Dans une affaire humiliante pour les tenants d’un réchauffement climatique d’origine humaine, le dirigeant de Greenpeace, Gerd Leipold, a été forcé d’admettre que son organisation a publié des informations trompeuses et exagérées quand elle a affirmé que les glaces de l’Arctique pourraient disparaître complètement d’ici à 2030.
Dans l’émission Hardtalk de la BBC, lors d’une interview avec Stephen Sackur, Leipold a d’abord tenté de se soustraire à la question, mais a finalement été forcé de reconnaître que Greenpeace a fait une erreur en disant que les glaces de l’Arctique pourraient disparaître complètement d’ici 20 ans.
Cette affirmation figure dans un communiqué de presse de Greenpeace du 15 juillet, intitulé Une action urgente est nécessaire car les glaces de l’Arctique fondent, dans lequel il est indiqué que le réchauffement de la planète conduira à un arctique libre de glace en 2030.
Accusant Leipold et Greenpeace de propager des « informations trompeuses » basées sur « l’exagération et l’alarmisme, » Sackur a souligné qu’il est « absurde » de prétendre que la calotte glaciaire du Groenland, une masse de 1,6 millions de kilomètres carrés, de 3 km d’épaisseur dans le milieu, qui a survécu à des périodes bien plus chaudes de l’histoire, fondrait complètement, alors qu’elle a résisté pendant des centaines de milliers d’années.
« Il n’y a aucun moyen pour que la calotte glaciaire disparaisse, » a déclaré Sackur.
« Je ne pense pas qu’elle sera fondue en 2030… Cela pourrait avoir été une erreur, » a finalement été forcé d’admettre Leipold.
Leipold n’a toutefois fait aucune excuse pour la tactique de Greenpeace, destinée à « donner une qualité émotionnelle à la question, » pour tenter d’obtenir l’adhésion du public envers sa position sur le réchauffement de la planète.
Il a aussi soutenu que la croissance économique aux États-Unis et dans le monde devrait être réprimée et que la surpopulation et le haut standing de vie doivent être combattus à cause des dommages perceptibles qu’ils infligent à l’environnement — une rhétorique eugéniste que reconnaîtront nos lecteurs et toute personne ayant vu le documentaire Endgame d’Alex Jones.
Comme le blog de Watts Up With That le souligne, « La confession de Leipold, selon laquelle Greenpeace a publié des informations trompeuses, est un grand emmerdement pour l’organisation, qui a souvent été accusée d’alarmisme mais a toujours insisté sur le fait qu’elle applique une grande rigueur scientifique dans ses déclarations sur le réchauffement de la planète. »
Surgissant presque chaque été, des affirmations similaires, d’après lesquelles le pôle nord sera libre de glace, sont cependant régulièrement démenties.
D’ailleurs, on a découvert que, entre août 2007 et août 2008, la banquise arctique a en fait augmenté d’environ 30 pour cent, d’une surface équivalente à la taille de l’Allemagne.
Une nouvelle étude révisée par les pairs a aussi découvert que, « Par rapport à ce qu’on pensait auparavant, le total des précipitations annuelles sur la calotte glaciaire du Groenland entre 1958 et 2007 est supérieur de 24% et le bilan [cumul des précipitations moins fonte et sublimation de la glace, ndt] de la masse de surface est jusqu’à 63% plus grand. »
Dans un autre exemple de tromperie du public scandaleuse, que nous avions signalé l’année dernière, les spécialistes du climat alliés avec le GIEC de l’ONU ont aussi été attrapés en train de débiter des données fausses pour démontrer que le réchauffement s’accélère.
En novembre 2008, le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, géré par le Dr James Hansen, le chef scientifique allié d’Al Gore, avait annoncé que le mois d’octobre précédent était le plus chaud enregistré. Il est apparu par la suite que les données produites par la NASA pour soutenir son affirmation, et en particulier les enregistrements de température couvrant de vastes régions de Russie, étaient simplement repris sur le mois précédent. La NASA a utilisé les relevés de température naturellement plus chaudes du mois de septembre et affirmé qu’ils représentaient les chiffres de la température d’octobre.
Source: Égalité et Réconciliation


3 responses so far ↓
1 Tonton Louis // Aug 23, 2009 at 2:40
des scientifiques ont calculés qu’il faut réchauffer l’athmosphere de 61 degrès pour faire monter les eaux des oceans d’un centimètre.
La désinformation de Greenpeace n’étonne pas. En 1985 on devait plus avaoir de pétrole, or il y en a de plus en plus. Mensonge, le pétrole provient de bois pétrifié ou liquifié datant de plusieurs millions d’années. Vérité oprésumée, le pétrole est un dechet de la combustion interne de la terre. Domage, j’aurais tant voulu qu’il y en ait plus. Je suis pas contre certaines actions de Greenpeace mais je n’approuve pas tout ce qu’ils disent ou essayent de faire croire.
2 niu // Aug 24, 2009 at 6:38
une fois qu’on est pris dans un dogme on peut plus en sortir sans reconnaitre de s’ être trompé au départ ,et personne aime ça .
3 Olive // Sep 14, 2009 at 5:35
“le pétrole est un dechet de la combustion interne de la terre.”
Je rêve ?
ah oui c’est vrai, le soleil tourne autour de la terre, qui est plate, et puis la maman de Jésus était pucelle, et Mahomet est monté au ciel à dada sur son cheval…
Que tant de misère intellectuelle subsiste à l’heure d’internet est terrifiant, n’importe qui peut dire n’importe quoi et il se trouve toujours un gogo pour le reprendre. Que le directeur de Greenpeace se gourre sur un chiffre ou exagère pour impressionner, c’est pas bien. Pas d’excuse si c’est vrai. Mais ca ne remet pas en cause tout ce que sait l’immense majorité de la communauté scientifique mondiale : le pétrole comme le charbon le gaz sont des ressources fossiles et épuisables, et il y a bien un changement climatique global du aux activités humaines, n’en déplaise à quelques dinosaures abrutis comme Allègre, dont même Sarkosy n’a pas voulu, c’est dire !
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