Le gouvernement grec a pris la décision d’acheter à Moscou un lot important de transports de troupe blindés BMP-3: 415 véhicules. Le fait qu’un membre de l’OTAN achète du matériel de guerre russe pourrait faire sensation. Mais il n’en est rien, puisqu’il s’agit de la Grèce. Patrie de l’Hellade antique, ce pays a déjà acheté plus d’une fois des armes et du matériel de guerre russes. Presque toute sa défense antiaérienne est constituée de missiles russes: du système de DCA portatif Igla, des systèmes de faible et moyenne portée Osa-AKM, Tor-M1 et Buk-M1-2 au système de missiles longue portée S-300 PMU-1.
L’armée grecque est en outre dotée de missiles antichars russes Fagot et Kornet, ainsi que de navires de débarquement à coussin d’air Zubr conçus et construits en Russie, au Bureau d’études central Almaz de Saint-Pétersbourg, mais achetés à l’Ukraine.
Mais la décision de la Grèce d’acheter des BMP-3 pour plus de 1,2 milliard d’euros donne matière à réfléchir. Pourquoi la Grèce choisit-elle des véhicules blindés russes? Comment le QG de l’OTAN à Bruxelles, qui veille à l’assortiment et à la compatibilité tactique et technique du matériel militaire des armées de l’Alliance de l’Atlantique Nord, réagira-t-il à cela? Enfin, et c’est là l’essentiel, quelles sont les mesures d’ordre économique et politique que peut prendre et prendra Washington qui n’appréciera certainement pas le fait qu’Athènes achète de nouveau des armes à la Russie, et non aux firmes américaines? Suite »


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