Dans une longue tribune publiée par le journal le Monde, les ex-otages du Liban supplient le président de la République d’accorder sa grâce à celui qu’ils considèrent comme leur sauveur, Jean-Charles Marchiani, aux portes de la prison.
Ils invoquent les éminents services souvent discrets que l’ancien préfet a rendus au pays. Mais surtout, ils mettent en lumière les mécanismes d’Etat qui font passer un homme tombé en disgrâce politique sous Chirac, du statut de héros à celui de hors la loi.
La démarche des prisonniers du Hezbollah est d’autant plus admirable que ce soutien apparemment anachronique, dénote un réel courage et constitue un témoignage inhabituel de fidélité et de gratitude.
Les lecteurs du Monde, zappeurs d’informations, dont beaucoup déversent des raisonnements simplistes et des anathèmes convenus sur des posts anonymes, ne sont évidement pas tendres avec l’ancien préfet. Dans toutes les chasses à l’homme, il se trouve toujours des chiens serviles pour aboyer avec la meute, surtout lorsque la bête est à terre.
Les partisans de la Raison d’Etat qui admettent bien volontiers que des corsaires de la République puissent agir loin des convenances bourgeoises et du jugement vaporeux des bobos, ne seraient pas choqués que la grâce lui soit accordée.



1 response so far ↓
1 phénix // May 10, 2008 at 2:40
La loi ne permet malheureusement la confiscation générale des biens et l’indignité nationale depuis les Cours de Justice de la libération . Voici une peine qu’il faudrait rétablir sans incarcérer les gens . En matière de trafic de stups , la confiscation fait beaucoup plus mal au crime organisé que la taule et les condamnés se battent jusqu’au bout pour y échapper .
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