La Marine des États-Unis a récemment reçu l’autorisation de son gouvernement de déployer un nouveau système de sonar à haute intensité afin de détecter et de suivre les mouvements des sous-marins ennemis.
Ce système, connu sous le nom de “Système de Sonar Actif à Basse Fréquence » (en anglais : LFAS ou Surveillance Towed Array Sensor System Low Frequency Active Sonar) est conçu pour émettre des sons d’une puissance de 240 décibels dans 75% de tous les océans du monde.
Beaucoup d’autres pays développent des systèmes semblables à celui de l’OTAN.
Selon des enregistrements sonores de la US Marine, le son créé par le LFAS s’élève encore à 140 décibels à une distance de plus de 300 miles de sa source. On sait qu’un tel bruit perturbe gravement la communication et la reproduction chez les grands cétacés. Des exercices actifs de sonar de basse et moyenne fréquence ont pu être scientifiquement corrélés à des échouages et à des décès de cétacés en Mer Méditerranée et aux Bahamas.
Les autopsies effectuées sur les baleines échouées aux Bahamas montrent clairement des signes d’hémorragie liée à l’effet du sonar militaire. Les scientifiques craignent à présent que si le LFAS et d’autres systèmes de sonars actifs à haute intensité continuent à être déployés dans le monde, toutes les espèces de mammifères marins puissent en être affectées, ainsi que l’ensemble de la chaîne alimentaire marine.
Les responsables des pêcheries au Royaume Uni demandent aujourd’hui qu’une recherche soit menée sur les effets de ces essais de sonar militaire sur les réserves halieutiques, s’inquiétant notamment de la diminution du nombre de poissons dans les secteur marins où des essais ou des exercices de sonar à grande puissance ont eu lieu.
Un certain nombre d’association ont entrepris une campagne pour que l’OTAN se conforme au Droit de la Mer tel que prescrit par l’ONU et qu’il mette en route une commission destinée à évaluer, de manière globale et indépendante, l’impact réel du LFAS et des autres systèmes de sonar actifs à haute intensité sur la vie marine, ainsi que l’impact cumulé de ces exercices pratiqués par plusieurs nations équipées de cette technologie au même moment.
En raison d’échouages massifs de cétacés dans les îles Canaries lors des manœuvres navales de l’OTAN le 24 septembre 2002, tout le déploiement des sonars actifs à haute intensité devrait faire l’objet d’un moratoire complet jusqu’à ce que les résultats de l’enquête soit connus.
Un cas semblable s’est produit à Zanzibar où 700 dauphins se sont échoués en une seule fois.


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