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Cinéma: Steeve Briois est allé voir Spaggiari

April 22nd, 2008 · Commenter (1 Commentaire)

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steeve-briois.jpgSans arme, ni haine, ni violence
Par Steeve Briois
Conseiller régional – Conseiller municipal d’Hénin Beaumont

Le 19 juillet 1976, un génie invente le casse du siècle sur un pari impossible : braquer la plus grosse banque de Nice en creusant un tunnel dans les égouts. Au milieu des rats et des excréments, « Spaggia » va réussir son pari et dérober, avec des complices, plus de 50 millions de francs

Le robin des bois de Nice entre dans l’histoire. Le quotidien gauchiste « Libération » titra alors : « ceux qui ont creusé deux jours et deux nuits ont sans doute plus sué que ceux qui ont déposé leurs valeurs dans le secret d’un coffre. Elle est au fond très morale l’ histoire de ce hold-up ».

Avant de quitter la salle des coffres, il laisse ce message : « Ni arme, ni violence et sans haine ». Une ferveur populaire sans précédent fait alors de Albert Spaggiari un véritable héros, un mythe. « Spaggia » était surtout un sacré militant nationaliste. Ancien d’Indochine, de l’Oas, il a été de tous les combats anti-communistes au point de reprocher au FN d’être trop modéré ! « Bert » pour les intimes était surtout une personnalité attachante, un fidèle en amitié, un homme au grand cœur.

C’est dans cet état d’esprit que je suis allé voir au cinéma le film de Jean-Paul Rouve. Que dire de ce film ? Il est très romancé. Si le journaliste de Paris-Match a bien existé (un certain Roger Holeindre), il n’a jamais été à gauche et n’a jamais collaboré avec la police. Pas une allusion sur le passé militant de « Spaggia » si ce n’est des clichés réducteurs le faisant passer pour un mytho simplet ce qu’il n’était pas.

Bref, Rouve est resté dans le « politiquement correct » jusqu’au bout comme le démontre sa participation à l’émission de Fogiel, le roquet-flic de la pensée unique où les procureurs, très haineux, se sont déchainés sur « Bert ».

Mais au fond, Spaggia a réussit. Celui qui voulait être à la « une » crève l’écran, 19 ans après sa mort. Et le personnage du film de Rouve est attachant, sympathique, humain. Une incroyable revanche pour « Bert » désormais immortalisé au cinéma. Rouve en a fait une star en 2008. Rien que pour ça, ce film est à voir !



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1 response so far ↓

  • 1 emanuelle // Apr 26, 2008 at 9:10

    Non ! n’y allez pas, c’est totalement nul : insipide et sans saveurs.
    Maurice Rollet lors de l’émission de Fogiel en a fait plus pour la mémoire de Bert que cette merdouille de “film” !!

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