De la fin du dollar l’avénement d’un nouvel Etat
July 26th, 2008 · Commenter (29 Commentaires)
Tags: Mondialisme · Communiqué · Economie · Europe · General · Insécurité · International · Vidéos
Tags: Mondialisme · Communiqué · Economie · Europe · General · Insécurité · International · Vidéos


29 responses so far ↓
1 Albator // Jul 26, 2008 at 10:57
@Thor,
Tu devrais regarder cette vidéo, cela calmerait tes ardeurs pro-union européenne !
2 Sébastien // Jul 26, 2008 at 11:05
La boucle est bouclée. Cette vidéo confirme ce que j’ai pu dire dans un commentaire précédent.
La mise en place de cet Etat ne plaira pas à bon nombre d’Américains, d’où la proclamation de l’état d’urgence, les camps d’internement etc…
3 WAKE UP // Jul 27, 2008 at 9:46
LA SUPREMATIE SUPRANATIONALE D’UNE ELITE D’INTELLECTUELS ET DE BANQUIERS INTERNATIONAUX EST SANS DOUTE PREFERABLE A L’AUTO DETERMINATION NATIONALE PRATIQUEES AU COURS DES SIECLES PASSES
DES NOMS…DES NOMS ?
LES MEMES CAUSES PRODUISENT LES MEMES EFFETS
IL EST TEMPS DE RELIRE LES OUVRAGES DE COSTON TOUT Y ETAIT DEJA
4 Persée // Jul 27, 2008 at 9:53
Les noms sont donnés dans la vidéo Wake Up, je ne vois pas pourquoi tu t’excites comme ça à chaque poste?
On est conscient de certaines réalités, à savoir qui s’occupe de quoi mais le prêcher de façon maladive et mono maniaque décrédibilise la pertinence du propos.
5 WAKE UP // Jul 27, 2008 at 11:28
JE SOUHAITERAIS ETRE CLAIR ET PLUS PRECIS MAIS LA CENSURE NE M’Y AUTORISANT PAS…
LA FINANCE VAGABONDE ET INTERNATIONALE
MEMES CAUSES MEMES EFFETS
6 Slavophilia // Jul 27, 2008 at 11:42
Coston …meme ou Celine
Les noms ont les connait, ca n’a rien de secret, ils sont dans la video en version integrale :
- Famille Warburg
- Famille Rothschild
- Famille Rockefeller
7 Nelly // Jul 27, 2008 at 2:34
Oui, Lou Dobbs de CNN l’a mentionne, il y a deja quelque temps… Mais il n’a jamais fait les eloges de Ron Paul, il l’a meme ignore, jusqu’a laisser croire qu’il n’etait plus dans la course. Mais il doit faire attention de ne pas perdre son job, comme c’est le cas pour certains journalistes trop hardis…
On peut tout de meme feliciter Lou Dobbs pour avoir defendu sans relache les 2 garde- frontiere: Ramos et Compean, condamnes a 11 et 12 ans de prison pour avoir tire sur un Mexicain( recidiviste) qui transportait de la drogue, en le blessant seulement. Ils sont encore en prison depuis plus d’un an.
On se demande pourquoi on continue de construire une cloture entre les US et Mexico? Il y a meme une controverse entre le Canada et Les US au sujet d’un terrain de golf qui empiete sur la frontiere. Jusqu’a present, tout se passait sans histoire, les golfeurs canadiens et americains se rencontraient en toute amitie regulierement.. A suivre.
8 alice // Jul 27, 2008 at 3:30
Nelly
Je pensais qu’on avait fini par relâcher Ramos et Compean, coupables d’avoir fait leur boulot consciencieusement, mais surtout d’avoir empiété sans le savoir sur les affaires louches d’un politicien dont le dealer mexicain semble avoir été un des “employés”. Pas mal de gens demandaient qu’ils soient relâchés dans la droite “modérée”.
L’un des deux, Ramos ou Compean, d’origine mexicaine, a été attaqué en prison physiquement et sévèrement, par des illégaux mexicains sur le territoire US, aux cris de “la migra ” ! (la police d’immigration)
Incroyable, cette histoire. nous en avons sûrement de similaires, qui ne reçoivent aucune publicité.
http://ramos-compean.blogspot.com/
9 Nelly // Jul 27, 2008 at 4:02
Alice,
Autant que je sache, ils sont toujours en prison. Le seul qui en parle c’est Lou Dobbs sur CNN et je ne l’ai pas regarde depuis quelque temps. En effet, l’un d’eux a ete battu dans sa cellule assez serieusement.
Malheureusement a la suite de cette attaque, ils l’ont change de cellule et il se retrouve isole… S’ils etaient liberes on le saurait. Il parait que c’est pour ne pas deplaire au gouvernement mexicain.
Il y a en effet quelques senateurs qui le supportent, mais Bush ne veut pas les relacher. Sombre histoire.
10 dirk // Jul 27, 2008 at 6:46
@Albator : tu devrais mieux lire Thor. Son projet n’a pas grand chose à voir avec l’ “Union européenne” qu’on connaît et subit actuellement !
11 phénix // Jul 27, 2008 at 10:26
Dirk
Le projet du PSUNE (Thor ) a le mérite de l’originalité mais sort des cerveaux d’universitaires quelque peu utopistes , des genres de Saint Simoniens relookés . Il me fait penser à Léon Blum qui expliquait Janvier 1958 que la crise du régime ne venait pas du trop de pouvoir accordé aux partis politiques mais au contraire de ce que les partis politiques n’avaient pas assez de pouvoir . Avec le PSUNE ( Thor ) il s’agit d’une “sublimation ” de l’Europe , c’est à dire d’encore plus de fédéralisme caporaliste avec à la clé une miraculeuse nationalité européenne adossée sur la doctrine de Périclès … C’est intellectuelllement un bon sujet de controverse mais celà tourne totalement le dos à la réalité politique qui fait qu’à travers toute l’Europe seules les forces nationalistes fondées sur le Volk partisanes d’une “europe des nations” sont en état de présenter des forces capables de tenir en échec la ploutocratie de Bruxelles , on l’a encore vu avec le référendum européen en Irlande et on le verra encore aux européennes avec le Front national , le Vlaams Belang et le FPÖ . Le reste n’est que rêverie .
12 Sébastien // Jul 27, 2008 at 10:29
Excellent Phénix, excellent, on ne saurait dire mieux…
13 Thor // Jul 28, 2008 at 10:31
Cher Phénix,
Ce n’est pas parce que c’est sur une video que c’est vrai, et je suis désolé de le dire, mais la logique conspirationniste fait beaucoup de mal à la politique; elle décourage certains, elle mobilise d’autres vers des voies sans issue. En fait, le principe conspirationniste est le meilleur service qu’on peut rendre au Système. Elle décrédibilise automatiquement aux yeux du plus grand nombre. C’est donc politiquement au mieux stérile, au pire suicidaire. Et même s’il existait un conspiration, ce que je ne crois pas du tout, il ne faudrait de toutes façons pas la dénoncer de front.
Les mouvements évoqués par Phénix ont montré plus que leur inefficacité de par le passé et de par le présent. Mais les échecs n’ont pas servi de leçons, et on s’entête à taper la tête contre le même mur depuis un temps fou, alors même que sa tête est couverte de sang. On ne résout évidemment rien, on peut même dire que les provocations de certains leaders de ces mouvements ont davantage tué la liberté d’expression que rendu service à leurs concitoyens. Les nationalistes obtus sont les ennemis de l’Europe au même titre que les allogènes qui la submergent, que les fidèles du Parti Américain qui lui nuisent, que les gauchistes qui la trahissent, que les capitalistes qui la ruinent, que nos “élites” qui la prostituent. La réalité politique actuelle est simple: rien ne peut simplement être fait. Aucune force politique n’a l’ambition de vraiment changer les choses. Il n’y a aucune dynamique révolutionnaire, mais le conservatisme le plus minable. Le principe chinois est que la meilleure défense est l’attaque, et non le repli frileux, le repli merdeux, vers des “réalités éternelles”, qui ne sont en fait que des corps bouffés par la vermine. Vous vous battez au final pour des cadavres, alors que nous nous battons pour la résurrection. C’est pourquoi nous avons choisi comme animal emblème le phénix d’or qui s’immole dans le bûcher pour en ressortir plus resplendissant encore. Aussi, cher “Phénix”, assumez donc la dimension révolutionnaire et palingénésique de votre pseudonyme, au lieu au nom du “‘réalisme”, ce mot marxiste qu’encense un Soral en permanence pour nous expliquer qu’on ne pourra pas les renvoyer à l’expéditeur, d’être tributaire du réel et non son maître.
Les nationalistes classiques, les partisans de l’oxymorique “Europe des Nations”, à l’instar d’un Guaino, europhobe qui explique désormais que l’Europe doit son art à l’Afrique (si, si, il l’a dit !) [voir son article dans Le Monde, qui vaut son pesant d'or, et démontre le vrai visage du souverainisme], ne rendent pas service à l’Europe et sont de toutes façons impuissants. Ils montrent les gros bras pour cacher leur faiblesse intrinsèque.
Ce qui réveille un peuple, c’est la révolution et non la conservation. Les mouvements historiques qui ont pu saisir le pouvoir l’ont démontré amplement. Alors que La Rocque cirait les bottes du Système…
PS: les Saint-Simoniens avaient quand même sacrément raison. Les visionnaires sont à tort rarement écoutés. La prédiction d’un Maurice-Yvan Sicard en 1972 mérite d’être entendu et médité, je le cite car il est censé être de votre camp:
Est-il plus facile d’unir aujourd’hui ce qui reste de l’Europe ? Si cela ne l’est pas, au moins est-ce toujours possible. L’homme fort de l’Europe devra en unifier les provinces par le haut. Il lui faudra inculquer aux peuples unis le sens de la solidarité qui leur fait défaut. Faute de quoi, il sombrera comme ses grands prédécesseurs, et avec lui ce qui reste du monde civilisé, cultivé. Il est difficile qu’il puisse utiliser une autre doctrine politique que celle d’un socialisme européen affranchi des servitudes du marxisme. (…) Napoléon, aujourd’hui ne diraitplus de l’Europe, “c’est une taupinière”; il dirait: “c’est un tombeau.”
Que les morts-vivants parlent aux morts et nous laissent tranquille, et que les vivants combattent, non par fébrilité, non par réalisme, mais parce qu’ils sont prêts à tout pour ne pas mourir !
14 Thor // Jul 28, 2008 at 10:33
Je suis désolé mais je lis souvent, y compris sur ce blog, des discours de vaincus de l’histoire, des discours de témoignage. On chipote sur l’intellectualisme mais on ne propose pas de solutions nouvelles… J’ai peut-être un tort, et je le confesse, ne pas vous prendre tous dans le sens du poil, mais c’est ainsi qu’on peut être entendu. En ne flattant pas, car le réveil est toujours une forme de violence.
15 Romain Vincent // Jul 28, 2008 at 11:27
@Thor,
D’accord avec toi sur le côté démobilisateur de la théorie du complot.
Il ne faut cependant pas sombrer dans l’excès inverse consistant à prétendre qu’il n’y a pas de projet mondialiste défendu ardemment par des officines qui elles pour le coup sont réelles mais se font discrètes.
Cela ne signifie pas pour autant que tout soit régie par une main invisible et encore moins par un peuple pris dans sa globalité.
Européo-centré (dans le souci de bien comprendre la complémentarité entre européistes, nationalistes et régionalistes) oui, anti-libéraux oui, hostile au mondialisme américano-centré (sans tomber dans la haine du citoyen américain victime du même système que nous) bien sur, conscient que certains cénacles représentent une réalité (sans pour autant sombrer dans la paranoïa).
Mais une chose est sur, le défaitisme et l’inaction sont nos pires ennemis.
16 dirk // Jul 28, 2008 at 2:55
“Une chose est certaine, le défaitisme et l’inaction sont nos pires ennemis”
J’espère que cette phrase de Romain VINCENT, nous la partageons tous.
Le jacobinisme des Etats-Nation est une véritable impasse, une calamité, à la source du colonialisme (dont on paie aujourd’hui les conséquences), à l’origine des guerres civiles entre Européens, incapable de percevoir une quelconque unité de civilisation de l’Europe. Avec une constante indispensable à son existence : l’arasement des cultures enracinées, la méfiance vis à vis des Peuples vivants, qui doivent perdre jusqu’à leur nom (exemple entendu et rabâché : “il n’y a pas de Peuple Corse” ! ), la négation de toute diversité ethnique et culturelle…
C’est le jacobinisme des Etats-Nations - et son modèle, l’UE - qui a préparé le terreau nécessaire à la grande partouse du métissage !
Les partisans les plus acharnés de ce système en France ont été également - et très logiquement ! -les partisans les plus passionnés du melting-pot. Michel DEBRE rêvait de mélanger 50 millions de Français avec 50 millions d’Africains pour en faire une “Nation !” de 100 millions de Français !!! Les caricaturistes le dessinaient, un entonnoir sur le crâne !
Et que fait d’autre Sarkosy ?
Et qu’envisage le FN, qui préfèrera toujours un “néo-français” à un Breton ou à un Basque fidèle à son Peuple ?
L’ “utopie” de Thor ? Peut-être ! Mais combien d’utopies ont fini par se réaliser ! Il a le mérite de dessiner un cadre, une lueur d’espoir, et une perspective politique à long terme qui me séduit depuis longtemps.
Les Régions et les “Moyennes puissances” ( ce que la France est devenue aujourd’hui, n’en déplaise à l’ego démesuré de Sarko) n’ont plus les moyens de rester dans l’Histoire, et ce n’est certainement pas l’UE sans âme, sans volonté de puissance, vautrée dans ses valeurs marchandes, et ignorant jusqu’à la définition même de l’Europe, qui pourra les sauver.
On le voit bien en ce moment avec le bras de fer imposé par la Chine à la “Nation France”. Le résultat est connu d’avance ! On ne fait plus le poids !
Les “longues marches” sont toujours utopiques, mais elles finissent parfois au but (cf.: Mao !)
L’Europe a toujours produit des “éveilleurs de peuples”. En leur temps, ils ont libéré leurs peuples respectifs du joug étranger. L’Histoire n’est pas morte. Et ces gens étaient aussi des utopistes : “Lorsque le peuple règnera en poésie, il règnera en politique” (Sandor Petöfy).
S’ils revenaient, ils comprendraient, eux, la tragédie dans laquelle nous baignons !
“Il faut viser l’impossible pour réaliser le possible, et ceux qui se sont sagement limités au possible, n’ont jamais avancé d’un seul pas” (Bakounine).
17 Thor // Jul 28, 2008 at 3:20
Il faut viser l’impossible pour réaliser le possible, et ceux qui se sont sagement limités au possible, n’ont jamais avancé d’un seul pas” (Bakounine)
Excellente citation d’un bon auteur, celui de «Les États-Unis de l’Europe» (1867). Bien que je sois fort peu anarchiste, je l’avoue…
18 dirk // Jul 28, 2008 at 6:51
Non, moi non plus, mais c’était pour la citation !
19 phénix // Jul 28, 2008 at 11:37
Thor
Je n’avais pas remarqué que le PSUNE avait comme emblème le Phénix , riche symbole antique , ce qui me réjouit et m’incite à m’inscrire sur le blog du PSUNE dont j’ai cependant toujours du mal à avaler les concepts centraux et le saint simonisme camouflé . Vous avez néanmoins peut être raison : “Il n’ya pas de savoir nouveau sans pratique nouvelle” comme disait Mao mais il n’est pas établi que l’inverse , qui est la démarche rhétorique du PSUNE , celà fonctionne sur les masses peu accessible à un discours subtil et sophistiqué . Alors dans l’immédiat il est plus concret de combattre dans les rangs des réprouvés de l’histoire qui n’ont que je sache subi qu’une défaite militaire et non pas politique contrairement au communisme .
Bien à vous . Phénix .
20 Thor // Jul 29, 2008 at 1:28
Nous avons plusieurs drapeaux symboles, toujours rouge et or. L’un d’eux est un drapeau rouge avec un phénix d’or sortant des flammes. Les couleurs “rouge et or”, un rouge romain et pas rouge “soviétique”, sont celles du drapeau macédonien, de la république romaine, du mouvement socialiste ou encore de Paneurope. Nous utilisons alternativement le drapeau européen socialisé ou le phénix.
Je ne sais pas ce que vous appelez par “saint-simonisme”, sachant que nous ne sommes pas si utopistes que cela, mais si c’est parce que comme Saint-Simon nous défendons le socialisme et l’Europe, c’est indéniablement vrai.
Pour les masses, il faut bien sûr savoir leur parler mais ne pas non plus les considérer comme sottes. Les masses, comme les individus les composant, sont sensibles à certaines thématiques, et sur un plan symbolique aussi. Défendre les acquis sociaux, la fonction publique… ils savent ce que cela veut dire. Il faut se montrer simplement plus crédible que le faux P”S”.
Les réprouvés de l’histoire sont justement… réprouvés. Donc décalés des préoccupations immédiates, et dans une logique de revanche à prendre. Mais la politique ne saurait avoir comme but que de servir son peuple, et pas seulement une petite partie. Par peuple, bien entendu, il faut entendre ceux nés du même tronc (racine commune de peuple et de peuplier), des mêmes racines, de même souche.
PS: la défaite militaire a été d’abord la conséquence d’une forme de défaite politique, de défaite idéologique même. Car cette défaite ne fut pas tant due à des adversaires plus forts mais à des erreurs idéologiques fondamentales. Par ailleurs, les réprouvés en question n’ont jamais eu de toutes façons le moindre rapport avec l’extrême-droite, qui était non moins leur ennemi que les libéraux et les communistes. Le drame de l’Europe c’est que ses trois gauches furent calamiteuses. La première s’est vendu au libéralisme (”socialisme” “démocrate”) et les deux autres (fascisme et communisme) furent responsables l’une et l’autre de crimes nombreux et d’oppressions douloureuses contre de nombreux Européens.
C’est pourquoi il faut refonder la gauche sur ses racines du XIXème siècle tout en la modernisant profondément. Une gauche donc… “archéo-futuriste”.
Bien cordialement
21 Jerome // Jul 29, 2008 at 5:49
“C’est pourquoi il faut refonder la gauche sur ses racines du XIXème siècle”
Genre Vacher de Lapouge?
22 Jerome // Jul 29, 2008 at 6:33
“Par ailleurs, les réprouvés en question n’ont jamais eu de toutes façons le moindre rapport avec l’extrême-droite”
Très discutable.
23 Jerome // Jul 29, 2008 at 6:42
“Napoléon, aujourd’hui ne diraitplus de l’Europe, “c’est une taupinière”; il dirait: “c’est un tombeau.”
D’où le slogan de Malliarakis du temps de Troisième Voie: “l’Europe sortira du tombeau”
24 Jerome // Jul 29, 2008 at 6:45
“C’est pourquoi il faut refonder la gauche sur ses racines du XIXème siècle”
Tu penses à Vacher de Lapouge?
“Une gauche donc… “archéo-futuriste”
L’archeofuturisme, ça renvoie à Guillaume Faye.
25 Thor // Jul 30, 2008 at 10:45
Genre Vacher de Lapouge?
Ce marxiste nordiciste ? Dans le genre “socialiste blanc”, mieux vaut plutôt Jack London, qui lui ne divisait pas l’Europe et défendrait l’unité dans l’égalité des Européens (contre tout suprémacisme intra-européen…).
“Par ailleurs, les réprouvés en question n’ont jamais eu de toutes façons le moindre rapport avec l’extrême-droite”
Très discutable.
Evidence historique au contraire. Nombreux exemples. Extrait d’un petit ouvrage historique de votre serviteur:
Dans des pays dans lesquels la menace communiste est faible ou maîtrisée, les régimes autoritaires et les fascismes se sont menés une guerre impitoyable, ce qui démontre une fois de plus que confondre fascisme et extrême-droite est une énorme erreur d’analyse. Les exemples sont multiples.
En Allemagne, lorsque l’ombre de la défaite se profile, la droite autoritaire, proche des milieux militaires, tente par l’assassinat du Führer dans un attentat de briser le régime national-socialiste. Mais Stauffenberg échouera dans sa mission et Hitler écrasera sans pitié la réaction, ce qu’il n’avait pas fait en 1934, préférant au contraire sacrifier la phalange la plus révolutionnaire du mouvement. En Italie, en 1943, le roi et un certain nombre de hiérarques fascistes, dont le comte Ciano déjà évoqué, réussiront à manœuvrer pour chasser Mussolini du pouvoir, celui-ci ne devant son retour en force qu’à l’aide allemande. La réaction n’entend pas tolérer un 1789 fasciste.
Mais dans des pays où le fascisme, même lorsqu’il représente un courant marginal, n’est pas au pouvoir, l’action des conservateurs est également féroce. En Irlande, Eoin O’Duffy voit son parti des « Chemises Bleues » déclaré illégal par De Valera en 1934. Le fasciste lituanien Voldemaras est astreint à résidence en 1929, emprisonné puis exilé en 1934. Gustavs Celmins sera incarcéré de 1934 à 1937 par le dictateur conservateur Smetona, puis lui-aussi finalement exilé, avant de revenir en 1941 avec les Allemands. Le parti Vabs d’Artur Sirk est quant à lui interdit par Konstantin Päts, président autoritaire estonien, et son chef est exilé dès 1935 et ce jusqu’à son assassinat. En Roumanie, Corneliu Codreanu est assassiné en 1938 et son successeur à la tête de la Garde de Fer, Horia Sima, sera exilé dès 1941 alors que de nombreux légionnaires auront été en outre assassinés par le dictateur conservateur, le conducator Ion Antonescu. En Hongrie, Ferenc Szalasi est emprisonné de 1938 à 1940 sur décision du maréchal Horthy au pouvoir. Le parti fasciste finnois IKL est également interdit en novembre 1938, après plusieurs décrets analogues concernant les mouvances héritières du Lapua de Kosola. En Autriche, la branche locale de la NSDAP sera également combattue et interdite par le chancelier Dollfuss, ce dernier soutenant la plus fascisante que fasciste Heimwehr, et qui sera par la suite assassiné par les nazis autrichiens.
En Espagne, le général Franco n’a rien fait pour sauver la vie des chefs phalangistes (Redondo, Ledesma Ramos et Primo de Rivera), fusillés par les « républicains » espagnols. Il condamnera à mort puis finalement exilera Manuel Hedilla, le successeur officiel de Primo de Rivera, parce que ce dernier refusait de fusionner le parti avec les organisations conservatrices et carlistes. De même, le fasciste portugais Rolấo Preto est exilé en 1934 par le doutor Salazar et reviendra des années plus tard en politique à la tête d’un mouvement royaliste mais toujours en adversaire du chef de l’état.
En France, alors que les fascistes français voulaient, à l’instar de Déat et de Bergery, créer un parti unique, le gouvernement autoritaire de Vichy, et ce parallèlement à un refus allemand de permettre une révolution fasciste en France, s’est toujours opposé à la mise en avant des fascistes. Doriot ne sera jamais ministre du gouvernement de Vichy et Déat ne le deviendra qu’à l’extrême fin. Par contre, l’antisémite fanatique Darquier « de Pellepoix » fut dès 1942 chargé du ministère des affaires juives, en remplacement du maurrassien Xavier Vallat. En revanche, en exil à Sigmaringen, c’est la consécration de Doriot, qui le 6 janvier 1945 crée, avec l’assentiment d’Hitler et le soutien d’Himmler, le Comité de Libération Française , se présentant comme un autre De Gaulle, avant de mourir, sa voiture mitraillée par un avion probablement allié, en février 1945. D’autres comités verront parallèlement le jour avec Szalasi pour la Hongrie, Degrelle pour la Belgique, Sima pour la Roumanie ou Tsankov pour la Bulgarie. En Grande-Bretagne, en 1940, au mépris de l’habeas corpus, Mosley et 800 de ses partisans, sans oublier l’antisémite Arnold Leese, seront arrêtés et emprisonnés par décision du gouvernement de Churchill. William Joyce et John Amery, qui collaboreront avec les allemands, seront exécutés après guerre. Le chef du Verdinaso flamand, Joris Van Severen, sera quant à lui tué en 1940 par des soldats français.
A la libération, certains penseurs fascistes français se retrouvent à s’enthousiasmer pour le communisme. Brasillach évoque le fascisme « immense et rouge » de sa cellule. Drieu la Rochelle vante également l’Union Soviétique, avant de se donner la mort aux mots de « j’ai joué, j’ai perdu, je mérite la mort », et dans leurs conversations privées, Cousteau et Rebatet évoquent de manière positive la figure de Staline. L’idée que l’Union Soviétique était devenue un pays socialiste national avec Staline avait déjà été évoquée par les frères Strasser et avait parfois été reconnue par Hitler lui-même, avant qu’il ne se soit ravisé afin de justifier sa politique d’expansion territoriale à l’Est par l’adoption d’une propagande anti-communiste.
L’archeofuturisme, ça renvoie à Guillaume Faye.
L’expression oui mais le concept n’est pas nouveau, puisque c’est celui de renaissance et aussi celui de révolution. La révolution de la terre, c’est lorsque celle-ci en tournant revient au point d’origine.
26 Jerome // Jul 30, 2008 at 12:28
“Ce marxiste nordiciste ?”
Alors qui? Proudhon, Sorel?
“contre tout suprémacisme intra-européen…”
Donc pas de Hans Günther ni de Houston Chamberlain non plus, j’imagine…
“Evidence historique au contraire.”
Les faits que tu relates sont vrais mais le national-socialisme a aussi été attaqué sur sa gauche (Strasser, Niekisch,etc ) et en arrivant au pouvoir, ce dernier comme le fascisme italien se sont droitisés s’assurant ainsi qui le soutien de la bourgeoisie industrielle, qui celui de l’Eglise catholique. Le problème du fascisme, au sens large, c’est qu’il a initialement séduit des intellectuels se réclamant du socialisme et de l’identité mais que sa mise en pratique a été assez nationaliste. Du coup on s’est retrouvé avec un “bonapartisme plébéien” pour citer Evola qui fait une critique de droite (un grand auteur très complet). Jünger pensait la même chose d’ailleurs.
“A la libération, certains penseurs fascistes français se retrouvent à s’enthousiasmer pour le communisme”
Oui mais c’est plus un jeu intellectuel qu’autre chose, surtout qu’ils savent qu’ils vont mourir. 1 ou 2 ans avant ils le critiquaient encore violemment. Et puis ils ne se sont jamais rallié au marxisme.
“L’expression oui mais le concept n’est pas nouveau”
Ce n’était pas un reproche, c’est sûrement son meilleur livre.
27 Thor // Jul 30, 2008 at 1:47
Alors qui? Proudhon, Sorel?
De Saint-Simon à Jaurès, en passant par Blanqui, Proudhon…, pour ce qui est du cas français, Mazzini, Owen… etc si on prend au niveau européen. C’est la tradition du socialisme en Europe au XIXème siècle qu’il faut redécouvrir et arracher à leurs usurpateurs (le P”S”, Labour… etc).
Les faits que tu relates sont vrais mais le national-socialisme a aussi été attaqué sur sa gauche
Il s’agissait de querelles de personnes et de sensibilités différentes au sein d’une même logique et d’une même structure. Il y avait aussi quelques choix géopolitiques différents, notamment sur la perception de l’URSS.
ce dernier comme le fascisme italien se sont droitisés
Par principe de l’alliance à droite, qui ne reposait sur aucune sincérité, car uniquement tactique. Mussolini après 1929 n’était pas plus catholique qu’avant… et pas moins socialiste. Quand il n’a pas plus eu le roi et l’église sur le dos, en 1943, qu’a-t’il fait ?
“bonapartisme plébéien”
Il faut savoir que Napoléon III était considéré comme un socialiste, même par Proudhon. L’argument n’est donc pas rédhibitoire.
28 Jerome // Jul 30, 2008 at 2:26
J’avais oublié :
“La prédiction d’un Maurice-Yvan Sicard en 1972 mérite d’être entendu et médité, je le cite car il est censé être de votre camp”
Pour quelqu’un qui dit ne pas être de “notre camp”, tu connais quand même très bien le sujet. Sicard est plutôt oublié ou alors connu sous son nom de plume Saint-Paulien. Et si tu le cites, c’est que tu te sens des affinités avec son combat. En fait je ne vois pas pourquoi tu persistes à vouloir te dire “de gauche”. Les concets droite et gauche ont beaucoup fluctué depuis leur apparition et, en plus, tu défends des idées très proches de la Nouvelle Droite et du GRECE : Europe, anti-capitalisme, ethno-differencialisme, double critique du communisme et du nazisme, socialisme non-marxiste, paganisme, intérêt pour Nietsche. Finalement, on se demande ce qui te différencie d’Alain de Benoist?
29 Thor // Jul 30, 2008 at 8:33
Cher Jérôme, il faudrait que tu étudies d’abord clairement l’évolution de la “Nouvelle Droite” depuis le temps d’ “Europe-Action” pour réaliser que les idées que je défends sont dans un état d’esprit radicalement différent de celui de cette doctrine, non je ne partage ni l’aristocratisme passé, ni le fétichisme idéologique passé, ni les évolutions contemporaines vers le soralisme par exemple…
Je donne des éléments de convergence qui peuvent naturellement attirer vers le combat de gauche qui est le mien des gens qui se croient de droite, fût-elle nationale, et qui sont soucieux de la problématique migratoire et d’y apporter une réponse sociale et européenne.
A la droite du roi, les conservateurs, ceux qui se satisfont à leur manière du système en place, et du cadre politique, social et politique actuel. Un natio qui fait dans le cocardisme franchouillard n’est pas moins conservateur que le bourgeois qui est bien content d’employer des nounous ou des bonnes africaines, que le capitaliste qui délocalise à Phnom Penh… Si le peuple de gauche, qui vote aujourd’hui de plus en plus à droite, est susceptible de comprendre mieux que quiconque la problématique migratoire, c’est d’abord parce qu’il est la première victime, et de loin, du phénomène.
Si la Nouvelle Droite a échoué à se voir comme une Nouvelle Gauche, c’est parce que le terme de “droite” lui plaît. AdB, comme un certain responsable nationaliste révolutionnaire, vient du maurrassisme. Il s’est toujours montré hostile à la révolution française, aux idées des Lumières (pourtant Voltaire ce n’est pas l’humanitarisme béat de BHL), même dans leur composante la plus séduisante.
Il a sur la question du paganisme été relativement audacieux, il faut en convenir, mais c’est une question qui n’est pas politique, et par ailleurs la ND est plus que moribonde, alors pourquoi en parler ? Elle a toujours été métapolitique, et non politique.
Quand on connaît les racines idéologiques de la gauche européenne authentique, quand on est sincèrement républicain, européen (comme l’étaient Saint-Simon, Mazzini, Hugo, Bakounine, Lamartine, Proudhon, Ménard … et jusqu’à Nietzsche), démocrate au bout des ongles, hostile aux religions monothéistes liberticides, qu’est-on d’autre qu’un homme de gauche, qu’un héritier à sa manière de la révolte hébertiste, de la colère 48arde, de la flambée communarde. Quand on honore dans son panthéon Jaurès et le premier Barrès, celui qui encore en 1896 demandait à être candidat de l’Union Socialiste, on n’est pas un droitier, on n’est pas un néo-droitier, mais on est un vrai socialiste révolutionnaire.
Il y a des gens qui, comme Sicard, se sont égarés dans une période complexe et tourmentée, des gens de gauche qui se sont trompés. Ils ont appris de leurs erreurs et l’ont fait savoir. Certains furent séduits par le fascisme comme d’autres le furent par le communisme. Ils ont eu tort et certains en ont payé chèrement le prix.
Le socialisme totalitaire et criminogène, aucun vrai socialiste ne peut le soutenir, mais un vrai socialiste doit dépasser cela pour combattre radicalement le globalisme, le libéralisme.
La ND a eu parfois beaucoup de courage, dans le passé, d’un point de vue historique, en remettant en avant l’héritage indo-européen et la foi native, indigène, des Européens. Mais elle n’a pas saisi le fait qu’elle ne faisait que reprendre l’intérêt de la gauche socialiste pour ces questions.
Il faut le savoir. Ceux qui ont amené la question indo-européenne en politique, c’étaient les saint-simoniens et c’était le père même du socialisme moderne, Pierre Leroux. Pour eux, comme pour Ménard, les Indo-Européens étaient un peuple de citoyens-paysans-soldats, pétris de liberté et d’égalité, républicain avant la lettre. Non des conquérants, non des aristocrates, mais les pères ancestraux de la république, de la démocratie, du socialisme. La ND a présenté à la Haudry des théories de droite sur les IE, comme l’ont fait certains doctrinaires allemands, et ce faisant ils n’ont pas réhabilité l’héritage IE mais l’ont maintenu dans une vision aristocratique, réactionnaire. Quand Sieyès oppose le peuple, gaulois/gallo-romain aux nobles venus des forêts de Franconie, il se place dans une logique républicaine, socialiste et en même temps identitaire.
Toute une gauche entière, depuis Voltaire, a été négligée, oubliée. Je suis 100% fois plus proche d’un Michelet que d’un Taine… Et c’est cette gauche là qu’il faut réhabiliter en profondeur et sur laquelle il faut s’appuyer pour regagner le coeur des masses, pour susciter un élan révolutionnaire, pour mettre à bas les Etats au profit de l’Etat européen révolutionnaire. Une table rase politique et juridique, mais un renouveau de nos racines européennes, de notre pensée, de notre civilisation. Socialisme et démocratie sont les deux mamelles politiques du génie européen. Il faut les remettre en avant.
Amicalement.
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