La Cour régionale de justice de Moscou a récemment interdit (le 29 juin dernier) le Parti national-bolchevik de Russie. Ce jugement sanctionne la longue dérive d’un groupe pour lequel nous avions eu bien des sympathies.
Rappelons que le PNB, alors dirigé par Alexandre Douguine, fut notre ” parti frère ” au sein du Front européen de libération dans les années 1990. Rappelons aussi que lors de l’emprisonnement d’Edouard Limonov – accusé de préparer un coup d’Etat dans une république de l’Asie centrale – nous fûmes parmi les organisateurs de la campagne internationale de soutien qui permit sa libération.
Mais, à notre grand regret, nos liens s’étaient depuis distendus et des désaccord idéologiques importants étaient apparus, entraînant une rupture chaque jour plus prononcée du PNB avec la totalité de la mouvance eurasiste à l’Est comme à l’Ouest.
Pour être clair, disons que la direction du Parti national-bolchevik de Russie, aveuglée par une incompréhensible haine anti-Poutine – et appliquant le principe l’ennemi de mon ennemi est mon ami – avait entraîné ses militants dans des alliances que rien ne justifiait et qui soulevaient le cœur.
Ainsi avait-on pu voir Edouard Limonov reconnaître qu’il avait touché des fonds de l’oligarque Boris Abramovich Berezovski, engager son parti dans des discussions avec le parti libéral Iabloko ou commencer une campagne en faveur d’une ” révolution orange ” à Moscou…
La décision prise par la Cour régionale de justice de Moscou à défaut d’être démocratique est politiquement sage. Il est juste que Moscou se protège des stipendiés de Soros.
Le PNB voulait devenir l’Otpor russe, mal lui en a pris.
Réseau géopolitique européen – Front européen de libération

