A l’occasion de la sortie du Livre Blanc sur la défense, le Président de la République a prononcé un discours qu’il présente lui-même comme fondateur de sa nouvelle politique.
Barjolet : De la repentance aux renseignements
Les commentaires les plus immédiats relèveront dans la parole élyséenne la baisse drastique des effectifs militaires, le renseignement spatial, la lutte contre les cyber-conflits ou la modernisation des équipements.
Pour l’anecdote ou le symbole, peut-être noteront-ils que le président désigne comme grand ordonnateur du renseignement, l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Bernard Barjolet. C’est lui qui, au nom de la France avait, outre méditerranée, innové en relayant le discours repentant de son maître. C’est le même Barjolet qui, peu de temps avant cette séance d’auto flagellation unique dans l’histoire, devisait sans s’affoler de la présence sur notre territoire de 350 000 Algériens en situation irrégulière*.
Pour Sarkozy, la France ne serait pas menacée d’invasion
Plus intéressant dans le discours sarkozyen est la réaffirmation du terrorisme comme menace prioritaire. La sémantique qu’il convoque pour l’occasion n’est d’ailleurs pas sans rappeler le leitmotiv de la doctrine d’agression américaine.
Très illogiquement, ce rappel sur un danger réel, potentiellement intérieur, n’a pas conduit le chef de l’Etat à décider du renforcement d’un corps comme la gendarmerie ; tout au contraire, son Livre Blanc programme son affaiblissement budgétaire et juridique et sa fusion avec la police.
Pas davantage, malheureusement, l’Etat major français ne semble se préoccuper des risques d’une politique migratoire incontrôlée et de l’abaissement irraisonné des frontières physiques du pays. Ce déni ou cette amnésie qui a fait oublier à Nicolas Sarkozy son mémorable passage sur la dalle d’Argenteuil, lui permettent de s’exclamer que « depuis quinze ans, la France n’est plus menacée d’invasion ». En réalité, notre pauvre pays qui a dépassé ce stade, est désormais en voie de colonisation.
Avec Sarkozy, le pire est toujours à venir
Mais surtout, deux aspects du discours de Nicolas Sarkozy retiennent l’attention tant ils constituent les éléments tangibles d’une « rupture » aventureuse pas toujours annoncée: certes, l’annonce officielle de la dilution de notre défense dans une Europe de la défense comme la réintégration complète de la France dans le commandement intégré de l’Otan s’inscrivent dans le cadre d’un alignement militaire annoncé par le candidat Sarkozy.
En revanche, ce qui nous avait été caché, c’est la participation française à une offensive américano-israélienne contre l’Iran à laquelle visiblement le discours de Nicolas Sarkozy veut préparer les esprits.
Dans un premier temps, le Président insiste, en effet, sur le renforcement de la présence française sur « nos zones d’intérêts stratégiques ». Très vite, on comprend que nos intérêts stratégiques se seraient déplacés de l’Afrique -notre zone d’influence traditionnelle- vers le Golfe, précisément à Abou Dabhi en face des côtes iraniennes. Et comme pour indiquer le rapport de cause à effet, le président s’empresse de déclarer dans la foulée que « la crise iranienne est la première menace qui pèse sur le monde ».
Les pièces de la partie d’échec se mettent en place. Lorsque tous les regards se focalisent sur le plus visible c’est-à-dire la carte militaire, Nico l’Américain prépare la castration militaire de la France et sa vassalisation à des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Et pendant qu’il nous invite à défendre un état d’une possible invasion d’un état allié des USA, notre pays subit -pas toujours de manière pacifique comme on le constate à Vitry le François-, la plus grande submersion démographique de son histoire.
*Lors d’un entretien avec des journalistes locaux, M. Barjolet avait avoué le chiffre de 350 000 algériens présents illégalement en France, s’empressant de préciser à ses interlocuteurs: « nous n’allons pas les renvoyer du jour au lendemain ». Le Figaro qui en sait beaucoup sur les récentes barbouzeries, le glorifie d’avoir « été ponctuellement au fait de «certaines affaires opérationnelles», dans les Balkans avec la traque des « criminels de guerre » serbes ou à Bagdad pour la libération des otages ».



3 responses so far ↓
1 Dirk // Jun 17, 2008 at 7:43
“Avec Sarkozy, le pire est toujours à venir !”
Hélas ! Sans compter l’intégration de la Turquie, grande alliée des Américains et des Israéliens, dans l’Europe.
Ce sera avant la fin de son quinquennat ! Les paris sont ouverts !
“La décadence de nos politiciens et de nos partis va si loin, qu’ils choisissent d’instinct ce qui précipite la décomposition et tend vers la catastrophe finale.” NIETZSCHE
2 alice // Jun 18, 2008 at 7:41
Voilà où aboutissent les institutions actuelles de l’UE.
Nous voilà devenus mercenaires dans une guerre usraélienne, qui compte bien devenir isreuélienne, isrorwellienne, isrorweullienne. Aïe !
4000 morts américains, un nombre incroyable de blessés très graves, des petits bébés de soldats américains qui naissent sans bras ni jambes aux USA à cause de l’uranium appauvri ou des produits chimiques…
http://www.whale.to/a/gulf32.html
Nos jeunes transformés en chair à canon, les enfants menacés dans leurs gènes même…
La gendarmerie, qui nous protégeait, diluée dans un machin multiculti.
Un futur sinistre.
Et on ne fera rien ?
La marseillaise et ses exhortations, voilà une belle occasion de la récupérer. C’est très bien que les mercenaires du foot refusent de la chanter.
3 Français // Aug 22, 2008 at 11:19
Alice quand tu parles comme ça je t’aime (enfinsi tu es une femme….).
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