AMI France
AMI France: En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)


La peur des uns, le ridicule des autres

March 29th, 2007 · Commenter (Pas de commentaire)

Email This Post Print This Post

randasite.jpgChronique hebdomadaire de Philippe Randa, écrivain (www.philipperanda.com) et éditeur (www.dualpha.com)

Nicolas Sarkozy n’est plus Ministre de l’Intérieur. Il peut donc se consacrer entièrement à sa campagne électorale. Ce n’est guère un événement, les voyous pas plus que les Français ne verront de différence.

Depuis des mois, le Président de l’UMP caracole en tête des sondages pour la prochaine élection présidentielle. Comme Édouard Balladur en 1995 et Lionel Jospin en 2002. S’il est superstitieux, il doit passer de bien mauvaises nuits…

Parti tôt, très tôt, trop tôt, Nicolas Sarkozy resta d’abord loin devant tous les autres candidats. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Sur ses talonnettes se profilent Ségolène Royal et François Bayrou dont les programmes respectifs indiffèrent les foules autant que le sien. Et tandis qu’ils bataillent tous les trois avec force obsessions sondagières, plus personne, à l’heure actuelle, ne peut ou ne se risquent à prédire le score final de Jean-Marie Le Pen.

Quant aux autres candidats sensés animer l’élection, de Philippe de Villiers incapable de trouver la sortie de son bocage après avoir refusé l’Union patriotique que lui proposait le Front national et Frédéric Nihous, tout empêtré dans une ruralité qui indiffère tout le monde… à l’extrême gauche qui aligne pas moins de six candidats (Laguiller, Buffet, Bové, Besancenot, Schivardi et Voynet, plus on est de fous, plus on est ridicule), leur score annoncé sous la barre des 5 % promettent de rudes lendemains d’élections.

La présidentielle de 2002 s’est jouée autour de trois prétendants ; celle de 2007 se jouera certainement à quatre qu’on soupçonne d’être assez vraisemblablement au coude à coude sous la barre des 20% ; tout est donc toujours, encore et plus que jamais possible.

En revanche, ce qu’aucun observateur politique n’évalue vraiment, ce sont les « dégâts collatéraux » du résultat final de Jean-Marie Le Pen. Qu’il soit à nouveau au second tour serait une terrible humiliation pour la classe politique, après le douteux spectacle d’exorcisation citoyenne qu’elle avait mise en scène contre lui voici cinq ans.

Mais il y aurait pire pour cette classe politique : que Jean-Marie Le Pen arrive en troisième position avec un nombre de voix plus important encore qu’en 2002 ! Ce serait un séïsme d’une bien plus grande ampleur encore.

C’est lui qui, tout simplement, déciderait du prochain Président. Ce qui n’est pas tout à fait rien, tout de même.



Tags: General

0 responses so far ↓

  • There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.

Leave a Comment