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AMI France: En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)


La crise est d’abord celle de la mondialisation

April 29th, 2009 · Commenter (1 Commentaire)

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terre-ecraseeHakim El Karaoui, essayiste, banquier français, auteur de L’Avenir d’une exception (éditions Flammarion). Il est revenu, lors du Colloque de la Fondation Res Publica, sur la crise, ses origines et les moyens que nous avons pour en sortir. Première partie : les raisons de la crise.

Le conférencier explique que le taux de croissance dépend de deux facteurs : la capacité technologique à augmenter l’offre de biens et de services, la capacité sociologique à élargir la demande de ces biens et services. C’est cette capacité sociologique qui a fait défaut. Dans un cadre strictement identifié et notamment national, une entreprise ne fait pas de la diminution de sa masse salariale une priorité (« compromis fordiste » : j’augmente mes ouvriers pour qu’ils puissant m’acheter des voitures). Mais, dans la mondialisation, les salaires sont perçus uniquement comme un coût et dès lors, ils stagnent. L’héritier de Ford aujourd’hui pourrait dire « je n’augmente pas mes ouvriers parce qu’ils achèteraient sinon des voitures à l’étranger où elles sont moins chères parce que les salaires y sont plus bas ».Mais, cette stagnation pèse sur la demande, compresse les demandes intérieures, et donc la demande globale et la croissance de l’économie : le chômage augmente alors.

Lire intervention de Hakim El Karaoui



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1 response so far ↓

  • 1 pucebleu // Apr 30, 2009 at 4:52

    Comme il raison Hakim El Karaoui .

    Je pense qu’il oublie de dire ( mais je n’ai pas lu son livre ! ) c ‘est la conséquence d’un monde sans frontières pour les marchandises et l’argent .
    C’est le monde marchand , on achète un prix . Pendant un temps c’est bien car l’article que nous achetons est moins cher mais après …c’est notre emploi qui est trop cher pour produire le même article .

    L’état ne peut plus protéger ses artisans et usines .

    Nous avons eu nos 30 glorieuses , maintenant nous payons !

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