Canada : Des clients d’un YMCA dénoncent une mesure destinée à satisfaire des juifs hassidim
Des membres d’un YMCA de Montréal dénoncent l’installation, par la direction, de fenêtres opaques pour satisfaire des voisins de l’immeuble, de confession juive, qui ne voulaient plus que leurs enfants puissent apercevoir des personnes légèrement vêtues qui s’entraînent.
Une pétition circule d’ailleurs parmi les membres de ce centre de conditionnement physique du quartier Mile-End.
C’est la communauté hassidim de la congrégation Yetev Lev qui a réclamé et obtenu ces nouvelles fenêtres givrées, installées au deuxième étage et à l’arrière de l’édifice du YMCA du Parc; elle en a assumé les coûts.
De l’autre côté d’une ruelle, à quelques mètres à peine de l’édifice du YMCA, se trouve le bâtiment de la congrégation Yetev Lev. Il semble que de là, les jeunes enfants qui étudient à la synagogue peuvent voir les fenêtres du centre de loisirs, où ils pourraient distinguer clairement des gens habillés d’une façon qui va à l’encontre de la tradition juive, explique Mayer Feig, directeur du Conseil juif orthodoxe pour les relations communautaires.
Aussi, en février dernier, un membre de la communauté juive hassidim a-t-il payé pour faire givrer les fenêtres, ce qui a mécontenté des abonnés du Y, qui déplorent que des cours de yoga, d’aérobie et de tai-chi se donnent désormais sans vue sur l’extérieur, et sans pouvoir jouir des rayons du soleil.
Pour Renée Lavaillante, cependant, le problème n’est pas la vue, ni le soleil. C’est une question de principe, selon cette Montréalaise, qui suit trois cours par semaine au Y du Mile-End. «C’est comme le principe du voile, dit-elle. Si nous représentons une tentation, nous devons être voilées. Alors, ils veulent nous cacher parce que nous sommes en t-shirts et en collants et que nous nous entraînons?»
Elle a donc commencé à faire circuler une pétition contre les nouvelles fenêtres. Elle dit avoir recueilli une centaine de signatures au cours du dernier mois.
Le directeur du YMCA du Parc, Serge Saint-André, affirme n’avoir subi aucune pression de la part de la communauté hassidique, mais que ce sont ses demandes répétées qui l’ont amené à trouver une solution. Il promet, néanmoins, d’étudier de près les motifs des signataires de la pétition.
Mais il a fait valoir qu’un sondage effectué auprès de 300 à 400 personnes qui pratiquent l’aérobie, le tai-chi et le yoga au deuxième étage a révélé que plusieurs d’entre elles, tout comme le groupe hassidim, souhaitaient que les fenêtres soient couvertes. «Il y a beaucoup d’abonnés qui n’aiment pas être vus quand ils s’entraînent», a-t-il dit.
Les leaders de la communauté juive disent ne pas comprendre le tollé soudain. «Cela n’empêche personne de venir au Y et de faire ce qu’ils sont venus y faire – de l’exercice, nager, s’entraîner», affirme M. Feig.
Abraham Perlmutter, un porte-parole de la synagogue, a dit que les leaders religieux avaient discuté de la question avec la direction du YMCA, qui a accepté de givrer les fenêtres. «C’est par respect pour notre religion. Pourquoi est-ce qu’ils se braquent contre nous? Cela ne change rien pour eux.»
(source : presse canadienne)


Bientôt des horaires spéciaux pour les femmes de la communauté des juifs hassidim dans les piscines public et d’autres lieux de sports , bibliothèques , pourquoi pas magasin .
La communauté hassidim aurait dû installer les fenêtres opaques dans leur immeuble . Au moins les enfants ne verraient pas les abonnés du club Y s’entraîner .
Imposer des interdits c’est exister , être superieur , être le maître !
La communauté hassidim est certainement la communauté du bien , donc elle a des droits .