De mémoire de syndicaliste, on n’avait jamais vu ça ! Tracts anonymes, incitations à la haine, menaces et intimidations de supérieurs hiérarchiques, pratiques discriminatoires et autres abus : des accusations d’une extrême gravité de plusieurs syndicats qui s’accordent à dénoncer le climat de plus en plus malsain qui s’est instauré dans deux directions de la Ville de Paris : la DPP (Direction de la Prévention et de la Protection) et la DPJEV (Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts), sous l’action supposée d’un petit groupe, bien introduit auprès des adjoints Yves Contassot et Christophe Caresche et constitué en syndicat SUPAP/FSU. Récit d’une histoire rocambolesque et malheureuse, qui symbolise à elle seule la dégradation des relations sociales à la mairie de Paris.
Deux syndicats parisiens, la CGT-ASPS et l’ALFAT-CGC, soutenus par la plupart de leurs confrères, montent au créneau pour dénoncer les agissements du SUPAP/FSU, un petit groupe accusé des pires forfaits et qui serait protégé en haut lieu.
Tout commence à la CFDT en juin 2003, lorsque quatre syndicalistes de la Ville de Paris, en désaccord avec la ligne de François Chérèque, font scission. D’après la CFDT, ils partent en emportant dossiers, ordinateurs et trésorerie, avant de se constituer un syndicat – SUPAP – et de s’affilier à la FSU, syndicat national non représentatif à la Ville de Paris. Pendant près de 15 mois, deux d’entre eux échappent au reclassement professionnel et sont payés par la Ville à ne rien faire. Une situation proche de l’emploi fictif qui permet à Jean-Pierre V., peintre, et à M. V., agent de surveillance, de préparer leur déploiement syndical, à coup de réunions de terrain et d’affichage illégal, au détriment des syndicats représentatifs.
Ce petit groupe, dont les membres ont pour ambition de mettre à la disposition de la Ville un « syndicat maison » se trouve pourvu de locaux, dans un bâtiment de la Ville de Paris du quartier Morland, puis dans le 17ème, lorsqu’il s’affilie à la FSU. Selon un employé de la DPJEV, « ces personnes intriguent alors auprès de MM. Contassot et Caresche ; ils font courir le bruit que ses membres déjeunent régulièrement avec ces deux politiques ; Benjamin Poiret, dircab’ de l’adjointe Verte Mylène Stambouli est d’ailleurs leur tête pensante». Des moyens, des facilités et des soutiens qui s’avèrent payants : en décembre 2004, le petit groupe récolte 4,17% aux élections du personnel. Les voilà installés dans le paysage syndical parisien.
Et c’est là que les affaires se corsent ! Car, pour engranger des adhérents, le syndicat SUPAP est accusé d’employer les méthodes fortes. Où qu’il agisse, à la Direction de la Prévention et de la Protection comme à la Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts, l’ambiance de travail s’assombrit : « ce groupuscule favorise la déstabilisation de certains agents, agents chefs et techniciens en exploitant leurs faiblesses, il dresse les communautés les unes contre les autres, certains véhiculent des tracts diffamatoires » accuse le syndicat CGC. « Mon collègue qui refusait d’adhérer a fait l’objet de tracts injurieux sur sa prétendue mauvaise odeur ; des photos de son casier ont été prises à son insu, avec des détritus volontairement ajoutés à l’intérieur ; une véritable cabale qui s’est malheureusement terminée pour lui par une mutation » poursuit un employé de la DPJEV, lui aussi victime d’attaques anonymes d’une violence inouïe. Selon un syndicaliste de la DPP, plusieurs tentatives de suicide, de grosses depressions et des arrêts de travail sont signalés à la Direction. Du jamais vu !
Plus grave seraient les soutiens dont bénéficierait le syndicat SUPAP, au sein même de la haute administration parisienne. Ainsi, la CGC dénonce, pêle-mêle :
« des menaces sur les carrières des agents qui osent vouloir témoigner » ;
« des témoins devenus amnésiques, en échange d’une tranquillité dans leur travail de tous les jours » ;
« la promotion d’un simple agent de surveillance pour avoir fait circuler une pétition dont l’objet était l’élimination d’un collègue » ;
« la placardisation d’un agent chef des bâtiments administratifs » ;
…
Une série de représailles qui, selon les syndicats, inciterait le personnel à témoigner devant la police judiciaire plutôt que devant leur directeur. C’est pourquoi la CGT-ASPS et l’ALFAT-CGC demandent aujourd’hui solennellement à Bertrand Delanoë qu’une enquête soit réalisée en toute impartialité, en la confiant au service d’inspection de la Ville. Vu la gravité des faits reprochés, ce serait bien la moindre des choses…
Source : Le Perroquet libéré


10 responses so far ↓
1 siouville // Mar 19, 2008 at 5:30
Je ne suis pas surpris de cet article.
Le dénommé JPV peintre a la ville est coutumier
de la chose,il avait fait la méme manoeuvre au syndicat FO de la ville dans les années 80.
Ce pseudo syndicaliste adore les antichambres
des adjoints en place,et ,change de cartes comme de chemises toujoursdans son interet
personnel
2 Yannic // Apr 19, 2008 at 10:19
Dictature, et prosélytisme religieux dans les services de la Ville de Paris.
Nous sommes victimes de prosélytisme, nous avons dénoncés ces agissements à la plus haute autorité de cette administration.
Depuis nous subissons des représailles par un syndicat maison.
Les personnes qui n’ont pas suivi le chemin de ce groupuscule endurent quotidiennement, du harcélement, de la discrimination et des menaçes.
Une nouvelle responsable d’un service appelée (Torquemada) convoque des agents pour leurs faire signer sous la pression des faux témoignages contre les personnes qui ont dénoncé ce mouvement très prosélyte.
Un Sous directeur cautionnent activement ces agissements, des dossiers mensongers sont montés de toutes pièces par cette direction.
Urgence, nous avons besoins d’aides et de soutiens, actuellement, des gens sont dans de très grandes détresses morales, des menaces de licenciements pèsent sur nos têtes
Yannic
3 Saint Just // Apr 25, 2008 at 5:23
Je me vante d’avoir mis 5000 personnes en prison.
Je me vante de connaître tous les Procureurs de la République et donc d’être intouchable.
Je me vante de faire fouiller dans la vie privée des gens grace à des amis ripoux
La Direction où je travaille s’appelle la maison du retraité.
Je pratique le népotisme.
Je protège le proxélitisme religieux.
Qui suis-je ?
4 Eric // Apr 25, 2008 at 9:53
Oui le sous-directeur A , P, est complice du retraité, et des voyous de ce syndicat maison.
Je travaille dans cette direction, et ce sous-directeur n’hésite pas à fabriquer des faux témoignages contre les gens qui ont dénoncé le prosélytisme religieux.
Le Directeur divulgue les noms des personnes qui ont dénoncé ces pratiques.
Certains témoins ont subi des menaces et de l’intimidation.
Le sous-directeur A,P, dis vouloir casser toutes les personnes qui lui ont dévoilé l’existence de ce mouvement religieux.
5 Le Pitbull // May 15, 2008 at 10:12
Monsieur,
Vous avez remarquée depuis plusieurs annèes cette pauvre femme (Madame Pierrette Le Roux) devant l’Hôtel-de-Ville.
La situation à la Mairie de Paris devient de plus en plus grave, les fonctionnaires qui témoignent et qui dénoncent certains agissements comme (la pédophilie, le prosélytisme religieux, le harcèlement moral ou sexuel, emplois fictifs, propositions de logements etc), sont victimes par la suite de représailles.
Voici quelques méthodes employer par un syndicat maison et par deux Directions de la Ville.
Lettres anonymes, rapports calomnieux dans les dossiers administratifs, enquêtes à charges, pressions permanentes, manipulation, déplacements, discrimination, mise aux placards.
vérifications dans les tiroirs, dans les casiers, dans les poubelles, sacs à main, contrôle de la durée des pauses, des absences, des conversations, des relations, obligation de laisser les portes ouvertes, isolement de l’agent, surveillance des faits et gestes, contrôle des communications téléphoniques.
Voir les deux lettres ouvertes sur Internet des deux syndicats CGT ASPS, et Alfat CGC.
Un syndicat majoritaire de la Ville de Paris a envoyé une lettre ouverte au Maire de Paris pour dénoncer ces emplois qui selon ce syndicat s’apparentent à des emplois fictifs.
Malheureusement l’histoire ne s’arrête pas là, après les suicides et tentatives de suicide de quelques pauvres Agents, les dépressions réactives reconnues par des médecins du privé, les syndicats dénoncent la cellule harcèlement discrimination mis en place par la Mairie et dont le bilan est catastrophique. En effet très peu de dossiers de harcèlement aboutissent les Agents en ressortant de cette cellule encore plus traumatisés, d’autres Agents refusent carrément d’avoir à faire à ce docteur.
Oui, c’est du jamais vu !
Oui comme Madame Pierrette LE ROUX, M. Michel AZEMAR, a été lui aussi le souffre-douleur d’un groupuscule, mis à la retraite d’office par le conseil de discipline de la Ville, L’agent (M. Michel AZEMAR) a été réintégré dans ses fonctions suite à la décision du Tribunal Administratif de Paris.
Nous demandons des aides pour nos protections physiques et morales ainsi que pour nos familles, au cas où cette affaire nous ferait subir encore des pressions, des menaces ou des violences de la part de ces Directeurs ou de ce syndicat maison.
Nous allons apporter notre soutien à Pierrette.
Des syndicats solidaires.
6 le pitbull // Jan 10, 2009 at 8:08
PROSELYTISME SUICIDES, ET CONDITIONS DE TRAVAIL DE PLUS EN PLUS DEPLORABLES, des vérités qui dérangent certains hauts fonctionnaires de la Mairie de Paris. Voilà ce qui se passe réellement dans certains services de la Ville, des Agents qui signalent depuis plusieurs années par des rapports, des plaintes déposées à la Police, le Prosélytisme qu’ils subissent sur le lieux et temps de travail, le harcèlement, la discrimination, les suicides, les dépressions. Certains agents sont depuis plus d’un an en dépression, d’autres dans de très grandes détresses morales. Qu’a fait la Maire de Paris depuis ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait le service de la Médiation de la Ville de Paris ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait la Direction des Ressources Humaines ? Pourtant saisi du dossier, Qu’a fait cette cellule Discrimination Harcèlement ? Pourtant elle aussi saisi du dossier, Qu’a fait le service médical de ville, Là aussi saisi du dossier. RIEN, rien n’a été fait depuis 2001 à part des enquêtes à charge contre ceux qui dénoncent et ce malgré la loi de protection du fonctionnaire. Une enquête à charge a même été instruite par une Direction complice contre les victimes de (prosélytisme sur le lieu et temps de travail). Des faux témoignages ont été déposés dans les dossiers administratifs des victimes, ainsi que des lettres anonymes. Certaines victimes vont être jugés par un conseil de discipline plus que douteux où siège des membres d’un syndicat maison qui est parti prenante dans cette affaire. Certains agents auditionnés par cette direction ont remis en cause les témoignages apportés par les victimes au moyen de tracts diffamatoires diffusé par ce syndicat maison. ((Traitant les agents, de Gestapo et de Kommandantur)) (Un des délégués de ce syndicat maison propose même des logements aux agents !!! Pour se protéger du scandale la DRH de la Mairie de Paris reste sourde et aveugle. Un syndicat parisien dénonce ces disfonctionnements et demande l’annulation de ce conseil, pour plusieurs motifs : (le conseil de Discipline ne peut être juge et parti, les dossiers des victimes ont été parsemés de faux témoignages et de signes distinctifs <>) La DRH de la Mairie de Paris reste très silencieuse !!!
Suite à cette affaire de (PROSELYTISME), des fonctionnaires sont détruits dans leur travail et dans leur vie familiale, alors même qu’une élue de cette même administration mais en garde les Parisiennes et les Parisiens de la dangerosité de ces mouvements.
Afin de respecter les droits de chacun, toute personne quels que soient sa religion, ses opinions politiques, ou ses positions syndicales, doit en toute libertés pouvoir adhérés au mouvement de son choix sans subir l’absolutisme de certains de ces supérieurs hiérarchiques.
La Mairie de Paris à le devoir de protéger ces fonctionnaires victimes d’influences préjudiciables sous toutes ses formes.
Merci de bien vouloir nous communiquer vos remarques à ce sujet.
7 Philippe // Mar 10, 2009 at 8:43
Encore de la magouille aux prochaines CAP, à la Mairie de Paris,
Le 6 mars 2009 au matin, les organisations syndicales ont été reçues par La DRH de la Mairie de Paris.. Certains élus du personnel ont dénoncés le système en vigueur d’une direction, au seul syndicat maison de proposés des nominations à ces adhérents et non pas aux agents méritants bien entendu au détriment des autres organisations syndicales.
MAGOUILLE A SUIVRE !!!
8 Paname // Oct 14, 2009 at 6:38
Information d’un syndicat de la mairie de Paris
HARCELEMENT MORAL AU TRAVAIL
Le piège de la médiation
plutôt que de la judiciarisation
Si un agent s’estime victime de harcèlement moral, il peut saisir le comité de prévention et d’action contre le harcèlement et les discriminations ( CPAHD ).
BILAN DE L’ACTIVITE DU CPAHD entre 2004 et 2007
Dossiers
ouverts par le secrétariat Cas examinés en
commission Cas de harcèlement
non reconnus Cas de harcèlement
reconnus Dossiers en
cours
2004 93 20 16 4 8
2005 87 16 15 1 26
2006 73 24 21 3 28
2007 86 21 18 3 46
total 339 81 70 11 108
Dossiers
ouverts par le secrétariat Cas examinés en
commission Cas de harcèlement
non reconnus Cas de harcèlement
reconnus Dossiers en
cours
A la lecture du bilan d’activité du CPAHD on peut se poser la question de son efficacité.
En effet, ce bilan nous précise que 44,2 % des dossiers s‘éteignent ‘spontanément’ (150 sur 339).
Sur un total de 339 dossiers ouverts, seuls 81 cas ont été examinés en commission.
70 cas n‘ont pas été reconnus (selon quels critères?). Seulement 11 cas ont été considérés comme fondés.
Enfin, le bilan d’activité de ce comité ne nous dit pas si des sanctions ont été prises à l’encontre des auteurs de ces infractions ou si les victimes ont été indemnisées.
HALTE A LA MASCARADE !
Le CPAHD ignore la détresse des agents qui sont victimes d‘un grave délit puni par la loi :
L’article 11 du chapitre II de la loi 83-634 du 13 juillet 1983 stipule que ” la collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer le cas échéant, le préjudice qui en résulte. ”
Le bilan du CPAHD dissuade de toute démarche pour faire reconnaître et faire cesser le harcèlement moral.
L’administration rechigne à mettre en cause une gouvernance parfois défaillante. La négation des faits relatés plonge les victimes dans le désarroi et la détresse. Ceux qui osent se plaindre subissent souvent des représailles sur le plan professionnel.
La lenteur du CPAHD à rendre un avis et sa frilosité envers les victimes, s’apparente à un déni de justice.
Ceux qui déposent un dossier pour harcèlent moral seraient-ils victimes d’hallucinations, d’erreurs de perception ou de paranoïa ?
Seraient-ils dans l‘illusion lorsqu‘ils témoignent de leur détresse et des attaques dont ils font l’objet ?
Pourquoi, 108 dossiers restent-ils en cours d’instruction depuis 2004 ? Quelles sont les conséquences professionnelles, psychologiques et familiales sur les agents concernés ? Ce délai de 4 ans d’incurie de la part d’une administration n’est-il pas constitutif lui-même d’un harcèlement moral ?
Nous demandons la réforme du fonctionnement du CPAHD.
Pour être indépendante, cette instance ne peut être présidée par l’élue responsable des ressources humaines. Les agents doivent être assistés par un délégué syndical qui les soutiendra pendant l’audience.
LA SAISINE DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF
Il faut rappeler que les fonctionnaires victimes de harcèlement moral ont la possibilité d‘intenter devant les juridictions administratives compétentes :
a) un recours pour excès de pouvoir afin d‘obtenir la condamnation de leur administration et l’annulation des mesures prises à leur encontre ainsi que sur des sanctions déguisées ou abusives.
b) un recours en plein contentieux visant la réparation du préjudice subi
Aujourd’hui la souffrance au travail est une réalité. Ne restez pas seuls ! Contactez vos élus
Nous saisirons le CHS et nous vous aiderons dans vos démarches auprès des instances compétentes.
9 Philippe // Nov 3, 2009 at 6:49
La souffrance au travail à la Mairie de Paris est une réalité, harcèlement moral et suicides un bilan catastrophique, là aussi ceux qui osent se plaindre endurent le plus souvent des représailles de leur hiérarchie (menaces, déplacements d’offices, sanctions déguisées), certains représentants syndicaux sont complices mais acheter par de petites promotions pour étouffer ces affaires.
Un syndicat demande une médecine indépendante.
10 Mimi // Nov 3, 2009 at 6:50
Pour moi je préfère que mes enfants et mon épouse viennent me voir au parloir qu’au cimetière. Se suicidé ses donner trop d’honneur pour ces pourris.
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