Communiqué de presse de Marine Le Pen
Autrefois, pour voir tomber la pluie, il était habituel d’organiser une procession religieuse.
Aujourd’hui, pour améliorer le niveau d’enseignement, la secte du temple scolaire sort ses banderoles et organise des processions.
Ce théo-syndicalisme enseignant d’un autre âge qui organise des grèves politiques dans l’espoir d’enclencher un « mai 2008 », montre qu’il ignore le monde réel et se contrefiche de l’intérêt des enfants et des contraintes professionnelles des parents. Les grévistes qui laissent les enfants à la rue, oublient que la loi républicaine a légitimement créé une obligation scolaire pour toutes les familles. Le corollaire naturel de cette obligation pour un service qui se veut public, est le principe intangible d’accueil des enfants dans toutes les écoles de France.
Marine Le Pen, député européen, vice présidente du FN et mère de famille, dénonce le sabordage par de nombreuses mairies de l’accueil des enfants dans les écoles. Elle déplore que la timidité législative de la majorité ait rendu cette mesure de bon sens parfaitement inopérante et concrètement sans effet pour les familles.
Note Altermédia: le communiqué de Marine Le Pen est sorti à 13 h00. En fin d’après midi, Nicolas Sarkozy faisait une déclaration pour reprendre la proposition de la vice présidente du FN.


10 responses so far ↓
1 vasionensis // May 15, 2008 at 9:58
Du communiqué de Marine Le Pen, il ressort qu’elle considère l’Education nationale comme une vaste garderie (et allons-y des contraintes professionnelles des parents – qui ont autre chose à faire que de s’occuper de leurs enfants).
Ceci dit, cette grève est inopportune, mais pas pour ces raisons de commodité : c’est une réponse inadéquate à une question mal posée.
La question est mal posée par les instigateurs de la grève, parce qu’ils ne remettent en cause que les conséquences de la conjonction d’une politique démagogique menée depuis des décennies par tous les gouvernements, quelles que fussent leurs étiquettes, d’indéniables contraintes budgétaires et, il faut bien le dire, l’exécration foncière des libéraux pour tout ce qui relève de l’Etat.
Alors – j’y reviens – que réclament les grévistes ?
La fin de la gabegie financière ? La fin d’une ruineuse démagogie ? Mais non : Plus de moyens ! Plus de moyens ! etc.
Ainsi devaient s’écrier les Danaïdes.
Il est piquant qu’il y ait encore des gens pour taxer le FN de fascisme – étiquette infâmante comme on sait – alors que le fascisme se caractèrisait par une hypertrophie du sens de l’Etat.
Assimiler le service public au service des commodités des messieurs-dames parents d’élèves, n’ayez crainte braves gens, ce n’est pas du fascisme. Parce que l’Etat fasciste avait des exigences envers ses citoyens et ne leur laissait pas la complaisante illusion qu’ils étaient des clients.
Les intérêts des élèves ? Parlons-en.
Avec les parents qui ne voient dans les bulletins trimestriels que l’occasion de dénoncer ces profs obtus, aveugles aux qualités de leur progéniture ?
Avec ceux qui ont renoncé pour leur part à toute responsabilité éducative, mais ont des vues infaillibles sur la façon dont ces ballots de profs doivent gérer la garderie évoquée plus haut ?
Avec les élèves qui trouvent une raison supplémentaire de sécher les cours en allant réclamer dans les rues et sur les places ‘plus de profs’ sur l’air des lampions ?
Avec des gouvernements qui favorisent la passivité des gosses, rassurés par la promesse d’un bac assuré à 80%, et qui iront se casser les dents – mais ailleurs et plus tard, c’est le principal – après des études approximatives sanctionnées par un bac qui semble provenir du recyclage de la planche à billets dont l’euro nous a privés ?
Allons donc ! Quatre jours par an de grève inutile – celle des profs ; celle des élèves est utile et décorative – nuisent infiniment moins aux élèves qu’une politique où se rejoignent les couillonnades rousseauistes des pédagogues accrédités, la démagogie des gouvernements, la paresse des élèves et la commodité des parents.
Marine Le Pen confond encore l’obligation de scolarisation envers les parents avec le droit de garderie. Toujours cette attitude consumériste.
Elle n’a oublié que d’user du mot ‘otage’ qui, quoique un peu passe-partout, fait encore florès dans ces attendrissantes circonstances.
Mais on le lui pardonne volontiers : c’était si bien sous-entendu …
2 coco // May 15, 2008 at 10:41
Je sais, c’est hors sujet.
Le site F.Desouche, pourtant hébergé aux USA a été interdit sur pressions des officines républicaines…
Qui a des infos. ?
La dictature silencieuse est en marche !
3 lion // May 16, 2008 at 5:58
C’est un fait l’école ne doit pas être une garderie,une seule solution privatisation de l’E.N. avec objectif de résultat à la fin de l’année scolaire sinon remboursement des frais aux parents.Le prix devra évidemment être adapté aux salaires au cas par cas.L’égalitarisme ne marche pas et il faut responsabiliser les parents car croyez moi s’ils payent même le minimum ils feront attention à leurs progénitures.Mais mon idée n’est pas bonne je ne sors pas de L’E.N.A.Messieurs les députés UMP soutenez à fond le P.R. au lieu d’avoir peur des chiens qui aboient et qu’il vous manquera quelques voix aux futures élections,la population n’est pas dupe croyez moi même si nous ne faisons pas parti de l’élite .
4 Le Lion Ardent // May 16, 2008 at 7:25
le webmaster de fdesouche avait prévenue qu’en cas de coupure il reviendrait rapidement online.
Je souhaite qu’il revienne vite sur le web, c’est un des rares sites qui vaut vraiment le détour
5 Etienne // May 16, 2008 at 7:37
La grève des fonctionnaires devrait être proscrite car ces personnes ont la garantie de conserver leur emploi si ils le désirent, ils sont à l’abri des tourments économiques (sauf, bien sûr, si la France se déclare en état de cessation de payement).
Quant à ces éléves morveux, ignorants, insolents, ingrats et prétentieux, qu’ils travaillent dur pour voir leur persévérance récompensée.
6 sebastien-69 // May 16, 2008 at 5:05
Moins d’élèves, moins de professeurs ça parrait logique non ?
7 Viriato // May 16, 2008 at 5:39
Tout à fait d’accord avec toi, vasionensis !
A Etienne, je ne vois pas pourquoi les fonctionnaires ne pourraient pas faire grève (ils ne sont pas payés ce jour-là…). Le tout étant de ne pas abuser de ce droit…
Je te trouve bien dur avec ces chères têtes “blondes”, n’importe qui à leur place ferait pareil afin de profiter du bonheur de crier des slogans bien creux ou gnangnans en faisant de la marche (en plus, on lutte contre les problèmes de surpoids), voire en fumant des joints. C’est une espèce de rite initiatique permettant de défier à peu de frais le pouvoir en place en ayant l’impression d’accomplir quelque chose d’important et de constructif pour l’avenir de la société tout en emmerdant le bourgeois dans son 4×4… Rien de plus…
8 phénix // May 17, 2008 at 3:38
Ridicule , le fait de mettre en avant que Sarkozy aurait à ce sujet repris ce que dit le FN .
Sarkozy , une fois de plus a pris le vent . il n’est pas inscrit aux cours par correspondance du FN . Marine aurait mieux fait de la boucler .
9 paly // May 17, 2008 at 10:10
Par les temps qui courent c’est sûr que Marine a raison. Il faut protéger les enfants et ne pas les laisser à la rue
10 vasionensis // May 18, 2008 at 5:50
Lion nous propose une privatisation de l’EN avec remboursement des parents en cas de non-résultats.
Une des raisons de l’effondrement du système réside dans la déresponsibilisation des parents.
A l’encontre de Lion, je préconiserais plutôt des mesures du genre : tout parent ayant obtenu en commission d’appel le maintient en établissement public – contre l’avis du corps enseigant – de son rejeton, qui n’aurait pas satisfait ensuite à certaines exigences, sera astreint à une amende pour dilapidation de deniers publics.
Car Lion oublie que les profs ne peuvent être astreints qu’à une obligation de moyens : personne ne peut être tenu de faire courir les limaces, voler les manchots et nager les fers à repasser.
Mais – désolé d’y revenir – tant que nous serons gouvernés par des gens qui feignent de le croire ou qui capitulent parce que quatre pédagomanes, trois cancres et deux mémères descendent dans la rue …
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