne comprends pas bien.

    Bon, je comprends vos critiques sur “l’extrême-droite” en général et Le Pen en particulier.

    “L’extrême-droite” se base sur une légitimité catholique de la nation (que ce soit doctrinalement sincère, ou de la manière plus instrumentale d’un Maurras), et sur les nostalgies et références qui vont avec (dont n’a rien à faire l’électorat du FN, surtout préoccupé par la question migratoire).

    Comme, indépendamment de ces considérations doctrinales, vous n’estimez guère Le Pen en tant que personne, je n’ai aucun mal à comprendre ce qui, de votre point de vue, vous incite à recommander au “milieu” de s’affranchir de certaines fidélités.

    Voilà pour le FN.

  • 44 Misanthrope modéré // Jul 24, 2008 at 1:53

    Maintenant, je ne vois pas trop, dans cette même logique, ce qui vous convainc de snober les identitaires, par exemple.

    Géopolitiquement, ils sont sur une ligne franchement très voisine de la vôtre.

    Qu’est-ce qui, chez eux, diverge de vos idées ?

    > Ils mettent moins l’accent sur l’unité du continent européen, et plus sur l’action au plan local. C’est surtout parce qu’ils ne discernent pas de perspective de changement radical à moyen/court terme. Ils font donc dans l’associatif, le local et la “métapolitique”.

    Bon, ça n’est pas très ambitieux, mais c’est dû davantage à une analyse plus pessimiste que la vôtre qu’à un désaccord de fond. Les identitaires ne sont pas souverainistes et ont même inspiré des mouvement “frères” dans d’autres pays européens, je crois. je suis sûr que lorsque vous leur vantez les mérites de votre projet d’unification politique du continent, ils n’émettent aucune objection de principe (et seulement, sans doute, un certain scepticisme quant à l’existence de moyens pour atteindre cet objectif).

    > ils ne se réclament pas du “socialisme” ou de “la gauche”.

    Mmmmmouais bon… Allons allons Thor. Arrêtons-nous donc un peu sur ce point.

    Pourquoi vous réclamer de “la gauche” ?

    - Pour des raisons tactiques. Parce que “la gauche” est le nom de ce qui conteste le système, parce que ça a une connotation positive. Il faut donc tactiquement “passer par la gauche”.

    Encore faudrait-il que votre positionnement à gauche soit accepté et compris. Or, d’après les “tests” que vous avez effectués sur divers forums, avez-vous le sentiment que ce fut le cas ? Avez-vous le sentiment que ce positionnement vous a aidé, ne serait-ce qu’à vous dédiaboliser ou à dédramatiser vos propositions rémigrationnistes une fois que vos interlocuteurs en ont pris connaissance ?

    - mais peut-être vous réclamez-vous sincèrement de “la gauche” et cette étiquette est-elle pour vous non-négociable. Que signifie, authentiquement, être “à gauche” ? Pour lever toute ambigüité, j’entends bien ici “la gauche” comme synonyme de la “redistribution” ou du “socialisme” (alors qu’un Michéa défend la compatibilité - voire l’identité - entre “gauche” et “libéralisme”).

    S’il y a une chose avec laquelle vous êtes d’accord avec l’électorat de gauche classique (je ne parle pas du personnel politique), c’est que “la gauche” implique cette notion de redistribution.

    Or, que dites-vous, pour votre part ? Vous dites bien que cette redistribution n’est plus possible dans les cadres nationaux actuels. Au fond vous validez l’analyse de ceux qui pensent que nos hommes politiques “ne peuvent rien faire”. Vous acceptez donc l’idée qu’en certaines circonstances, on ne peut pas mener une politique de gauche.

    Prenons l’exemple du natio-libéral Poutine. Que devrait-il faire, d’après vous, comme politique économique ? Il ne peut pas en mener une “bonne”, puisqu’il n’existe aucune autre solution que votre projet d’unification du continent. Oui, mais ça n’est pas pour tout de suite, et en attendant, que feriez-vous, à sa place ? Si des précaires de son peuple lui demandent pourquoi il ne mène pas une politique plus sociale, il pourrait répondre : “tant que Thor n’a pas pris le pouvoir en Europe, je ne peux rien faire de vraiment efficace pour vous ; je suis obligé de me soumettre à la mondialisation”.

    Vos solutions “de gauche” sont donc subordonnées à l’existence d’un certain contexte (que vous croyez être seul en mesure de créer).

    Alors vous voyez : ça ne veut rien dire d’être “libéral” ou “redistributeur” dans l’absolu (sauf pour les idéologues purs et durs). Les natio-libéraux qui disent “on ne peut pas faire autrement” se prononcent en fonction d’un contexte. S’il existait d’autres “marges de manœuvre”, peut-être raisonneraient-ils différemment.

    ça n’a donc pas grand sens d’essentialiser le clivage libéral/redistributeur ou, si vous préférez, droite/gauche à l’intérieur du camp ethno-différentialiste.

    > enfin, peut-être snobez-vous les identitaires pour échapper à la fameuse diabolisation qui ne les épargne guère plus que Le Pen (quoi que pour des raisons différentes).

    Je vous opposerai une remarque analogue à celle sur votre positionnement “à gauche” : trouvez-vous que votre distanciation par rapport aux identitaires vous a aidé à vous dédiaboliser aux yeux de vos interlocuteurs ?

    Je comprends le bénéfice que vous escomptez d’une prise de distance vis-à-vis du FN. On peut en effet ne pas vouloir être associé à des choses dont on sait être très éloigné.

    Maintenant, franchement, je crois que vos positions ne vous permettront pas d’échapper à un certain degré de diabolisation. ça me paraît inévitable et je ne vois guère comment vous croyez pouvoir esquiver cela…

  • 45 Misanthrope modéré // Jul 24, 2008 at 1:53

    Donc je ne comprends pas bien ce que vous auriez à perdre à rechercher une forme de synergie avec les identitaires. Ils ont quand même un réseau qui pourrait un jour vous être utile.

    Qu’est-ce qui vous empêche de vous partager les rôles ? Ceux qui croient à l’action locale font selon leur idée, et celui qui pense pouvoir tenter quelque chose à l’échelle de la structure européenne actuelle joue cette carte. Je vois davantage une complémentarité qu’une concurrence ; tant que vous ne présentez pas chacun des candidats aux même élections (mais comme vous ne serez présent qu’en Lorraine au début, alors…).

  • 46 Thor // Jul 24, 2008 at 12:23

    @ Misanthrope Modéré

    Maintenant, je ne vois pas trop, dans cette même logique, ce qui vous convainc de snober les identitaires, par exemple.

    Peut-être parce que ramasser tous les “neusks” n’est pas la meilleure manière pour eux d’être pris au sérieux…

    Géopolitiquement, ils sont sur une ligne franchement très voisine de la vôtre.

    Je n’en suis pas vraiment convaincu.

    Qu’est-ce qui, chez eux, diverge de vos idées ?

    Ils ne sont pas pour une nation européenne, ils ne sont pas socialistes (au sens non marxiste du terme), ils ne sont en rien libérés de nostalgies incapacitantes et restent dans une logique spécifiquement représentative de l’ultra-droite. En clair, les subtiles différences entre les différentes chapelles de ce milieu ne permettent en rien de les considérer comme sortis. En vérité, ils ne veulent pas sortir de cette mouvance, ils en sont tributaires et à son image. Je n’ai strictement rien à voir avec l’ “extrême-droite”, ses thématiques générales, sa vision du monde. La seule question qui me “rapproche” d’eux, c’est la question migratoire, que j’entends complètement règler. Je considère que la question migratoire ne pourra être réglée que si elle est suffisamment détachée de l’ultra-droite.

    Les identitaires ne sont pas souverainistes et ont même inspiré des mouvement “frères” dans d’autres pays européens

    C’est bien ce que je dis, ils raisonnent en mouvements frères et non en un mouvement identitaire européen unifié. C’est donc une logique “d’Europe des nations”.

    Pourquoi vous réclamer de “la gauche” ?

    Parce que la gauche historique défendait, notamment au XIXème siècle, une vision extrêmement proche de celle que je défends aujourd’hui, tout simplement.

    avez-vous le sentiment que ce fut le cas ?

    Au niveau individuel, oui c’est le cas. Il va de soi que les structures de “gauche”, comme les structures d’ultra-droite d’ailleurs, me sont hostiles, puisque je les attaque sur leur terrain.

    c’est que “la gauche” implique cette notion de redistribution

    Mais cela va plus loin, c’est l’idée de l’intérêt général primant sur les intérêts particuliers, c’est l’Etat interventionniste dans l’économie, le service public (européen), et pas seulement la recherche d’une relative homogénéité sociale fondée sur le travail, le talent et le mérite.

    Il ne peut pas en mener une “bonne”, puisqu’il n’existe aucune autre solution que votre projet d’unification du continent

    Il mène la moins mauvaise politique possible dans le cadre actuel. Il ne peut pas aller au-delà. Il faut donc bâtir le cadre qui permettra d’agir.

    Vos solutions “de gauche” sont donc subordonnées à l’existence d’un certain contexte

    Bien sûr, c’est la rencontre entre une idée et une situation. C’est toujours comme ça en politique. Mais on peut oeuvrer pour hâter cette convergence.

    trouvez-vous que votre distanciation par rapport aux identitaires vous a aidé à vous dédiaboliser aux yeux de vos interlocuteurs ?

    Bien sûr.

    Maintenant, franchement, je crois que vos positions ne vous permettront pas d’échapper à un certain degré de diabolisation

    On ne peut y échapper complètement, mais au moins on peut éviter d’alimenter cette diabolisation. A un certain niveau, elle a des effets positifs, à partir du moment où son injustice est franchement criante.

    Qu’est-ce qui vous empêche de vous partager les rôles ?

    Peut-être parce qu’ils ne veulent pas, tout simplement. Ils ont leur pré carré et leur “matériel humain” et n’entendent le partager avec personne. De plus, leurs dirigeants ne sont absolument pas à la hauteur de ce que l’on serait en droit d’attendre.

  • 47 Thor // Jul 24, 2008 at 12:33

    @ Misanthrope modéré (complément)

    Si vous voulez quelques autres critiques des Ids… voilà quelques éléments:

    * leur serbophilie et leur albanophobie caricaturales et typiques des positionnements primaires de l’ultra-droite sur des questions complexes (TP, Ids…etc)
    * leur obsession à rester dans l’ultra-droite, dont Novopress témoigne, puisque une grande part des articles est consacrée aux mouvements nationaux, aux souverainistes. En clair, ils règlent leurs comptes en famille, ce qui indique bien qu’ils n’ont aucune intention de répondre avec leur milieu d’origine.
    * comme pour le MNR, leur incapacité à choisir entre l’Europe unifiée et les nations, leur va-et-vient permanent de l’un à l’autre. Là encore, ni sur Novopress ni sur leurs sites l’Europe n’est une thématique prioritaire ou dominante. Ils ne font pas non plus clairement la différence entre migrants intra-européens et migrants extra-européens.

    … etc

    En clair, mon principal reproche c’est qu’ils sont de l’ultra-droite, qu’ils se considèrent clairement comme tels (et en sont fiers), qu’ils essaient de récupérer ce que le FN fait tomber de sa besace, et qu’ils n’ont aucun intention de rompre les amarres. Sur un plan individuel, je n’interdis en rien à des ex-identitaires, comme à des ex-PS, des ex-UMP, des ex-PCF, des ex-FN, de nous rejoindre sur nos thématiques. Si la question migratoire leur est chère, ils devraient logiquement le faire.

  • 48 Misanthrope modéré // Jul 25, 2008 at 12:28

    >>> Peut-être parce que ramasser tous les “neusks” n’est pas la meilleure manière pour eux d’être pris au sérieux…

    Ah, évidemment…

    Il est vrai que j’ai des Identitaires une perception très internétique, dans laquelle cet aspect sulfureux ne me saute pas aux yeux… (je croyais que ça n’existait presque plus, moi, les Skins).
    ___________

    >>> leur serbophilie et leur albanophobie caricaturales et typiques des positionnements primaires de l’ultra-droite sur des questions complexes (TP, Ids…etc)

    Peut-être est-ce un corollaire, pas forcément justifié, de l’anti-atlantisme (qui s’articulerait opportunément ici avec l’anti-islamisme). Ne s’étant pas investis intellectuellement dans la recherche d’une subversion de la structure européenne actuelle, certains identitaires sont tentés par un transfert d’empathie vers tout “Etat voyou” qui s’opposerait aux Etats-Unis, certes, mais qui aurait en plus la qualité d’être européen (non-musulman).

    Il n’existe guère, dans cette situation, que la Serbie ou la Biélorussie (en dehors, évidemment, du pays continental qu’est la Russie, mais que sa dimension interdit de le traiter comme un voyou).

    Ce n’est pas très malin de fonder des espoirs sur des pays de ce genre, mais les choses ont vocation à se décanter dans les esprits dès lors que ces “pôles de résistance” seront défaits par “les structures euro-atlantiques”.

    Donc ce fétichisme pro-serbe, ça peut vous paraître un peu gênant, mais ça n’a pas vocation à demeurer une divergence fondamentale…
    ___________

    >>> [trouvez-vous que votre distanciation par rapport aux identitaires vous a aidé à vous dédiaboliser aux yeux de vos interlocuteurs ?] Bien sûr.

    Sans trahir de secret, pourriez-vous donner une idée des conversations qui vous ont convaincu de cela ?

    Avec quel type de gens, par exemple ?

    Des UMP ? des gens de la gauche actuelle ? (s’agissant des FN, le souci de respectabilité, ils doivent s’en foutre, par hypothèse, puisque ça ne les a déjà pas dissuadé vis-à-vis du FN…)
    __________

    >>> En clair, mon principal reproche c’est qu’ils sont de l’ultra-droite, qu’ils se considèrent clairement comme tels (et en sont fiers), qu’ils essaient de récupérer ce que le FN fait tomber de sa besace.

    Mais vous aussi, vous essayez de récupérer ce que le FN fera tomber de sa besace (vous ne vous interdisez pas de dialoguer dans des sites d’essetrême-droite), même si vous recherchez aussi des déçus de l’UMP/PS/PC. Comme vous, les identitaires espèrent recruter aussi chez les déçus des partis traditionnels…

  • 49 Misanthrope modéré // Jul 25, 2008 at 12:29

    Bon, je ne veux pas revenir sur ces problèmes point par point. Je connais évidemment la question moins en détail que vous…

    Considérons la question de façon plus générale : vous assignez les identitaires au ghetto de “l’ultra-droite”, zone très distincte du reste des forces politiques.

    Mais faut-il tracer une frontière si nette entre cette extrême/ultra-droite et “les partis respectables” ?

    Même si un tel positionnement est peu recommandé, il n’est pas séparé du reste du spectre politique par une solution de continuité absolue.

    Comment caractériser, par exemple, des partis comme celui de Blocher, comme la Ligue du Nord en Italie, comme les nationalistes flamands ?

    Ils sont dans une sorte de créneau droitard/identitaire, (peu importe le terme choisi) voisin de la vraie “extrême-droite” mais pas aussi diabolisé, même si les élites bien-pensantes ne voient pas ces “populismes” d’un très bon oeil.

    Pensez-vous qu’un mouvement comme le vôtre éviterait, lors de son ascension, une semblable “dose” de diabolisation (et là, je ne parle plus de l’extrême-drouate française, mais bien de ces autres partis européens) ?

    Je ne vois pas, dans les positions des Identitaires sur les questions fondamentales (même s’ils ne sont pas encore autant “déghettoisés”), de vraie raison qui les empêcherait de marcher dans les pas de ces “droitards” européens ; mais peu importe ; laissons tomber les Identitaires.

    A propos du créneau dont je parle, j’ai à l’esprit la considération suivante :

    Eric Zemmour analyse l’évolution politique française actuelle (mais ça ne doit pas être très différent dans le reste de l’Europe) comme une bipolarisation à l’Américaine (ce qu’il déplore).

    > Au “parti démocrate” (”la gauche”), les causes sociétales (homos, féminisme, et surtout protection des minorités), et de vagues préoccupation sociales. Mais cette clientèle, intéressée par un certain “social”, est désormais indissociable du “sans-papiérisme” et du laxisme dans la gestion des flux migratoires. Pour schématiser, cet électorat réunit des bobos parfois aisés à un lumpen-prolétariat métissé.

    > Au “parti républicain” (”la droite”), les thèmes de “la Loi et l’ordre”, un affichage moins “laxiste” sur la question migratoire, peu de préoccupations sociales, car les appareils de cette famille politique savent que les Français de souche peu aisés n’ont plus confiance dans “la gauche ” pour le social. Or, perdu pour perdu sur cette question, ces Français-là préfèrent voter pour une “droite” un peu moins ostensiblement ethno-maso et un peu plus “sécuritaire” ; ils n’auront plus le choix.

    Dans une telle évolution du paysage politique (si on accepte ce constat), conditionnée par l’évolution démographique, ne faut-il pas considérer que le secteur de la population hostile à l’immigration se trouve plutôt “à droite”, “la gauche” étant définitivement perdue pour les thèmes ethno-différentialistes ? Ces considérations et la bipolarisation ne conduisent-elles pas tout parti ethno-différentialiste à rechercher sinon des alliances, au moins un espace “à droite” ?

    En tout cas, le relatif succès des partis que j’ai cités, apporterait de l’eau au moulin de cette thèse (je me réfère bien sûr au spectre politique actuel”, en considérant droite et gauche comme des catégories formelles, de simples espaces politiques, sans me préoccuper de leur contenu ni leur associer aucun jugement de valeur…).

    Toujours à l’appui de cette thèse, n’avez-vous pas constaté une plus grande difficulté à persuader les personnes (notamment nationalistes) sensibles aux questions sociales…

    > de dissocier ces préoccupations sociales (”de gauche”) de la thématique anti-sioniste/anti-impérialiste ?

    > de rester sur une conception ethnique rigoureuse de la nationalité (même si, dans votre schéma, “la vraie gauche” est censée être plus dure que “la droite” sur ces questions…) ?

  • 50 Misanthrope modéré // Jul 25, 2008 at 12:30

    Voilà. Moi c’est l’évolution démographique actuelle de l’Europe, et son lien avec la “bipolarisation à l’américaine”, qui me rendent circonspect envers votre choix de passer par la gauche.

    (ici, je ne m’intéresse pas au clivage souverainisme/européanisme mais à la pertinence du positionnement sur l’axe droite/ gauche dans le spectre politique actuel)

    Vous disiez que votre parti pourrait très bien devoir faire une croix sur la France et ne réussir à percer que grâce aux autres pays d’Europe, tant la population française a changé.

    Mais “la gauche” n’est-elle pas autant perdue, au plan démographique, que “la France” ?

  • 51 Thor // Jul 25, 2008 at 8:46

    Je vous réponds dans la journée, cher Misanthrope, mais déjà on peut dire que si la prédiction de Zemmour devait s’accomplir, on serait foutu. Car il va de soi que ni les républicains ni les démocrates aux USA ne font quoi que ce soit pour combattre la minorisation à terme des euro-américains. Aussi ce bipartisme merdique doit être combattu et empêché à tout prix.

  • 52 alice // Jul 25, 2008 at 11:55

    Thor
    D’où vient ce terme de “neusk” ?
    Qu’est-ce qu’il signifie ?
    Ah, et entre les Serbes orthodoxes, soldats, poètes, vaillants, écrasés sous les bombes du NOM, chassés de la Krajina, persécutés par les Turcs et le communisme, résistants malheureux, et les Albanais musulmans, geignards, menteurs, dealers, proxénètes, tribaux, profiteurs, profanateurs de tombes chrétiennes et n’attaquant qu’à dix contre un, qui voulez-vous que les identitaires soutiennent ?!!! Il n’y a pas que la froide analyse dans la vie, l’amitié ça compte.
    Les identitaires ont un coeur et une tête, d’où leur amour et fidélité à NOTRE identité, proche de celle des Serbes, aux antipodes de celle des Albanais qui resteront dans l’histoire comme un peuple de larbins du New World Order.
    Le sens tragique de l’Histoire, c’est ce que vous ne captez pas, peut-être.

  • 53 Thor // Jul 25, 2008 at 4:37

    D’où vient ce terme de “neusk” ?

    “skin”

    entre les Serbes orthodoxes, soldats, poètes, vaillants, (…) et les Albanais musulmans, geignards, menteurs, dealers, proxénètes, tribaux (…) qui voulez-vous que les identitaires soutiennent

    Vous avalez la propagande serbe comme d’autres avalent la propagande albanaise. Personne ne rappelle qu’à la bataille de 1389 de Kosovo/Kosova, Albanais et Serbes combattaient… ensemble. Que l’islam est aussi fort en Albanie que le christianisme chez nous (c’est dire s’il l’est peu). Et qu’il n’y a pas de raison de dénoncer l’injustice dont les Serbes ont été victimes en passant au silence les crimes aussi dont les Bosniaques musulmans ou les Albanais ont été victimes eux aussi. En faisant ça, vous faites le jeu des mondialistes qui auront beau jeu de montrer divers charniers bien réels. Comme pendant la seconde guerre mondiale, Croates, Serbes, Albanais et Bosniaques ont tous été bourreaux et/ou victimes d’atrocités et de crimes. Il n’y a pas à défendre les uns contre les autres, mais à dénoncer ceux qui, européens, ont ignoblement assassiné d’autres européens, parce qu’ils ne parlaient pas la même langue ou n’écrivaient pas de la même écriture.

  • 54 Thor // Jul 25, 2008 at 4:54

    Sans trahir de secret, pourriez-vous donner une idée des conversations qui vous ont convaincu de cela ?

    Je constate objectivement que mon discours est quasi inattaquable, car mes connaissances historiques me permettent de remettre les éléments diabolisants dans leur contexte et ainsi de les neutraliser. Vous constaterez sur ce blog même que je ne me laisse aller à aucun fétichisme idéologique ni aucune nostalgie malodorante.

    Des UMP ? des gens de la gauche actuelle ?

    Je vous avoue qu’avec des UMP, des MD et des PS intelligents, cela passe bien. Avec le PS de base, ou avec les gauchistes, non, car rien à faire avec des libertaires. Beaucoup d’électeurs PS, je ne parle pas de militants, cependant, sont susceptibles d’accepter une partie importante du discours.

    <vous essayez de récupérer ce que le FN fera tomber de sa besace

    Pas de la même manière et selon la même logique. Récupérer quelqu’un c’est le prendre tel qu’il est, amener quelqu’un à rejoindre une autre structure d’une autre philosophie, c’est de fait le changer.

    Mais faut-il tracer une frontière si nette entre cette extrême/ultra-droite et “les partis respectables” ?

    Dans le fond peut-être pas mais dans la forme cette frontière est radicale.

    Comment caractériser, par exemple, des partis comme celui de Blocher, comme la Ligue du Nord en Italie, comme les nationalistes flamands ?

    Ce sont des mouvements de nature très variée mais qui ne suscite guère mon engouement. J’ai juste constaté que des ex-PCI et des électeurs ouvriers du Nord pouvaient maintenant voter assez massivement pour la Lega Norde à cause de l’immigration. Un PSI + l’opposition à l’immigration ferait de même, ferait mieux sans doute. En clair bâtir un néo-PS anti-libertaire et anti-immigration aurait été l’idéal.

    Pensez-vous qu’un mouvement comme le vôtre éviterait, lors de son ascension, une semblable “dose” de diabolisation

    Oui, elle éviterait une dose “semblable” mais n’éviterait pas à 100% la diabolisation, ce qui serait presque une mauvaise chose d’ailleurs, car elle a aussi des effets positifs, à petite dose. Je ne suis pas inquiet, mes adversaires feront ma publicité…

    parfois aisés à un lumpen-prolétariat métissé.

    perdu pour perdu sur cette question, ces Français-là préfèrent voter pour une “droite” un peu moins ostensiblement ethno-maso et un peu plus “sécuritaire” ; ils n’auront plus le choix

    Et ce serait alors un chemin vers la fin inévitable. Les dems américains ont abandonné les “little white persons” pour tomber dans les bras du multiculturalisme et du libertarisme. Ils ont laissé les reps récupérer cet électorat déboussolé. Quand on sait que le président démocrate Wilson était pro-encagoulés et que le président F.D Roosevelt avait avec lui des secrétaires d’état issues de cette même structure… c’est dire l’évolution.

    <i<Toujours à l’appui de cette thèse, n’avez-vous pas constaté une plus grande difficulté à persuader les personnes (notamment nationalistes) sensibles aux questions sociales…

    Non, pas vraiment, sauf la secte soralienne bien sûr…

    Mais “la gauche” n’est-elle pas autant perdue, au plan démographique, que “la France” ?

    Il faut croire que non, vues les dernières élections en France. Le PS ne reçoit pas que le vote des bobos et je sais parler pas trop mal aux syndicalistes sincères et aux vrais défenseurs de la fonction publique (pas les conservateurs merdeux du “non-changement”).

  • 55 Misanthrope modéré // Jul 25, 2008 at 11:16

    >>> Je vous avoue qu’avec des UMP, des MD et des PS intelligents, cela passe bien.

    Voilà. C’est ce qu’il m’avait semblé observer lors de vos dialogues sur les forums. Les personnes bienveillantes (ou les moins malveillantes) envers vos idées étaient plutôt à droite.

    +++++++++

    >>> Vous constaterez sur ce blog même que je ne me laisse aller à aucun fétichisme idéologique ni aucune nostalgie malodorante.

    Oui mais la notion de diabolisation n’est pas si monolithique que ça. Ce qui est diabolisant pour les uns l’est moins pour les autres : tous les “diabolisateurs” ne vous sauront pas gré de votre intransigeance envers les fameuses “nostalgies incapacitantes”.

    Exemple : regardez la réaction de Paul Moreira (un journaliste blogueur de gauche bien connu des intervenants de François Desouche) à l’affaire Val/Siné : il prend les parts de Siné (en expliquant que le doute doit quand même bénéficier à un esprit libertaire) et fait remarquer en passant qu’Askolovitch a été “indulgent” avec “les dérapages de Finkielkraut” sur l’équipe de foot black-black-black.

    Donc, en substance “n’en faisons pas des tonnes dans l’anti-anti-sémitisme, et préoccupons-nous de ce qui est vraiment grave? n’est-ce pas Askolovitch ?”

    Vous me direz : “oui mais, ça, c’est les ceusses qui sont un peu allogènes”. Entre autre, oui, mais pas forcément (je ne crois pas que Moreira le soit spécialement, par exemple, dans un cadre européen s’entend). Il ne faut donc pas sous-estimer le nombre de ces gens.

    Certaines personnes, par fidélité à leur prisme “de gauche”, investissent leur empathie sur les catégories de gens qu’elles considèrent comme “les opprimés”/”les faibles”. Elles s’autorisent certaines audaces envers les Juifs-qui-tirent-un-peu-trop-la-couverture-à-eux, parce qu’ils ne leur semblent pas (ou plus) mériter leur empathie mais elles se joindraient comme un seul homme à la levée de bouclier que susciteraient vos projets de rémigration.

    Les audaces politiquement incorrectes vis-à-vis des Juifs peuvent donc tout à fait cohabiter avec la “vigilance antiraciste” sur d’autres questions.

    Pour traduire ma perception de cela, je dirais qu’il existe en réalité deux “murs de de la diabolisation”. J’ai l’impression que vous avez bien l’un de ces murs sur votre écran radar mais pas l’autre.

    Ou alors, s’agissant de cet autre “mur”, peut-être considérez-vous qu’on ne peut pas transiger avec lui, qu’il n’y a rien à faire. Il ne s’agit même pas de ruser, de contourner l’obstacle… Si ces gens ne sont pas contents, c’est pareil, avez-vous l’air de dire.

    Cela signifie que vous aller vous réclamer de “la gauche”, que toutes les autres forces classées “à gauche” vont vous anathémiser avec horreur (vous admettez que les appareils et les militants vous sont hostiles).

    Vous répondrez : peu m’importent les appareils, je m’adresserai directement à leurs électeurs.

    D’autre part vous avez exclu toute alliance avec la droite, quoi qu’elle puisse penser (nous sommes bien d’accord ? Sinon, vous ne serez pas cohérent avec l’étiquette “de gauche” que vous revendiquez).

    Concrètement, votre formation se réclamerait de “la gauche” mais serait tenue, jusqu’au bout, par tout le reste du spectre politique comme un parti “atypique”, ni de droite (puisque vous ne le voulez pas) ni de gauche (puisqu’elle ne le veut pas).

    Votre stratégie n’est donc compréhensible que si vous envisagez de refuser les alliances jusqu’au bout, c’est bien ça ?

  • 56 alice // Jul 26, 2008 at 12:14

    Thor
    Je n’avale pas la propagande serbe, il n’y en a pas eu ! La propagande, c’était celle du NOM et de sa mégère préférée : http://www.moonbattery.com/madeleine-albright.jpg

  • 57 Misanthrope modéré // Jul 26, 2008 at 4:00

    Suite.

    J’avais préparé une réponse avant votre post 54, à propos des conséquences à tirer, selon moi, de la bipolarisation dont nous parlions. J’arrivais à la conclusion que les partisans des thèses ethno-différentialistes devraient passer par la droite.

    Bon, j’ai bien compris que vous n’envisagiez pas ce schéma.

    Au delà du choix entre droite et gauche, l’autre question posée dans ma réflexion était celle par laquelle se conclut mon précédent post : faut-il accepter, lors de certaines phases de la vie d’une formation, des alliances ?

    On peut penser qu’il est difficile pour tout parti d’accepter un statut de complet paria, de s’accommoder du cordon sanitaire mis en place par ses voisins immédiats.

    J’observais par exemple que, malgré leurs outrances, la situation de partis comme la Ligue Lombarde, l’UDC, etc. était vivable, à la place qu’ils avaient choisie : en votant pour ces formations, les électeurs savent qu’une fois qu’elles auront atteint une masse critique, elles pourront prétendre gouverner en s’alliant aux partis voisins. Les électeurs savent donc que leurs voix peuvent peser.

    Pour le FN, ça ne s’est pas passé ainsi parce que ce parti, même de droite, n’a pas tout fait pour briser l’ostracisme qu’il subissait. Cela a finalement désespéré ses électeurs.

    Certes, mais ce qu’il aurait suffi au FN pour éviter la diabolisation à droite (se dissocier des fameuses nostalgies incapacitantes), ne suffit pas forcément pour se dédiaboliser à gauche, disions-nous.

    Imaginons, Thor, que votre formation obtienne un succès croissant. Le cordon sanitaire “de gauche” à votre encontre pourrait très bien demeurer (pour les raisons évoquées dans un précédent post) tandis que la droite seule vous donnerait acte de votre “respectabilité”. La seule manière de briser l’ostracisme serait alors de vous allier avec la droite. Mais vous vous l’êtes interdit, logiquement, puisque cela invaliderait vos prétentions à incarner une gauche authentique (ne dirait-on pas que vous “tombez le masque” ?).

    Du coup, votre positionnement “à gauche” ne vous prive-t-il pas du bénéfice de votre refus des “nostalgies incapacitantes”, en vous condamnant à un autre ostracisme que celui de Le Pen ?

  • 58 Misanthrope modéré // Jul 26, 2008 at 4:01

    Voici la façon dont je comprends la bipolarisation et ses conséquences.

    il faut bien distinguer :

    > le bipartisme : on a bien deux partis se partageant le spectre politique. Il devient rare sinon impossible pour un “indépendant” ou un “électron libre” comme Pérot ou Nader de perturber sérieusement le jeu.

    > la bipolarisation droite/gauche. Il existe un certain nombre de partis politiques, supérieur à deux, peut-être cinq, six, sept, mais ils se répartissent en deux “pôles”. Tout parti doit tomber d’un côté ou de l’autre. Bayrou n’a pas voulu jouer ce jeu et ça l’a flingué.

    La bipolarisation est peut-être le stade précédent le bipartisme. Pourtant cette bipolarisation n’est pas un phénomène nouveau en France. ça fait un moment qu’on l’observe et, au fond, il s’agit peut-être d’une règle générale dans “nos démocraties occidentales”.

    Simplement, dans les années 90, on a eu l’impression que “la crise de la représentation” s’opposait de plus en plus à ce schéma bipolaire.

    On s’étonnait qu’après la chute du mur, les partis se réclamant du communisme aient encore un poids important, empêchant le parti socialiste de “se moderniser” par peur de perdre l’électorat “protestataire” à sa gauche. A l’autre extrémité du spectre politique, l’”extrême-droite”, bien que contenue, obtenait des scores de plus en plus importants. “Les grands partis de gouvernement” conservaient toujours plus difficilement leur électorat et l’on pensait que “la peur de la mondialisation” ne pouvait que réduire l’audience des <grands partis au profit des formations “extremistes” ou “populistes” : les petits partis. Dans le schéma bipolaire, on tolère que ces derniers servent d’”appoint” mais pas qu’ils passent devant les partis “sérieux”.

    Durant, les années 90, on n’aurait pas jugé impossible que les partis “populistes” fassent voler en éclat le système bipolaire classique (d’autant plus que le débat sur le construction européenne brouillait le clivage gauche droite par le clivage souverainiste/fédéraliste). En 2002, on a cru que le positionnement transversal d’un Chevènement lui permettrait de faire “turbuler le système”. C’est finalement Le Pen qui est arrivé au second tour de la présidentielle. De fait, cette configuration constitue bien un échec de la bipolarisation.

    Mais alors après, patatras !

    Le schéma bipolaire, s’il n’est pas une nouveauté, est revenu plus fort que jamais ; voilà ce que je voulais dire. Le système a paru se verrouiller.

    MAIS, pour être précis, nous n’en sommes pas encore au bipartisme. Nous subissons simplement la règle implicite de la bipolarisation selon laquelle un parti doit montrer patte “de droite” ou “de gauche”. Bayrou a bien le droit de ne vouloir être ni de l’une ni de l’autre, mais concrètement ça ne débouche sur rien. Et encore lui, son seul aspect “subversif”, c’est de contester cette règle formelle de bipolarisation, au nom d’idées empruntées aux “premiers de la classe” des deux grands partis.

    De ces observations je serais tenté de tirer les conclusions suivantes (elles valent pour la France, mais aussi pour le parlement européen, à mon sens) :

    > Un parti au contenu plus “subversif” que celui du MoDem aurait encore plus de difficultés à transgresser la forme bipolaire.

    > Un parti ethno-différentialiste, ne serait-ce qu’implicitement, devrait donc choisir entre une étiquette “de droite” ou “de gauche” ; ce qui ne veut pas dire que de telles idées doivent s’inscrire dans un grand parti “républicain” ou “démocrate” à l’Américaine. Nous n’en sommes pas encore à ce stade. Il s’agit “seulement” (et c’est déjà une contrainte considérable) d’accepter la bipartition du spectre politique (comme l’a fait même le FN, classé à l’extrême-droite). Mais peut-être n’est-ce pas suffisant : peut-être faut-il, en plus, accepter une alliance avec un des “grands partis de gouvernement”.

    > Si (comme je le conjecture) le positionnement à gauche est bouché pour les idées ethno-différentialistes, il ne reste logiquement que la droite.

    > On constate effectivement, dans le contexte européen, que de les préoccupations identitaires obtiennent quelque succès en occupant le créneau “droitard” : un espace à droite du “grand parti conservateur”, mais sans exclure une alliance avec lui (il faudrait approfondir ce point : peut-être ne faut-il accepter l’alliance qu’en certaines circonstances et à certaines conditions ?)

    > Sans doute faut-il se dépêcher d’exploiter cette configuration politique, déjà moins favorable que celle des années 90. Car elle risque d’évoluer vers le vrai bipartisme, qui, lui, verrouillerait vraiment la situation.

    Les partis du type Ligue Lombarde, UDC, Vlaams Belang sont peut-être brouillons. Peut-être ont-ils tort, notamment, de ne pas raisonner à l’échelle européenne. Mais la question est de savoir s’il peut exister, pour un parti ethno-différentialiste plus sérieux, un autre espace que celui qu’ils occupent en ce moment…

  • 59 Thor // Jul 26, 2008 at 10:05

    Vos messages demandent des réponses très élaborées, mais on peut résumer les choses ainsi… ce n’est pas au Système d’imposer les étiquettes, c’est aux structures politiques de parvenir à imposer les leurs. L’alliance à droite est incohérente et fondamentalement impossible s’il s’agit de rester fidèles à ses idées. Puisque nous savons que la droite est la principale responsable de la situation de l’Europe, et qu’elle est majoritaire dans les institutions européennes comme au parlement européen (PPE). La droite en outre domine dans beaucoup de pays européens. La “gauche” abandonne de plus en plus l’électorat blanc traditionnel, en choisissant au contraire la défense de toutes les minorités (ethniques comme sexuelles) et obtenant le soutien d’une bourgeoisie urbaine décadente. En clair, l’électorat populaire vote à droite… par défaut. Il suffirait à la gauche de redevenir elle-même pour qu’il y retourne assez naturellement. C’est ce que l’on constate même de gens du peuple votant FN puis Sarkozy et maintenant votant PS…

    L’alliance à “gauche” est impossible, l’alliance à droite est catastrophique. En somme, ce n’est pas l’alliance qu’il faut viser, mais la domination. Une gauche européaniste forte sur ses valeurs pourrait rassembler derrière elle, y compris des gens qui votent aujourd’hui PS, Modem ou UMP. L’erreur de la droite nationale a toujours été de se placer en supplétifs. Pour avoir accès à une petite part de pouvoir, elle se prostitue, comme en Italie par exemple.

    Entre faire la pute et rester droit dans ses bottes, que doit-on préférer, à ton avis ?

    Il faut rassembler sur une ligne cohérente, se réclamant clairement du socialisme et de la gauche authentique, mais en adoptant une attitude ouverte à l’égard de tous les Européens, d’où qu’ils proviennent politiquement. Cette gauche authentique doit être clairement définie, et le mieux c’est de la théoriser par un ouvrage.

    Aussi, les alliances, il ne faut pas les accepter tant qu’elles ne se font pas à notre profit. C’est la bonne stratégie. Rien n’interdit ceci dit de phagocyter pendant la phase de développement d’autres structures compatibles, mais l’alliance ne peut exister qu’après avoir atteint un certain seuil.

    Pour être plus clair, cette stratégie est “d’attaquer à gauche pour rassembler à droite”, c’est à dire d’amener à une situation où la droite n’est plus en position de force, et où elle n’a le choix qu’à soutenir l’une des deux “gauches”. La fausse “gauche” devenant de plus en plus répugnante, la droite n’aura pas d’autre choix que de soutenir la vraie gauche, qui n’incarnera pas la chienlit ni la décadence, et de se rallier à elle en position subalterne. En somme, on rassemble le maximum de socialistes authentiques, de manière à vider la fausse “gauche” de tout l’héritage socialiste qu’elle usurpe, et on rassemble le maximum de gens de notre peuple (l’européen) dans une démarche de nature révolutionnaire mais par les urnes. A un moment donné, cela amène à un système à trois… et là la droite est forcée de s’allier avec nous.

  • 60 Thor // Jul 26, 2008 at 10:34

    Pour prendre l’exemple des USA, le fort bipartisme a empêché l’émergence d’une troisième voie sérieuse mais avant tout parce que personne n’a osé la mettre en oeuvre. Les “dems” ont abandonné l’électorat petit-blanc, qui se réfugie dans le vote “rep” ou dans le vote blanc, ce qui fait que le Deep South blanc par exemple vote massivement républicains, et ce faisant, vote pour ceux qui l’affament avec leur libéralisme économique infâme.

    Un mouvement politique reprenant l’esprit authentique de feu le parti démocrate pourrait réussir à rassembler derrière lui la majorité de l’électorat “blanc”, sur un axe social+valeurs. Aux USA le créneau est alors obligatoirement le courant “social-chrétien”, seul à même de réconcilier valeurs chrétiennes (fondamentales aux USA, quoi qu’on puisse penser de mal d’elles) et protection sociale (souci de bcp de blancs votant “dem”), avec en prime la défense d’une manière générale des intérêts des Euro-américains.

  • 61 Thor // Jul 26, 2008 at 10:36

    En fait, l’erreur c’est de croire que les gens qui votent à droite sont de droite ou se sentent de droite, ce qui selon moi n’est pas le cas. L’ouvrier qui vote Le Pen ou Sarkozy n’est pas passé à droite mais il a quitté une “gauche” qui préalablement l’avait abandonnée. Le PCF meure quand il abandonne l’ouvrier français pour s’allier à une “gauche” PS pro-immigrés.

  • 62 Misanthrope modéré // Jul 26, 2008 at 8:00

    @Thor

    Vous avez en grosse partie répondu à ma question avec votre formule : “attaquer à gauche pour rassembler à droite”.
    __________

    >>> En fait, l’erreur c’est de croire que les gens qui votent à droite sont de droite ou se sentent de droite, ce qui selon moi n’est pas le cas.

    +++++++

    Si vous avez parfois plus de succès du côté droit, c’est parce que vous récupérez un électorat capté par la droite, mais qui serait normalement “de gauche” : vous récupérez finalement vos brebis .

    Je comprends votre raisonnement. Cependant, il ne me parle pas vraiment parce que j’ai fini par avoir des notions de droite et de gauche une conception purement formelle : pour moi “la gauche”, ce sont les gens qui sont placés à gauche à l’assemblée ; et “la droite” les gens placés à droite (et respectivement les personnes qui votent pour ces forces politiques).

    Au delà de ça, il existe d’excellentes réflexions sur ce que signifient “gauche” et “droite” dans leurs essences. J’aime assez Michéa, par exemple, mais son analyse n’est sans doute pas indépassable. Il existe tellement de thèses sur cette question…

    Pour revenir à des considérations purement symboliques, mais qui ont leur importance, savez-vous si l’on vous permettrait d’occuper des sièges situés à gauche dans l’hémicycle au Parlement Européen ?

  • 63 fip // Jul 27, 2008 at 1:42

    Marie le Pen c’est un rêve, 20 sur 20 partout…espérons que le rêve parvienne au coeur et à la raison des français avant le cauchemar.

  • 64 Thor // Jul 27, 2008 at 10:14

    20 sur 20 partout

    Cher Fip, pourquoi reproduire ce trait détestable chez les partisans du FN, à savoir cette absence d’esprit critique, qui est indispensable à l’action politique. On ne peut franchement pas dire, qu’on soit partisan de Marine Le Pen ou pas, qu’elle mérite 20 sur 20 partout…

    Je dirais donc qu’il faut relativiser, sinon il ne faut pas s’étonner d’être déçu.


    @ Misanthrope

    Au parlement européen, je ne sais pas comment est organisé ce dernier. Dans un premier temps, les élus seraient sans groupe et disséminés. Si un groupe voyait le jour, je crois que son positionnement serait déterminé par tirage au sort. Par exemple, je ne sais pas où le PPE, le PSE ou feu le groupe ITS sont/étaient placés dans l’hémicycle.

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