Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, développe dans cet article une analyse pertinente consacrée à la fin du système financier organisé autour des Etats-Unis et par conséquent la fin de l’hégémonie étasunienne sur le monde.
Il fut un temps où l’or de Fort Knox garantissait le dollar des Etats-Unis. Ce temps n’est plus depuis que Richard Nixon a cassé le lien qui unissait le métal jaune au billet vert, le 15 août 1971. Il fut un temps où New York était la capitale financière de la planète, où le dollar était la monnaie universelle, où la signature de l’Etat américain était la plus sûre au monde. Ce temps-là s’achève à son tour.


4 responses so far ↓
1 CHP // Oct 10, 2008 at 7:15
Ce 10 octobre au JT de 20H sur A2, j ATTALI a tombé le masque pour cracher le morceau: ” il faut une gouvernance mondiale”
( ROCKFELLER doit être content )
Subsidiairement, à la question « qui va payer à la fin » la réponse « les contribuables »
Ce JT devrait être consultable sur le site A2 demain
2 CHP // Oct 11, 2008 at 8:15
le lien
http://jt.france2.fr/20h/
écouter à partir de 21′50” à 25′
3 Slavophilia // Oct 11, 2008 at 9:48
Attali fait semblant d’ignorer que cet gouvernance mondiale existe deja : c’est le BILDERBERG GROUP.
4 alice // Oct 11, 2008 at 10:04
C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit. Sa belle-doche K-40 devant nous s’est montrée, comme au jour de sa mort hideusement parée.
« Un songe (me devrais-je inquiéter d’un songe ?) entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge. » a dit alors Attali.
Les malheurs n’avaient point abattu sa fierté. Même il avait encor cet éclat emprunté dont il eut soin de peindre et d’orner sa grimace, pour réparer des siens l’irréparable crasse.
« Tremblez, nous a-t-il dit, moutons dignes de moi. Le cruel Dieu des Juifs l’emporte encore cent fois. Je vous plains de tomber dans ses mains redoutables, moutons. » En achevant ces mots épouvantables, son ombre vers nos comptes a paru se baisser. Et nous, nous lui tendions les mains pour l’embrasser. Mais nous n’avons trouvé qu’un horrible mélange d’os et de chairs meurtris et traînés dans la fange, des lambeaux pleins de sang et des membres affreux que des chiens dévorants se disputaient entre eux.
Jacques Attali poursuit :
« Alors… Qui va payer ? Ce NE peut être QUE les contribuables… Il y a beaucoup d’épargne, beaucoup, beaucoup d’argent disponible… Gouvernance mondiale… Architecture autour des nouvelles institutions internationales… Nouvelle face de la mondialisation… Prélèvements obligatoires… »
“Que ne peut la frayeur sur l’esprit des mortels !” (vers 526)
Qui est Attali ? Racine a la réponse (orthographe antique, genre indéterminé) :
« Un poignard à la main, l’implacable Attali
Du sceptre de David usurpe tous les droits,
Se baigne impunément dans le sang de nos Rois,
Des enfants de son fils détestable homicide,
Et même contre Dieu lève son bras perfide. »
« Huit ans déjà passés, (cet impie étranger)
Au carnage animait ses barbares soldats
Et poursuivait le cours de ses assassinats. »
Pauvre Attali ! Il n’est pourtant qu’une simple victime de :
“… cet esprit d’imprudence et d’erreur
De la chute des rois funeste avant-coureur” (Vers 293-294)
A propos des évènements financiers récents, quelqu’un de sensé analyse Attali sur :
http://www.etudes-litteraires.com/racine-athalie.php
et nous informe que ce personnage biblique est « à la recherche d’une légitimité. »
Lui, qui a sacrifié les contribuables « à sa haine et à son goût du pouvoir, désire maintenant assurer son trône ; après le désordre de l’usurpation, il faut rétablir l’ordre ».
Ainsi fréquente-t-il « plus assidûment les autels, celui de Baal ».
Avec Attali, poursuit cet analyste, Racine nous invite à « réfléchir au sentiment tragique du péché dans la condition humaine. (Atttali) est une image possible du damné ; d’abord privé de la grâce, aveuglé, puis à la dernière heure d’une lucidité prophétique, il se perd en blasphémant, en refusant encore Celui à qui il rend quand même témoignage. Ainsi avec (Attali) est posée la question redoutable de la liberté individuelle face aux interventions divines. Elle illustre le mystère profond de l’utilisation du mal par Dieu pour produire un plus grand bien. Avec Attali, Racine, médite sur l’économie du salut, sur le sens chrétien de l’Histoire. »
Alors que cet Attali assiège nos comptes en banque « avec une armée nombreuse et bien entraînée, qu’il attend les machines de guerre, (il) s’aventure imprudemment dans le sanctuaire. Ivre d’un fol orgueil, brûlé par la cupidité, (il) est en fait venu se livrer (…)
La pièce s’achève sur l’image de l’impur, (celui) qui est une vivante offense à Dieu, qui souille tout ce qu’(il) touche et dont seul le meurtre rituel, le sacrifice réparateur peut laver les forfaits. »
Pauvre, pauvre Attali !
Cette paix que je cherche et qui me fuit toujours !” (vers 438).
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