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Concert pour “vivre ensemble” à Paris

July 15th, 2008 · Commenter (22 Commentaires)

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A Stalingrad (XIXe), à l’intiative de l’Union des étudiants juifs de France et de SOS Racisme un concert a eu lieu pour que les différentes communautés renouent des liens.

Près de 200 personnes se sont rassemblées lundi place Stalingrad dans le XIXe arrondissement à l’appel de SOS Racisme et de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) pour «porter la notion du vivre-ensemble» après l’agression du jeune juif Ruddy, a constaté une journaliste de l’AFP.

«Nous avons souhaité organiser un concert pour les habitants (…) afin de porter la notion du +vivre ensemble+ et le retour du dialogue entre les différentes communautés (…), après l’agression du jeune Ruddy le 21 juin», a expliqué Raphaël Haddad, président de l’UEJF.

Source…



Tags: Ethnomasochisme · General

22 responses so far ↓

  • 1 Anonymous // Jul 15, 2008 at 4:28

    à l’intiative de l’Union des étudiants juifs de France et de SOS Racisme …

  • 2 Nelly // Jul 15, 2008 at 5:42

    Les Francais, les vrais, n’ont rien a voir avec ces histoires! Qu’ils reglent leurs comptes ensemble et laissent les Francais vivre en paix. Ils n’ont pas besoin de leurs lecons de morale.

  • 3 Le passant ordinaire // Jul 15, 2008 at 10:02

    La ligue de défense juive et le Betar participaient ils également ?

  • 4 pierrelermite // Jul 15, 2008 at 10:48

    Près de 200 personnes dans Paris!…

    Ben dites donc, ils ont fait fort…

  • 5 JF // Jul 16, 2008 at 8:14

    Dire que les franciens sont obligés d’assister à ces spectacles tribaux qui ne les concernent pas.

  • 6 alice // Jul 16, 2008 at 9:36

    à Stalingrad…
    Quand le ménage sera fait, il faudra songer à rebaptiser la place du nom de saint-Petersbourg… ou, pourquoi pas, place Poutine ?

  • 7 Thor // Jul 16, 2008 at 12:02

    Pourquoi pas “Volgograd”, non que la ville a pris après s’être appelée Tsargrad puis Stalingrad.

  • 8 alice // Jul 17, 2008 at 4:47

    place du tsar ou place de la Volga, merci Thor.

  • 9 vae victis // Jul 17, 2008 at 12:41

    Moi aussi j’aurais bien aimé “vivre ensemble” à condition que 1% de la population possède 1% des richesses en occupant 1% des places dans tous les domaines, des médias aux ramassage des poubelles , pas de Vème colonne, pas de double appartenance, pas de “coeur divisé”, pas de … ! C’est très simple!

  • 10 Thor // Jul 17, 2008 at 3:13

    Ce n’était pas Tsargrad mais Tsaritsyn, petite précision.

    Vae Victis, vous recommencez sinon avec votre obsession, franchement c’est lassant. Vous feriez mieux de dénoncer la 5ème colonne bien réelle celle-là, américanolâtre, qui trahit l’Europe au profit des USA, 5ème colonne composée pour l’essentiel d’indigènes indiscutables.

  • 11 vae victis // Jul 17, 2008 at 8:00

    Mais oui Thor, ces indigènes je les ai tjrs qualifié de COLLABOS.
    Vous dites : “au profit des USA”. Donc vous dénoncez toutes les communautés des USA de profiter de la trahison de l’Europe par ses indigènes indiscutables! Vous voyez donc que c’est un raccourci de langage pour designer les élites.
    Et ceux qui sont entrain de détruire de l’intérieur les USA même, ils idolâtrent qui EUX?
    A moins que pour vous tout va bien aux USA!

  • 12 Thor // Jul 17, 2008 at 8:25

    Il y a aujourd’hui un parti américain en Europe, c’est une évidence, et en revanche il n’y a guère de parti européen aux USA. Mais si Obama est demain le président des USA, ce sera bien parce qu’une majorité, ou une grosse minorité, de blancs, aura voté pour lui.

    Les USA reposent sur un autre modèle que le notre, et sur la négation de l’Europe, leur mère. C’est un système qui est malheureusement assez efficace pour satisfaire une majorité de citoyens, maintenus ceci dit dans un patriotisme très artificiel. C’est un système qui s’auto-détruit, et il n’y a aucun besoin d’y voir une quelconque main invisible.

    Les valeurs héroïques des Européens ont été durement discrédités par les deux guerres civiles européennes, et tout ce que nous vivons aujourd’hui, c’est simplement parce que nos élites authentiques sont mortes en 14-18 et en 39-45 et qu’il y a donc clairement une dégénerescence générale des Européens, de par leur propre faute ! Et le nationalisme d’avant 1914 a eu une responsabilité historique et colossal dans cette dégénérescence. En termes clairs, quand les hommes vaillants meurent dans les tranchées ou au combat, ce sont les faibles qui eux se reproduisent à l’arrière. Logique darwinienne incontestable…

  • 13 vae victis // Jul 18, 2008 at 11:42

    @Thor&co,
    “Il y a aujourd’hui un parti américain en Europe, c’est une évidence”
    AVEC À SA TÊTE DES GENS AUSSI EUROPÉENS QUE LES BOLCHEVIQUES PRIMAIRES ÉTAIENT RUSSES!
    “C’est un système qui s’auto-détruit”
    MÊMES LES GRATE-CIELS TOMBENT TOUT SEUL AUX USA, LA FINANCE, LE DOLLAR… C’EST UN PAYS DE MIRACLES!! MÊME LE DOIGT DANS LE Q EST INVISIBLE!!!

    “Les valeurs héroïques des Européens ont été durement discrédités par les deux guerres civiles européennes, et tout ce que nous vivons aujourd’hui, c’est simplement parce que nos élites authentiques sont mortes en 14-18 et en 39-45 et qu’il y a donc clairement une dégénerescence générale des Européens, de par leur propre faute ! ”

    LES ÉLITES JAPONAISES, CHINOISES, RUSSES, ELLES NE SONT PAS MORTES ELLES PENDANT LES MÊMES PÉRIODES!

    “En termes clairs, quand les hommes vaillants meurent dans les tranchées ou au combat, ce sont les faibles qui eux se reproduisent à l’arrière. Logique darwinienne incontestable…”

    EN LOGIQUE DARWINIENNE, C’EST CELUI QUI SE REPRODUIT ET QUI SURVIT, À TOUT PRIX, QU’EST LE PLUS FORT DONC VAILLANCE ET “Logique darwinienne incontestable” !? VOTRE LOGIQUE PAR CONTRE …

  • 14 Thor // Jul 18, 2008 at 5:43

    Staline était-il j. ? Non, il était antisémite. Les j. étaient une minorité au sein de la tête du PCUS.

  • 15 Nelly // Jul 18, 2008 at 9:04

    Thor,
    Staline ne l’etait pas mais son bras droit Laza kaganovich l’etait. une belle crapule celui-la. Responsable de la mort de millions de Russes.

  • 16 Slavophilia // Jul 18, 2008 at 11:18

    Staline etait georgien, et il a debarasse le PCUS d’un paquet de j… (en fait tous ceux qui etaient la depuis Lenine).

    D’ailleurs sa mort en 1953 est plus que douteuse : il est mort le jour precedent la signature de l’ordre de deportation des j… vers le Birobidjan, region inhospitaliere de l’extreme-orient russe.

    Au passage, c’est Staline qui a enleve l’Internationale pour la remplacer par l’Hymne de l’Union Sovietique. Ce dernier contrairement a l’Internationale, contenait des paroles patriotiques.

  • 17 vae victis // Jul 19, 2008 at 10:49

    @Thor&co

    Le rôle des juifs dans la révolution bolchevique et les débuts du régime soviétique

    Mark Weber

    Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, une équipe de la police secrète bolchevik assassina le dernier empereur de Russie, le Tsar Nicolas II, en même temps que sa femme, la tsarine Alexandra, leur fils de 14 ans, le tsarevitch Alexis, et leurs quatre filles. Ils furent abattus par une grêle de balles dans une pièce de la maison Ipatiev à Ekaterinburg, une ville dans la région montagneuse de l’Oural, où ils étaient retenus prisonniers. Les filles furent achevées à la baïonnette. Pour empêcher un culte pour le défunt Tsar, les corps furent transportés à la campagne et hâtivement brûlés dans un endroit secret. [Photo : le Tsar Nicolas, le bébé Olga, la tsarine Alexandra.]
    Les autorités bolchevik racontèrent d’abord que l’empereur Romanov avait été abattu après la découverte d’un complot pour le libérer. Pendant quelque temps, la mort de l’impératrice et des enfants fut tenue secrète. Les historiens soviétiques prétendirent pendant des années que les Bolcheviks locaux avaient agi de leur propre initiative en accomplissant les meurtres, et que Lénine, fondateur de l’Etat soviétique, n’avait rien à voir avec le crime.

    En 1990, le dramaturge et historien moscovite Edvard Radzinsky annonça le résultat de ses investigations détaillées à propos des meurtres. Il retrouva les mémoires du garde du corps de Lénine, Alexei Akimov, qui racontait comment il transmit personnellement l’ordre d’exécution de [signé par] Lénine au bureau du télégraphe. Le télégramme était également signé par le chef du gouvernement soviétique, Yakov Sverdlov. Akimov avait sauvé le bulletin télégraphique original comme archive de l’ordre secret.

    La recherche de Radzinsky confirma ce que la première évidence avait déjà indiqué. Léon Trotsky — l’un des plus proches collègues de Lénine — avait révélé des années plus tôt que Lénine et Sverdlov avaient pris ensemble la décision de mettre à mort le Tsar et sa famille. Se remémorant une conversation en 1918, Trotsky écrivait :

    Ma visite suivante à Moscou prit place après la chute [temporaire] de Ekaterinburg [aux mains des forces anti-communistes]. Discutant avec Sverdlov, je demandai au passage : «Au fait, où est le Tsar ?»
    «Terminé», répondit-il, «il a été exécuté».

    «Et où est sa famille ?»

    «La famille en même temps que lui».

    «Tous ?», demandais-je, apparemment avec quelque surprise.

    «Tous», répondit Sverdlov. «Et alors ?». Il attendait de voir ma réaction. Je ne répondis pas.

    «Et qui a pris la décision ?», demandais-je.

    «Nous l’avons décidé ici. Illitch [Lénine] croyait que nous ne devions pas laisser aux Blancs [les forces anti-communistes] une bannière pour se rallier, spécialement dans les circonstances difficiles du moment».

    Je ne posai pas d’autres questions et considérai le sujet comme clos.

    De récentes recherches et investigations de Radzinsky et d’autres corroborent aussi le récit fourni des années plus tôt par Robert Wilton, correspondant du London Times en Russie pendant dix-sept années. Son récit, Les derniers jours des Romanov — publié pour la première fois en 1920, et récemment réédité par le Institute for Historical Review (IHR) — est basé en grande partie sur les découvertes de l’enquête détaillée menée en 1919 par le procureur Nikolaï Sokolov, sous l’autorité du chef «Blanc» Alexandre Koltchak. Le livre de Wilton demeure l’un des récits les plus exacts et complets du meurtre de la famille impériale de Russie. [Photo : Yakov Sverdlov (Yankel Solomon), président de l'Exécutif Central des Soviets, premier dirigeant communiste de l'Etat.]
    Une solide compréhension de l’histoire a toujours été le meilleur guide pour comprendre le présent et anticiper le futur. En conséquence, c’est pendant les temps de crise que les gens sont le plus intéressés par les questions historiques, quand l’avenir semble le plus incertain. Avec l’effondrement du pouvoir communiste en Union Soviétique en 1989-91, et avec le combat des Russes pour construire un nouvel ordre sur les ruines de l’ancien, les questions historiques sont redevenues d’actualité. Par exemple, beaucoup se demandent : comment les Bolcheviks, un petit mouvement guidé par les enseignements du philosophe social, le Juif allemand Karl Marx, réussirent-ils à prendre le contrôle de la Russie, et à imposer un régime cruel et despotique à son peuple ?

    Pendant les dernières années, les Juifs dans le monde ont exprimé de grandes inquiétudes à propos du spectre de l’antisémitisme dans les pays de l’ex-Union Soviétique. Dans cette ère nouvelle et incertaine, nous disait-on, les sentiments assoupis de haine et de rage contre les Juifs sont à présent de nouveau exprimés. Selon un sondage d’opinion réalisé en 1991, par exemple, la plupart des Russes voudraient que tous les Juifs quittent le pays. Mais précisément, pourquoi ce sentiment anti-juif est-il si largement répandu parmi les peuples de l’ex-Union Soviétique ? Pourquoi autant de Russes, d’Ukrainiens, de Lithuaniens et d’autres, blâment-ils «les Juifs» pour leur infortune ?

    Un sujet tabou

    Bien qu’officiellement les Juifs n’aient jamais représenté plus de 5% de la population totale du pays, ils jouèrent un rôle hautement disproportionné et probablement décisif dans les débuts du régime bolchevik, en dominant effectivement le gouvernement soviétique pendant ses premières années. Les historiens soviétiques, de même que la plupart de leurs collègues occidentaux, préfèrent ignorer ce sujet, depuis des décennies. Les faits, cependant, ne peuvent être niés.

    A l’exception notable de Lénine (Vladimir Oulyanov), la plupart des dirigeants communistes qui prirent le contrôle de la Russie en 1917-1920 étaient des Juifs. Léon Trotsky (Lev Bronstein) fut le chef de l’Armée Rouge, et pendant un temps, fut le responsable des Affaires Etrangères des Soviets. Yakov Sverdlov (Yankel Solomon) était à la fois le Secrétaire de l’Exécutif du Parti Bolchevik et — en tant que président du Comité Central Exécutif — chef du gouvernement des Soviets. Grigory Zinoviev (Radomylsky) dirigeait l’Internationale Communiste (Komintern), l’agence centrale pour répandre la révolution dans les pays étrangers. D’autres Juifs importants étaient le Commissaire [ = Ministre] à la Presse, Karl Radek (Sobelsohn), le Commissaire aux Affaires Etrangères Maxim Litvinov (Wallach), Lev Kamenev (Rosenfeld) et Moisei Uritsky.

    Lénine lui-même était principalement d’ascendance russe et kalmouk, mais il était aussi à un quart juif. Son grand-père maternel, Israël (Alexandre) Blank, était un Juif ukrainien qui fut plus tard baptisé dans l’Eglise Orthodoxe Russe.

    En parfait internationaliste, Lénine regardait tout loyalisme ethnique ou culturel avec mépris. Il avait peu de respect pour ses propres compatriotes : «un Russe intelligent», remarquait-il alors, «est presque toujours un Juif ou quelqu’un avec du sang juif dans les veines».

    Rencontres décisives

    Pendant la prise du pouvoir par les Communistes en Russie, le rôle des Juifs fut probablement décisif.

    Deux semaines avant la «Révolution d’Octobre» bolchevik de 1917, Lénine convoqua une réunion ultra-secrète à St-Petersbourg (Petrograd) au cours de laquelle les principaux dirigeants du Comité Central du Parti Bolchevik prirent la décision fatale de prendre le pouvoir par la violence. Parmi les douze personnes qui prirent part à cette réunion décisive, il y avait quatre Russes (dont Lénine), un Géorgien (Staline), un polonais (Dzerdjinski) et six Juifs.

    Pour diriger l’opération [de prise du pouvoir], un «Bureau Politique» de sept hommes fut choisi. Il était composé de deux Russes (Lénine et Bubnov), un Géorgien (Staline), et quatre Juifs (Trotsky, Sokolnikov, Zinoviev et Kamenev). En même temps, le Soviet de St-Petersbourg (Petrograd) — dont le président était Trotsky — établit un « Comité Révolutionnaire Militaire» de dix-huit membres, pour mener à bien la prise du pouvoir. Il comprenait huit (ou neuf) Russes, un Ukrainien, un Polonais, un Caucasien, et six Juifs. Finalement, pour superviser l’organisation du soulèvement, le Comité Central bolchevik établit un «Centre Révolutionnaire Militaire» pour le commandement des opérations du Parti. Il était composé d’un Russe (Bubnov), un Géorgien (Staline), un Polonais (Djerdjinski), et deux Juifs (Sverdlov et Uritsky).

    Mises en garde des contemporains

    Les observateurs bien informés, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la Russie, prirent note à l’époque du rôle crucial des Juifs dans le Bolchevisme. Winston Churchill, par exemple, avertit dans un article publié dans l’édition du 8 février 1920 de l’Illustrated Sunday Herald que le Bolchevisme était «une conspiration à l’échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l’arrêt du développement [économique], de la malveillance envieuse, et de l’impossible égalité». L’éminent dirigeant politique et historien britannique poursuivait :

    Il n’y a pas de raison d’exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l’apport réel à la Révolution Russe par ces Juifs internationaux, et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande ; elle dépasse probablement en importance toutes les autres. A l’exception notable de Lénine, la majorité des personnages dirigeants sont des Juifs. Ainsi Tchitcherin, un pur Russe, est éclipsé par son subordonné nominal Litvinov, et l’influence des Russes comme Boukharine ou Lunacharsky ne peut pas être comparée au pouvoir de Trotsky, ou de Zinoviev, le Dictateur de la Citadelle Rouge (Petrograd), ou de Krassine ou de Radek — tous des Juifs. Dans les institutions soviétiques la prédominance des Juifs est encore plus stupéfiante. Et la part la plus marquante, sinon la principale, dans le système de terrorisme appliqué par les Commissions Extraordinaires pour Combattre la Contre-Révolution [Tchéka] a été prise par les Juifs, et en quelques cas notables, par des Juives.
    ( … ) Inutile de le dire, les plus intenses passions de vengeance ont été excitées au sein du peuple russe.

    David R. Francis, ambassadeur des Etats-Unis en Russie, avertit dans une dépêche à Washington en janvier 1918 : «Les dirigeants bolcheviks ici, dont la plupart sont des Juifs et dont 90% sont des exilés de retour [en Russie], font peu de cas de la Russie ou de tout autre pays, mais sont des internationalistes et ils essayent de déclencher une révolution sociale à l’échelle mondiale.»
    L’ambassadeur des Pays-Bas en Russie, Oudendyke, fit à peu près le même constat quelques mois plus tard : «A moins que le Bolchevisme ne soit tué dans l’oeuf immédiatement, il est destiné à se répandre sous une forme ou sous une autre en Europe et dans le monde entier, car il est organisé et conduit par des Juifs qui n’ont pas de nationalité, et dont le premier objectif est de détruire pour leur propre bénéfice l’ordre de choses existant.»

    «La Révolution bolchevik», déclara un important journal de la communauté juive américaine en 1920, «fut en grande partie le produit de la pensée juive, du mécontentement juif, de l’effort juif pour reconstruire.»

    Comme expression de son caractère radicalement anti-nationaliste, le gouvernement soviétique émit un décret après la prise du pouvoir, qui faisait de l’antisémitisme un crime en Russie. Le nouveau régime communiste devint ainsi le premier dans le monde à punir toutes les expressions du sentiment anti-juif. Les dirigeants soviétiques considéraient apparemment de telles mesures comme indispensables. Se basant sur une observation prudente pendant un séjour prolongé en Russie, l’universitaire juif américain Franck Golder raconta en 1925 que «parce que tant de dirigeants soviétiques sont des Juifs, l’antisémitisme se développe [en Russie], particulièrement dans l’Armée, [et] parmi l’ancienne et la nouvelle intelligentsia qui se sont alliées contre les fils d’Israël.»

    La vision des historiens

    Résumant la situation à cette époque, l’historien israélien Louis Rapoport écrit :

    Immédiatement après la Révolution, beaucoup de Juifs étaient euphoriques à propos de leur haute représentation dans le nouveau gouvernement. Le premier Politburo de Lénine était dominé par des hommes d’origine juive.
    Sous Lénine, les Juifs furent impliqués dans tous les aspects de la Révolution, y compris son plus sale travail. Malgré les voeux communistes d’éradiquer l’antisémitisme, il se répandit largement après la Révolution — en partie à cause de la domination de tant de Juifs dans l’administration soviétique, et aussi dans la campagne de soviétisation traumatisante et inhumaine qui suivit. L’historien Salo Baron a noté qu’un nombre immensément disproportionné de Juifs s’engagea dans la nouvelle police secrète soviétique, la Tchéka. Et beaucoup de ceux qui tombèrent sous les coups de la Tchéka furent abattus par des enquêteurs juifs.

    La direction collective qui émergea pendant les jours de l’agonie deLénine était dirigée par le Juif Zinoviev, un Adonis aux cheveux frisés, loquace, d’esprit médiocre, dont la vanité ne connaissait pas de bornes.

    «Quiconque avait l’infortune de tomber dans les mains de la Tchéka», écrivit l’historien juif Leonhard Shapiro, «avait une très bonne chance de se trouver confronté, ou même d’être exécuté, par un enquêteur juif.». En Ukraine, «les Juifs formaient à peu près 80% des agents de base de la Tchéka», raconte W.Bruce Lincoln, un professeur américain d’Histoire russe. (D’abord connue sous le nom de Tcheka, ou Vetcheka, la police secrète soviétique fut plus tard connue sous le nom de GPU, OGPU, NKVD, MVD et KGB.)
    A la lumière de tout cela, il ne faut pas être surpris que Yakov M. Yurovsky, le chef de l’équipe bolchevik qui réalisa le meurtre du Tsar et de sa famille, ait été un Juif, tout comme Sverdlov, le chef soviétique qui co-signa l’ordre d’exécution de Lénine. [Photo : Yakov Yurovsky, dernier commandant de la maison Ipatiev, lieu des meurtres. Dans son journal, le Tsar Nicolas l'appelait par euphémisme «l'homme sombre», un acte de politesse ethnique bien mal récompensé : Yurovsky tira personnellement le coup de feu qui tua le Tsar, et tira deux balles dans l'oreille de son fils.]

    Igor Shafarevitch, un mathématicien russe d’envergure mondiale, a sévèrement critiqué le rôle des Juifs dans le renversement de la monarchie des Romanov et l’établissement de la domination communiste dans son pays. Shafarevitch fut un dissident de premier plan pendant les dernières décennies du règne soviétique. Eminent activiste des droits de l’homme, il fut membre fondateur du Comité de Défense des Droits de l’Homme en URSS.

    Dans Russophobia, un livre écrit dix ans après l’effondrement du régime soviétique, il notait que les Juifs étaient «étonnamment» nombreux parmi le personnel de la police secrète bolchevik. L’identité juive des exécuteurs bolcheviks, continuait Shafarevitch, est évidente pour l’exécution de Nicolas II :

    Cette action rituelle symbolisa la fin de siècles d’histoire russe, de telle manière qu’elle peut être comparée seulement à l’exécution de Charles 1er en Angleterre et Louis XVI en France. On s’attendrait à ce que les représentants d’une minorité ethnique insignifiante se tiendraient aussi loin que possible de cette action cruelle, qui se répercuterait dans toute l’Histoire. Or quels noms découvrons-nous ? L’exécution fut personnellement surveillée par Yakov Yurovsky qui abattit le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov (Vaisbart) ; la personne responsable pour l’administration générale à Ekaterinburg était Shaya Goloshtchekin. Pour compléter le tableau, sur le mur de la pièce où eut lieu l’exécution se trouvait une citation d’un poème de Heinrich Heine (écrit en allemand) sur le Roi Balthazar, qui offensa Jehovah et fut tué pour cette offense.
    Dans son livre en 1920, le journaliste britannique expérimenté Robert Wilton portait un jugement aussi sévère :
    Toute l’histoire du Bolchevisme en Russie est marquée de manière indélébile du sceau de l’invasion étrangère. Le meurtre du Tsar, délibérément planifié par le Juif Sverdlov (qui vint en Russie en tant qu’agent rétribué de l’Allemagne) et exécuté par les Juifs Goloshtchekin, Syromolotov, Safarov, Voikov et Yurovsky, n’est pas l’action du peuple russe, mais de cet envahisseur hostile.
    Pendant le combat pour le pouvoir qui suivit la mort de Lénine en 1924, Staline sortit victorieux de ses rivaux, réussissant finalement à mettre à mort presque tous les plus éminents dirigeants bolcheviks — y compris Trotsky, Zinoviev, Radek, et Kamenev. Avec le passage du temps, et particulièrement après 1928, le rôle des Juifs dans la haute direction de l’Etat soviétique et du Parti Communiste diminua nettement.

    L’inscription sur le mur : la citation de Heine
    Des lignes dues au poète juif allemand Heinrich Heine (1797-1856) fut trouvées écrites sur le mur, près de la fenêtre, dans la cave de la maison Ipatiev, où les Romanov furent abattus et achevés à la baïonnette. La citation dit : «Belsatzar ward in selbiger Nacht / Von seinen Knechten umgebracht», c’est-à-dire «Belsatzar fut, la même nuit, tué par ses esclaves.»

    Belshazzar — le Roi non-juif de Babylone, qui dans l’histoire bien connue de l’Ancien Testament, vit «l’inscription sur le mur» annonçant sa mort (Livre de Daniel, 5) — fut tué en punition de ses offenses au Dieu d’Israël. En jouant habilement de la citation de Heine, l’auteur inconnu de l’inscription, presque certainement l’un des tueurs, a substitué «Belsatzar» à l’orthographe de Heine «Belsazar», pour signaler encore plus clairement son intention symbolique. Cette inscription de Heine révèle l’inspiration raciale et ethnique des meurtres : un roi non-juif venait d’être tué, en un acte de vengeance juive.
    Mis à mort sans jugement
    Pendant quelques mois, après avoir pris le pouvoir, les dirigeants bolcheviks envisagèrent de présenter «Nicolas Romanov» devant un «Tribunal Révolutionnaire» qui aurait proclamé «ses crimes contre le peuple» avant de le condamner à mort. Un précédent historique existait pour cela. Deux monarques européens avaient perdu la vie à la suite d’un soulèvement révolutionnaire : Charles 1er d’Angleterre fut décapité en 1649, et Louis XVI en France fut guillotiné en 1793.

    Dans ces cas, le roi fut mis à mort après un long procès public, pendant lequel il eut la possibilité de présenter des arguments pour sa défense. Nicolas II, cependant, ne fut ni inculpé ni jugé. Il fut mis à mort secrètement — en même temps que sa famille et ses serviteurs — au coeur de la nuit, d’une manière qui ressemblait plus à un massacre dans le style des gangsters qu’à une exécution formelle. Pourquoi Lénine et Sverdlov abandonnèrent-ils leurs plans en vue d’un procès-spectacle de l’ex-Tsar ? Selon Wilton, Nicolas et sa famille furent assassinés parce que les chefs bolcheviks savaient très bien qu’ils manquaient d’un véritable soutien populaire, et craignaient à juste titre que le peuple russe n’approuverait jamais l’exécution du Tsar, quels que soient les prétextes et les formalités légales.

    Pour sa part, Trotsky soutint que le massacre était une mesure utile et même nécessaire. Il écrivit :

    La décision [de tuer la famille impériale] n’était pas seulement utile mais nécessaire. La sévérité de cette punition montrait à chacun que nous continuerions à combattre sans merci, ne reculant devant rien. L’exécution de la famille du Tsar était nécessaire pas seulement pour effrayer, horrifier, et instiller le désespoir chez l’ennemi, mais aussi pour fouetter nos propres troupes, pour montrer qu’il n’y avait pas de retour en arrière, qu’il ne restait que la victoire totale ou la défaite totale. Lénine percevait bien cela.
    Contexte historique
    Pendant les années précédant la Révolution de 1917, les Juifs furent représentés de manière disproportionnée dans tous les partis subversifs de gauche en Russie. La haine juive pour le régime tsariste était basée sur des conditions objectives. Parmi les grandes puissances européennes de l’époque, la Russie impériale était la plus conservatrice dans ses institutions, et la plus anti-juive. Par exemple, les Juifs n’étaient normalement pas autorisés à résider en dehors d’une vaste zone à l’ouest de l’Empire, connue sous le nom de «zone de résidence».

    Bien que l’hostilité juive envers le régime impérial ait pu être compréhensible, et peut-être même défendable, le rôle remarquable des Juifs dans le régime immensément plus despotique des Soviets est moins facile à justifier. Dans un livre récemment publié sur les Juifs en Russie pendant le 20ème siècle, l’historienne juive née en Russie Sonya Margolina va jusqu’à appeler le rôle des Juifs dans l’appui au régime bolchevik : «le péché historique des Juifs». Elle montre, par exemple, le rôle important des Juifs en tant que commandants des camps de travail et des camps de concentration du Goulag soviétique, et le rôle des communistes juifs dans la destruction systématique des églises russes. Plus encore, continue-t-elle, «les Juifs du monde entier soutenaient le pouvoir soviétique, et restaient silencieux face à toute critique venant de l’opposition». A la lumière de ces faits, Sonya Margolina fait une prédiction impitoyable :

    La participation exagérément enthousiaste des Bolcheviks juifs à la subjugation et à la destruction de la Russie est un péché qui sera vengé. Le pouvoir soviétique sera confondu avec le pouvoir juif, et la haine furieuse contre les Bolcheviks deviendra de la haine contre les Juifs.
    Si le passé peut offrir un enseignement, il est improbable que beaucoup de Russes désirent la revanche que Sonya Margolina prophétise. De toute manière, blâmer «les Juifs» pour les horreurs du communisme ne semble pas plus justifiable que blâmer «les Blancs» pour l’esclavage des Noirs, ou «les Allemands» pour la Seconde Guerre Mondiale ou pour l’Holocauste.
    Paroles de mauvais augure

    Nicolas et sa famille sont seulement les mieux connues des innombrables victimes d’un régime qui proclama ouvertement son but impitoyable. Quelques semaines après le massacre de Ekaterinburg, le journal de l’Armée Rouge, alors en retraite, déclara :

    Sans merci, sans modération, nous tuerons nos ennemis par centaines, par milliers, ils se noieront dans leur propre sang. Pour le sang de Lénine et Uritsky il y aura des flots de sang de la bourgeoisie — encore plus de sang, le plus possible.
    Grigori Zinoviev, parlant dans un meeting communiste en septembre 1918, prononça effectivement une sentence de mort pour dix millions d’êtres humains : «Nous garderons avec nous 90 millions des 100 millions d’habitants de la Russie soviétique. Et pour les autres, nous n’avons rien à leur dire. Ils doivent être annihilés.»
    Les «Vingt Millions»

    Tel qu’il a eu lieu, le coût des Soviets en vies humaines et en souffrances s’est révélé beaucoup plus grand que ne le suggérait la rhétorique meurtrière de Zinoviev. Rarement un régime aura pris la vie de tant de membres de son propre peuple.

    Citant de nouveaux documents du KGB soviétique, l’historien Dmitri Volkogonov, chef d’une commission parlementaire spéciale, conclut récemment que «de 1929 à 1952, vingt-et-un millions et demi de gens subirent la répression. Parmi eux un tiers fut exécuté, les autres condamnés à l’emprisonnement, où beaucoup moururent aussi.»

    Olga Shatunovskaïa, membre de la Commission soviétique du Contrôle du Parti, et dirigeant une commission spéciale créée par le Premier Secrétaire Kroutchev pendant les années 60, a conclu de manière similaire: «Depuis le 1er janvier 1935 au 22 juin 1941, 19 840 000 ennemis du peuple furent arrêtés. Parmi eux, sept millions furent exécutés en prison, et une majorité des autres mourut dans les camps». Ces chiffres furent aussi trouvés dans les papiers du membre du Politburo Anastase Mikoyan.

    Robert Conquest, le spécialiste réputé de l’Histoire soviétique, résuma récemment le cruel bilan de la «répression» soviétique contre son propre peuple :

    Il est difficile d’éviter la conclusion que le chiffre des morts après 1934 fut bien supérieur à dix millions. A cela il faut ajouter les victimes de la famine [organisée par le régime] de 1930-1933, les déportations de Koulaks, et des autres campagnes anti-paysans, se montant à dix autres millions de plus. Le total est ainsi à la hauteur de ce que les Russes appellent maintenant «Les Vingt Millions».
    Quelques autres spécialistes ont donné des estimations significativement plus hautes.
    L’époque tsariste en rétrospective

    Avec l’effondrement dramatique du régime soviétique, beaucoup de Russes jettent un regard neuf et plus respectueux sur l’histoire de leur pays avant le communisme, incluant l’époque du dernier empereur Romanov. Alors que les Soviétiques — ainsi que beaucoup d’Occidentaux — ont décrit systématiquement cette époque comme un temps de despotisme arbitraire, de cruel étouffement et de pauvreté massive, la réalité est plutôt différente. S’il est vrai que le pouvoir du Tsar était absolu, que seule une petite minorité avait une influence politique significative, et que la masse des habitants de l’Empire était formée de paysans, il est utile de noter que pendant le règne de Nicolas II les Russes avaient la liberté de la presse, de la religion, d’assemblée et d’association, la protection de la propriété privée, et des unions du travail libres. Des ennemis jurés du régime, tels que Lénine, étaient traités avec une indulgence remarquable.

    Pendant les décennies antérieures au déclenchement de la Première Guerre Mondiale, l’économie russe était en pleine expansion. En fait, entre 1890 et 1913, c’était celle qui avait la croissance la plus rapide dans le monde. De nouvelles lignes ferroviaires furent ouvertes à une cadence annuelle double de celle des années soviétiques. Entre 1900 et 1913, la production de fer augmenta de 58%, alors que la production de charbon fit plus que doubler. Les exportations de céréales russes nourrissaient toute l’Europe. Finalement, les dernières décennies de la Russie tsariste furent les témoins d’un magnifique épanouissement de la vie culturelle.

    Tout changea avec la Première Guerre Mondiale, une catastrophe pas seulement pour la Russie, mais pour tout l’Occident.

    Sentiment monarchiste

    En dépit de (ou peut-être à cause de) la campagne officielle implacable pendant toute l’époque soviétique pour faire disparaître tout souvenir objectif des Romanov et de la Russie impériale, un culte virtuel de vénération populaire pour Nicolas II s’est développé en Russie pendant ces dernières années.

    Des gens ont payé avec enthousiasme l’équivalent de plusieurs heures de salaire pour acheter des portraits de Nicolas II à des vendeurs de rue à Moscou, St-Petersbourg, et autres villes russes. Son portrait figure maintenant dans d’innombrables maisons et appartements russes. A la fin de 1990, la totalité des 200 000 copies d’une brochure de 30 pages sur les Romanov s’est vendue très vite. Comme le dit un vendeur de rues : «Personnellement j’ai vendu 4000 copies en un rien de temps. C’est comme une explosion nucléaire. Les gens veulent vraiment savoir la vérité sur leur Tsar et sa famille». Le sentiment pro-tsariste et les organisations monarchistes ont fleuri à nouveau dans de nombreuses villes. [Photo : de gauche à droite, les Grandes Duchesses Maria, Tatiana, Anastasia, Olga. Cliquer sur la photo pour élargissement.]

    Une enquête d’opinion conduite en 1990 montra que trois citoyens soviétiques sur quatre considéraient le meurtre du Tsar et de sa famille comme un crime méprisable. De nombreux croyants russes orthodoxes considèrent Nicolas comme un martyr. L’Eglise Orthodoxe en exil (indépendante) canonisa la famille impériale en 1981, et l’Eglise Orthodoxe Russe basée à Moscou a été sous la pression populaire pour prendre la même mesure, en dépit de sa vieille répugnance à toucher à ce tabou officiel. L’archevêque Russe Orthodoxe de Ekaterinburg annonça en 1990 le projet de construire une grande église sur le lieu des meurtres. «Le peuple aimait l’Empereur Nicolas», dit-il. «Sa mémoire vit avec le peuple, pas comme un saint mais comme quelqu’un qui fut exécuté sans jugement, injustement, en martyr de sa foi et de l’orthodoxie.»

    Lors du 75ème anniversaire du massacre (en juillet 1993), les Russes se souvinrent de la vie, de la mort et de l’héritage de leur dernier Empereur. A Ekaterinburg, où une grande croix blanche décorée de fleurs marque maintenant l’endroit où la famille fut tuée, des chants funèbres et des hymnes furent chantés, et des prières furent dites pour les victimes. [Photo : la Grande Duchesse Anastasia en 1917.]

    Reflétant à la fois le sentiment populaire et les nouvelles réalités socio-politiques, le drapeau tricolore blanc, bleu et rouge fut adopté officiellement en 1991, remplaçant le drapeau rouge soviétique. Et en 1993, l’aigle impérial à deux têtes fut rétabli comme emblème officiel de la nation, remplaçant la faucille et le marteau soviétiques. Les villes qui avaient été renommées pour honorer des figures communistes — comme Leningrad, Kouybichev, Frunze, Kalinin et Gorki — ont repris leurs noms de l’époque tsariste. Ekaterinburg, qui avait été renommée Sverdlovsk par les communistes en 1924 en l’honneur du chef juif-communiste, reprit en septembre 1991 son nom d’avant le communisme, qui honore l’impératrice Catherine 1ère.

    Signification symbolique

    Comparé aux millions d’être humains qui furent mis à mort par les chefs soviétiques dans les années qui suivirent, le meurtre de la famille des Romanov pourrait sembler ne pas être d’une importance extraordinaire. Et cependant, l’événement a une profonde signification symbolique. Comme le dit judicieusement l’historien de l’Université de Harvard Richard Pipes :

    La manière dont le massacre fut préparé et réalisé, d’abord nié et ensuite justifié, a quelque chose d’unique dans son caractère odieux, quelque chose qui le distingue radicalement des actes précédents de régicide et qui le marque comme un prélude aux meurtres de masse du 20ème siècle.
    Un autre historien, Ivor Benson, caractérisa le meurtre de la famille Romanov comme le symbole du destin tragique de la Russie, et en fait, de tout l’Occident, dans ce siècle de détresse et de conflit sans précédents.
    Le meurtre du Tsar et de sa famille est d’autant plus déplorable que quelqu’ait été son échec en tant que monarque, Nicolas II était en tous points, un homme personnellement bon, généreux, humain et honorable.

    La place du massacre dans l’Histoire

    Le massacre de masse et le chaos de la Première Guerre Mondiale, et les soulèvements révolutionnaires qui balayèrent l’Europe en 1917-1918, mirent fin non seulement à la vieille dynastie des Romanov en Russie, mais à un ordre social continental tout entier. Fut balayée aussi bien la dynastie des Hohenzollern en Allemagne, avec sa monarchie constitutionnelle stable, que la vieille dynastie des Habsbourg en Autriche-Hongrie avec son empire multinational en Europe centrale. Les Etats dominants en Europe ne partageaient pas seulement les mêmes fondations chrétiennes et occidentales, mais la plupart des monarques régnants du continent étaient apparentés par le sang. Le Roi Georges d’Angleterre était, par sa mère, un cousin au premier degré du Tsar Nicolas, et par son père, un cousin au premier degré de l’Impératrice Alexandra. L’Empereur d’Allemagne Guillaume était un cousin au premier degré d’Alexandra, née allemande, et un cousin éloigné de Nicolas.

    Plus que pour les monarchies de l’Europe occidentale, le Tsar de Russie symbolisait personnellement son pays et sa nation. Ainsi, le meurtre du dernier empereur d’une dynastie qui avait régné sur la Russie pendant trois siècles ne présageait pas seulement les massacres de masses communistes qui coûteraient tant de vies russes dans les décennies qui suivirent, mais fut le symbole de l’effort communiste pour tuer l’âme et l’esprit de la Russie elle-même.
    Appendice

    Un trait frappant dans l’analyse de Mr Wilton de la période tumultueuse 1917-1919 en Russie est son exposé du rôle éminemment important joué par les Juifs dans l’établissement du régime bolchevique.
    La liste suivante est la liste des membres du Parti Bolchevique et de l’administration soviétique pendant cette période, que Wilson compila sur la base de rapports officiels et de documents originaux, et cette liste met en évidence le rôle crucial joué par les Juifs dans ces organismes. Ces listes furent d’abord publiées dans l’édition française — difficile à trouver — du livre de Wilton, publié à Paris en 1921 sous le titre : Les derniers jours des Romanoffs. Elles n’apparaissent pas dans les éditions américaine et britannique de The Last Days of the Romanovs, publiées en 1920.

    «J’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour agir en chroniqueur impartial», écrivit Wilton dans son avant-propos des Derniers jours des Romanoffs. «Dans le but d’éviter toute accusation de porter préjudice, je donne la liste des membres du Comité Central [du Parti Bolchevik], de la Commission Extraordinaire [la Tchéka, ou police secrète] et du Conseil des Commissaires, en activité à l’époque de l’assassinat de la famille impériale.

    «Les 62 membres du Comité [Central] étaient composés de cinq Russes, un Ukrainien, six Lettes [Lettons], deux Allemands, un Tchèque, deux Arméniens, trois Géorgiens, un Karaim (une secte juive), et 41 Juifs.

    La Commission Extraordinaire [Théka ou Vétchéka] de Moscou était composée de 36 membres, incluant un Allemand, un Polonais, un Arménien, deux Russes, huit Lettons, et 23 Juifs.

    Le Conseil des Commissaires du Peuple [le gouvernement soviétique] comptait deux Arméniens, trois Russes, et 17 Juifs.

    «D’après les informations fournies par la presse soviétique, sur 556 importants fonctionnaires de l’Etat Bolchevique, incluant ceux mentionnés précédemment, en 1918-1919 il y avait : 17 Russes, 2 Ukrainiens, 11 Arméniens, 35 Lettes [Lettons], 15 Allemands, un Hongrois, 10 Géorgiens, 3 Polonais, 3 Finnois, un Tchèque, un Karaim, et 457 Juifs.»

    «Si le lecteur s’étonne de trouver la main des Juifs partout dans l’affaire de l’assassinat de la famille impériale russe, il doit garder à l ‘esprit la formidable prépondérance numérique des Juifs dans l’administration soviétique», continue Wilton.

    Le pouvoir gouvernemental réel, poursuit Wilton (p. 136-138 de la même édition) réside dans le Comité Central du Parti Bolchevique. En 1918, raconte-t-il, cet organisme comptait douze membres, dont neuf étaient d’origine juive, et trois étaient Russes. Les neuf Juifs étaient : Bronstein (Trotsky), Apfelbaum (Zinoviev), Lurie (Larine), Uritsky, Volodarski, Rosenfeld (Kamenev), Smidovitch, Sverdlov (Yankel) et Nakhamkes (Steklov). Les trois Russes étaient Ulyanov (Lénine), Krylenko et Lunacharsky.

    «Les autres partis socialistes russes avaient une composition similaire», continue Wilton. «Leurs Comités Centraux étaient composés comme suit:

    Mencheviks (Sociaux-Démocrates) : Onze membres, juifs en totalité.
    Communistes du Peuple : six membres, dont cinq étaient juifs et un, russe.

    Sociaux-Révolutionnaires (aile droite) : quinze membres, dont 13 étaient juifs et deux étaient russes (Kérenski, qui était peut-être d’origine juive, et Tchaïkovski).

    Sociaux-Révolutionnaires (aile gauche) : douze membres, dont dix étaient juifs et deux, russes.

    Comité des Anarchistes de Moscou : cinq membres, dont quatre étaient juifs et un, russe.

    Parti Communiste Polonais : douze membres, juifs en totalité, incluant Sobelson (Radek), Krokhenal (Zagonski), et Schwartz (Goltz).

    «Ces partis», commente Wilson, «en apparence opposés aux Bolcheviques, jouaient le jeu des Bolcheviques d’une manière sournoise, plus ou moins, en empêchant les Russes de se rassembler. Sur 61 individus à la tête de ces partis, il y avait 6 Russes et 55 Juifs. Quel que soit le nom qu’on lui donne, le gouvernement révolutionnaire était juif.»
    [Bien que les Bolcheviks permirent à ces groupes politiques de gauche d'opérer pour un temps sous un strict contrôle et dans des limites étroites, même ces pitoyables résidus d'opposition organisée furent complètement éliminés à la fin de 1921.]

    Le gouvernement Soviétique, ou «Conseil des Commissaires du Peuple» (également connu sous le nom de «Sovnarkom») était composé comme suit, dit Wilton:

    Commissaires du Peuple (Ministres) Noms Nationalité
    Président V.I. Ulyanov (Lénine) Russe
    Affaires Etrangères G.V. Tchitherin Russe
    Nationalités J. Diougashvili [Staline] Géorgien
    Agriculture Protian Arménien
    Conseil Economique Lourié (Larin) Juif
    Ravitaillement A.G. Schlikhter Juif
    Armée et Marine L.D. Bronstein (Trotsky) Juif
    Contrôle d’Etat K.I. Lander Juif
    Terres d’Etat Kaufmann Juif
    Travail V. Schmidt Juif
    Aide Sociale E. Lilina (Knigissen) Juif
    Education A. Lunacharsky Russe
    Religion Spitzberg Juif
    Intérieur Apfelbaum [Radomyslski] (Zinoviev) Juif
    Hygiène Anvelt Juif
    Finances I. E. Gukovs [et G. Sokolnikov] Juif
    Presse Voldarski [Goldstein] Juif
    Elections M.S. Uritsky Juif
    Justice I.Z. Shteinberg Juif
    Réfugiés Fenigstein Juif
    Réfugiés Savitch (Assistant) Juif
    Réfugiés Zaslovski (Assistant) Juif
    Sur ces 22 membres du «Sovnarkom», résume Wilton, il y avait trois Russes, un Géorgien, un Arménien, et 17 Juifs.

    Le Comité Central Exécutif , continue Wilton, était composé des membres suivants:

    Y. M. Sverdlov [Solomon] (Président) Juif
    Avanesov (Secrétaire) Arménien
    Bruno Letton
    Breslau Letton [?]
    Babtchinski Juif
    N. I. Bukharin Russe
    Weinberg Juif
    Gailiss Juif
    Ganzberg [Ganzburg ] Juif
    Danichevski Juif
    Starck Allemand
    Sachs Juif
    Scheinmann Juif
    Erdling Juif
    Landauer Juif
    Linder Juif
    Wolach Tchèque
    S. Dimanshtein Juif
    Encukidze Géorgien
    Ermann Juif
    A. A. Ioffe Juif
    Karkhline Juif
    Knigissen Juif
    Rosenfeld (Kamenev) Juif
    Apfelbaum (Zinoviev) Juif
    N. Krylenko Russe
    Krassikov Juif
    Kaprik Juif
    Kaoul Letton
    Ulyanov (Lenin) Russe
    Latsis Juif
    Lander Juif
    Lunacharsky Russe
    Peterson Letton
    Peters Letton
    Roudzoutas Juif
    Rosine Juif
    Smidovitch Juif
    Stoutchka Letton
    Nakhamkes (Steklov) Juif
    Sosnovski Juif
    Skrytnik Juif
    L. Bronstein (Trotsky) Juif
    Teodorovitch Juif [?]
    Terian Arménien
    Uritsky Juif
    Telechkine Russe
    Feldmann Juif
    Fromkin Juif
    Souriupa Ukrainien
    Tchavtchévadzé Géorgien
    Scheikmann Juif
    Rosental Juif
    Achkinazi Imeretian [?]
    Karakhane Karaim
    Rose Juif
    Sobelson (Radek) Juif
    Schlichter Juif
    Schikolini Juif
    Chklianski Juif
    Levine-(Pravdine) Juif
    Ainsi, conclut Wilton, sur 61 membres, cinq étaient Russes, six étaient Lettons, un était Allemand, deux étaient Arméniens, un était Tchèque, un était Imeretian (?), deux étaient Géorgiens, un était un Karaïm, un était Ukrainien, et 41 étaient Juifs.

    La Commission Extraordinaire de Moscou (la Tchéka), la police secrète soviétique, ancêtre du GPU (Guépéou), du NKVD et du KGB, était composée comme suit:

    F. Dzerzhinsky (Président) Polonais
    Y. Peters (Vice-Président) Letton
    Chklovski Juif
    Kheifiss Juif
    Zeistine Juif
    Razmirovitch Juif
    Kronberg Juif
    Khaikina Juif
    Karlson Letton
    Schaumann Letton
    Leontovitch Juif
    Jacob Goldine Juif
    Galperstein Juif
    Kniggisen Juif
    Katzis Letton
    Schillenkuss Juif
    Janson Letton
    Rivkine Juif
    Antonof Russe
    Delafabre Juif
    Tsitkine Juif
    Roskirovitch Juif
    G. Sverdlov (frère du Président du Comité Central Ex.) Juif
    Biesenski Juif
    J. Blumkin (assassin du Comte Mirbach) Juif
    Alexandrovitch (complice de Blumkin) Russe
    I. Model Juif
    Routenberg Juif
    Pines Juif
    Sachs Juif
    Daybol Letton
    Saissoune Arménien
    Deylkenen Letton
    Liebert Juif
    Vogel Allemand
    Zakiss Letton
    Sur ces 36 fonctionnaires de la Tchéka, un était Polonais, un Allemand, un Arménien, deux Russes, huit Lettons, et 23 étaient Juifs.

    «En conséquence» conclut Wilton, «il n’y a pas de raison d’être surpris du rôle prépondérant des Juifs dans l’assassinat de la famille impériale. C’est plutôt le contraire qui aurait été surprenant.»

    Journal of Historical Review 14/1, (Jan/Feb 1994), 4ff. Les notes en bas de page de Mark Weber dans cet article ont été supprimées ; les photos et les descriptions qui les accompagnent n’apparaissent pas dans l’original. Le texte complet (en anglais) de l’article de Weber est disponible sur le site Web de IHR. Le livre de Robert Wilton Last Days of the Romanovs peut être commandé à National Vanguard Books et à Noontide Press.

  • 18 Nelly // Jul 19, 2008 at 4:05

    Vae Victis,
    Ne t’attends pas a une meilleure reponse que celle que Thor m’a donnee precedemment a la question du massacre de la famille du Tsar:” Quand on seme la haine on recolte la haine” ( ou quelque chose de similaire)… Il te dira sans doute que Mark Weber est anti…, mais sans reconnaitre que la source de ses information est verifiable.

  • 19 Thor // Jul 19, 2008 at 6:22

    Mark Weber n’est-il pas un auteur dont la “Nationalist Library” cite pas mal de textes, pas forcément mauvais d’ailleurs ? Mark Weber est tout sauf neutre… d’ailleurs vous citez l’IHR… Vous me permettrez donc d’être très sceptiques. C’est comme cette liste de prétendus savants afro-américains qui circule sur le net et qui auraient inventé le frigo ou le savon (n’importe quoi…).

    Maintenant, je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de juifs au sein du parti bolchevik, ce serait grotesque, mais ils étaient certes surreprésentés, mais les géorgiens ou les lituaniens aussi. C’est logique, les peuples opprimés avaient tendance à être plus révolutionnaires que les autres.

    Néanmoins, que je sache, ni Staline ni Tomski ni Boukharine ni même Lénine ne sont de cette origine, de toutes façons… Une fois que Trotski, Kamenev et Zinoviev sont cités… Vous confondez présence et domination…

  • 20 Nelly // Jul 19, 2008 at 11:02

    Vae Victis,
    Je t’avais prevenu!!

  • 21 vae victis // Jul 20, 2008 at 3:07

    @Nelly,
    je le savais, d’avance, mais il est au dessus de toute espoir! J’adore ses réponses, vraiment, parce que ceux qui visitent ce forum pourraient voir le niveau des arguments, la rhétorique, la manière dont il défends ses ÉLUS. Avec un avocat pareil ils n’ont pas besoin d’ennemis! C’est un régal ! (deux ou trois petits points du poste 19, vite fait, promis)

    “Mark Weber est tout sauf neutre… ”

    Parce que BHL et sa clique, les Askolovitch, les Camus, les Attali et …..(? de fois le tour de la Terre) sont le symbole même de la NEUTRITUDE!!!

    “Maintenant, je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de juifs au sein du parti bolchevik, ce serait grotesque, mais ils étaient certes surreprésentés, mais les géorgiens ou les lituaniens aussi.”

    Un délice! Des chiffres pareils (et des lettres aussi), on appelle cela ” surreprésentés ” au même titre que les autres opprimés!? allez, 100 fois plus ? et ce ne sont que les hautes instances dirigeantes, je vous laisse imaginer en d’autres niveaux(lire Soljenitsyn, lui aussi pas très neutre).

    “C’est logique, les peuples opprimés avaient tendance à être plus révolutionnaires que les autres.”

    Aux USA aussi c’est grâce à cette “oppression ” et leur “révolutionitude”qu’ils sont très légèrement “surreprésentés” dans des domaines insignifiantes pour la vie d’un pays comme p.ex. la finance, les médias , le commerce, l’industrie de tous les secteurs, les jeux, la pornographie, etc..etc. Si l’oppression n’existait pas il fallait l’inventer!
    Thor aurait pu se renseigner sur Lénine et sa “quarteronitude” mais, après tout, il est russe comme Sarközy est français et BASTA !
    Voila en bref, ma Nelly, pourquoi Thor n’a pas tort de s’exprimer.

  • 22 Thor // Jul 20, 2008 at 5:14

    Parce que BHL et sa clique, les Askolovitch, les Camus, les Attali et …..

    A ma connaissance, aucun de ces gens là n’est historien spécialiste de l’URSS… là encore, tu réponds à côté. Moi je pourrais citer en revanche Wolton, Mallia, Marie… etc, historiens reconnus du sujet. Il n’y a que chez les antisémites de la droite nationale qu’on présente le bolchevisme comme une idéologie “juive”. Et Staline il était juif aussi ? (le pire c’est que je sais que certains vont répondre que “oui”…).

    Et je tiens à rappeler que pendant la guerre civile de 1917-1921, les pogroms n’étaient pas le fait que des armées blanches, car l’armée rouge ne se gênait pas non plus.

    allez, 100 fois plus ? et ce ne sont que les hautes instances dirigeantes, je vous laisse imaginer en d’autres niveaux

    Là encore, on ne lit cela que sous la plume des obsédés du sujet au sein de la droite nationale. Il faudrait une étude poussée qu’une liste de noms ne prouve strictement rien. Par contre, qu’il n’y ait aucun ouvrage historique sur l’URSS écrit par des historiens reconnus qui délire ainsi, cela ne vous pose pas de questions ? Le problème c’est que vous avez vos historiens attitrés, ceux qui partagent la même idéologie que vous, et que vous n’en sortez pas.

    Un Dominique Venner, lui au moins, sait ne pas écrire ce genre de choses. Je vous conseille son ouvrage sur la guerre civile russe, qui est très bon, et qui traite la question de manière objective. Je le cite parce que Venner est supposé être plus proche de votre idéologie…

    Thor aurait pu se renseigner sur Lénine et sa “quarteronitude” mais, après tout, il est russe comme Sarközy

    Je sais très bien qu’il avait une grand-mère israélite mais je voulais voir à quel point vous êtes maniaque…

    Par ailleurs, même les infâmes lois de Nürnberg n’auraient pas considéré Sarkozy ou Lénine comme j… visiblement il suffit d’avoir un grand-parent j. sur quatre avec vous pour être j. Surtout que je rappelle qu’il s’agit d’une religion et pas d’une race…

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