Wallerand de Saint-Just
Avocat à la Cour
60, rue des Vignes
75016 PARIS
Lettre ouverte à
Mesdames et Messieurs les directeurs
des principaux médias français
Paris, le 27 mars 2006
Mesdames, Messieurs,
En octobre 2004, la quasi totalité des médias français ont rendu compte à leur façon des propos tenus par mon client, Bruno Gollnisch, lors d’une conférence de presse.
Cela a été fait de façon tronquée, en sortant, en outre, un certain nombre de ces propos de leur contexte, technique bien connue.
A l’aide de ces manipulations, l’indignation de ces médias devant ces prétendus propos a été artificiellement étalée : ce sont des centaines de gros titres, d’articles, d’heures d’émissions de radio et de télévision qui ont été consacrés à traîner Bruno Gollnisch dans la boue.
Il existe en France, depuis quelque temps, des dispositions légales relatives à la protection de la présomption d’innocence : elles ont été foulées aux pieds.
Bruno Gollnisch a tenté de réagir contre ces multiples tentacules d’une pieuvre qui veut l’étouffer. Toutefois, il est presque impossible en France, aujourd’hui, de résister à une campagne de presse bien orchestrée comme celle-là. On le sait depuis l’affaire
Salengro.
Il y a plus : le vendredi 17 mars 2006, mon client a rendu publics les termes d’une ordonnance de non-lieu rendue à son profit sur la poursuite de « contestation de crimes contre l’humanité » relativement à ces propos, par un juge d’instruction lyonnais.
Il est scandaleux de constater qu’en réalité les médias français ont refusé de rendre compte de cette ordonnance de non-lieu ou qu’elle n’a été traitée qu’en quelques lignes insusceptibles de réparer le préjudice causé.
Là encore, la présomption d’innocence est méprisée.
Et je rappelle que les poursuites pénales à l’encontre de mon client (numéro 2 d’un des plus grands partis politiques français) n’ont pu véritablement prospérer que parce qu’un certain nombre de journalistes lyonnais ont parfaitement joué leur rôle de collaborateurs de la police.
Je rappelle aussi qu’en vérité, le principal responsable de l’affaire d’Outreau, c’est la presse et son pouvoir totalitaire dont l’exercice donne souvent envie de vomir.
Les médias français ne veulent pas changer de comportement.
Pourtant, ils devraient présenter leurs excuses les plus plates à Bruno Gollnisch.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les directeurs, l’expression de mes sentiments distingués.
Wallerand de Saint-Just
Avocat à la Cour


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