Un ex-représentant américain qui avait fait remplacer dans les cafétérias du Congrès l’expression «French fries» par celle de «freedom fries» en geste d’opposition à la France est en prison pour deux ans et demi dans le cadre d’une affaire de corruption.
Le républicain Robert Ney a rejoint jeudi le centre de détention de Morgantown (Virginie occidentale), a indiqué le ministère de la Justice. Il avait été condamné en janvier à Washington à 30 mois de prison pour complot et fausses déclarations après avoir plaidé coupable dans le cadre d’un vaste scandale de corruption lié à Jack Abramoff, lobbyiste aujourd’hui incarcéré.
En mars 2003, en représailles à la position française contre la guerre en Irak, Robert Ney, élu de l’Ohio, et un collègue de la Caroline du Nord avaient fait bannir des cafétérias du Congrès l’appellation «French fries» pour les remplacer par «freedom fries» («frites de la liberté»).
Depuis l’été 2006, les restaurants du Congrès utilisent de nouveau le terme «French fries». Robert Ney a pour sa part démissionné en novembre, sous le coup des accusations pesant contre lui.


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