Berlusconi ne semble pas perdre de temps. Son premier Conseil des ministres, qui aura lieu la semaine prochaine à Naples, devrait adopter le nouveau dispositif de lutte contre l’immigration : création d’un délit d’immigration clandestine, prolongation de la durée de placement dans les centres de rétention, limitation des possibilités de regroupement familial par le biais notamment de tests ADN: autant de mesures qui ont d’ores et déjà suscité l’indignation des ONG.
Reste à savoir si, comme en France, on n’est pas encore dans des effets d’annonces tonitruantes avec, en fin de compte, des mesurettes inappliquées.
D’ores et déjà, le premier objectif qui est de lutter contre la déferlante de l’immigration roumaine sur le pays, ne sera pas atteint du fait des limitations de souveraineté sur l’entrée et le séjours des ressortissants de l’UE. A peine installé, le gouvernement européiste de Berlusconi est englué dans ses propres contradictions.



13 responses so far ↓
1 phénix // May 14, 2008 at 11:24
Il semble que les italiens n’ont pas attendu Berlusconi pour régler avec des méthodes musclées la colonisation des centre ville par les Tziganes et les Africains . La presse internationale bien pensante s’en est suffisamment offusquée ces derniers mois … A quand des inititiaves “citoyennes ” en France ?
2 Dirk // May 15, 2008 at 6:58
Tout ce qui est pris, n’est plus à prendre !
C’est un premier petit pas, dont j’attends surtout qu’il attaque les tabous, et fasse tâche d’huile en Europe. Mais la question de fond n’est pas traitée, à savoir l’absence de politique EUROPEENNE en la matière ! Il faut bétonner les frontières extérieures à l’Europe, y mettre les moyens, l’armée, des gardes frontières, des garde-côtes, etc. et une législation impitoyable et expéditive pour lutter contre une invasion qui prend des proportions gigantesques.
Aux grands maux les grands moyens, et au diable les “Droits de l’Homme” !
Et bien sûr, à l’intérieur de ce périmètre, laisser respirer les Peuples, les régions, en gommant peu à peu les frontières inter étatiques entre les Etats-nation
3 Nelly // May 15, 2008 at 1:52
Voila trente ans que Le Pen veut fermer les frontieres…Imaginez un peu ce que serait la France d’aujourd’hui? On s’y prend toujours trop tard… Apres avoir laisse passe 20 millions de Mexicains ( sans papiers) les Americains commencent a construire une cloture, aux grands cris des organisations de toutes sortes. Ce qui se passe en France et en Europe, on le trouve egalement aux US.
4 LE KET DE BRUXELLES // May 15, 2008 at 3:39
L’électeur italien aurait-il le premier en Europe compris “qu’ILS sont venus malgré nous et qu’ILS partiront grâce à vous” ??
A quand l’application du jus sanguinis au lieu du jus solis imposé par la nouvelle religion “droits de l’hommiste” ?????
5 sebastien-69 // May 15, 2008 at 5:42
“A quand l’application du jus sanguinis au lieu du jus solis imposé par la nouvelle religion “droits de l’hommiste” ?????”
je vous rejoint entièrement cher monsieur ! Bravo aux italiens, leurs votes à obligé la droite italienne à refermer la porte de l’immigration. belle exemple et on espère que Mr Berlusconi tiendra ses promesses !
6 Thor // May 15, 2008 at 7:58
Il y a un problème avec les migrations tziganes en Europe, désormais possible avec l’entrée depuis 2004 de la Tchéquie, de la Slovaquie et de la Hongrie, et depuis 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie. Détestés dans ces pays où ils sont la cible de nombreuses discriminations, ils sont naturellement attirés par l’Europe occidentale, comme un papillon l’est par la lumière. Ainsi s’entassent-ils dans des nouveaux bidonvilles et illégaux vivent souvent de petite criminalité, et parfois de plus grande, posant des problèmes comme c’est le cas en Italie.
Aussi ce n’est pas le problème de l’Italie mais le problème de l’Union Européenne face à cette insécurité et face à cette question des nomades en son sein, nomades qui, signalons le, sont en Europe depuis des siècles. C’est davantage une question de sédentarisation. Là encore, l’Union Européenne fait rentrer de nouveaux pays, ce qui est une bonne chose, mais sans prévoir de réponses préalables à des problèmes qui allaient évidemment se poser. Comment en effet l’UE peut-elle résoudre ces questions à partir du moment où elle refuse la moindre discrimination. Au nom de quoi aurait-on donc pu interdire aux tziganes de voyager dans l’UE, comme le font les autres citoyens de l’Union ? Cela démontre que le droit-de-l’hommisme crée plus de problèmes qu’il n’en résout.
Pour répondre à Sébastien-69, d’abord en Italie, la fausse “gauche” a introduit le droit du sol à côté du droit du sang en 2006, une de ses premières mesures:
http://www.liberation.fr/actualite/monde/197225.FR.php
Berlusconi n’a pas proposé de revenir dessus.
Mais de toutes façons, restaurer le droit du sang dans un cadre national ne changera rien au problème des naturalisations passées. On ne peut pas revenir sur elles, principe de non-rétroactivité des lois, et en plus sur quels critères ? Ethniques ? Alors non seulement ce serait une mesure rétroactive mais fondée sur une discrimation raciale… impossible.
Par contre, on peut créer une nouvelle nationalité, européenne, la fonder sur le droit du sang, en y ajoutant des critères de convergence, et là c’est différent.
7 Galibot // May 16, 2008 at 8:26
Penser que la nationalité européenne sera fondé sur le droit du sang me parait une illusion. L’Europe s’est construite sur les décombres de la guerre contre les nations accusée d’être par nature belliqueuses.
L’UE avec sa carte bleue distribuée par les instances de Bruxelles à toute la planète par dessus la volonté des Etats en est une preuve.
La seule solution est de conquérir le pouvoir défendre notre peuple avec des moyens d’Etat. S’en remettre pour régler nos problmème à des chimères ne conduit à rien. Nous auront disparu avant que la Grande Europe ne nous sauve.
La résistance c’est en France et tout de suite.
8 Thor // May 16, 2008 at 5:05
Je t’ai répondu, Galibot, dans un autre fil, et j’expliquerai pourquoi il convient de bâtir une nationalité européenne et sur quelle base !
Pour être simple, il faut faire au parlement européen ce que les révolutionnaires français ont fait en 1789 au tiers-état, un “coup d’état” démocratique à Strasbourg même.
Il est impossible de pouvoir appliquer la moindre bonne politique que ce soit dans le cadre d’un seul état européen actuel. Même si vous gagniez les élections, vous perdriez à l’arrivée, car vous ne pourriez pas agir. Vous ne pouvez pas gagner en vous servant de moyens d’Etat qui ne servent qu’à vous écraser et qui ont été pensés contre vous. Vous devez créer des nouveaux moyens d’action hors de ce cadre.
Bâtir la Grande Europe, c’est possible et bien plus vite qu’on ne le croit. Mais pour cela, il faut laisser crever les mouvements nationalistes et contribuer à bâtir le “parti européen” et à le faire vivre. Or, il existe des gens déterminés à bâtir ce parti européen, libéré de toutes nostalgies incapacitantes ou grotesques. Il y a urgence, oui, alors ne perdons pas de temps. Toute aide est bienvenue.
Cordialement.
PS: la résistance en France et tout de suite… eh bien non, d’ailleurs elle n’existe pas.
Cordialement.
9 sebastien-69 // May 16, 2008 at 8:24
“Par contre, on peut créer une nouvelle nationalité, européenne, la fonder sur le droit du sang, en y ajoutant des critères de convergence, et là c’est différent.”
C’est ça … Un polonais c’est comme un français et un français comme un polonais elle est bonne celle là, tu fais constamment référence à l’Europe Thor mais hormis la religion et l’identité de nombreux peuples n’ont rien de commun…
10 Thor // May 16, 2008 at 9:43
C’est ça … Un polonais c’est comme un français et un français comme un polonais elle est bonne celle là, tu fais constamment référence à l’Europe Thor mais hormis la religion et l’identité de nombreux peuples n’ont rien de commun…
Origine commune, langues apparentées (groupe linguistique indo-européen, sous-ensemble du groupe “nostratique”, le nostratique étant la langue originelle de tous les peuples caucasoïdes), même héritage (indo-européen grec, romain, “nordique” [c.a.d celte, germanique, slave]), même culture car toute l’Europe a connu, et elle seule, les mêmes phénomènes culturels (renaissances médiévales, la Renaissance, le classicisme, les Lumières, le romantisme du XIXème siècle), les mêmes drames (christianisation, guerres civiles européennes).
Quand on est de quelqu’un qu’il est identique d’un autre, on considère qu’ils sont la même identité. Or tu reconnais qu’on a la même identité, et tu affirmes ensuite qu’on a rien en commun. Contre-sens total.
Le malheur c’est que parfois certains ne comprennent qu’ils sont européens que face à un phénomène migratoire qui le leur rappelle. Faut-il que l’Europe soit à 50% non-européenne pour que certains prennent conscience de leur européanité ?
En clair, tu refuses la seule méthode possible pour restaurer l’européanité de l’Europe, et ce parce que tu imagines des différences qui ne sont que des vues de l’esprits dues à une propagande nationaliste et europhobe permanente, dont le FN est notamment l’un des vecteurs, au même titre que les souverhaineux de gauche (Chevènement, Soral, Laguiller… etc) et de droite (Couteaux, Dupont-Aignan, Le Pen, Villiers, Mégret).
Une phrase de Dupont-Aignan, europhobe, qui en dit long sur ce qu’est le souverainisme…
NDA: “Il y a tant de jeunes dans nos quartiers, souvent d’origine étrangère, qui sont au chômage et qui mériteraient d’être embauchés…”
NDA: “Nous devons freiner au maximum l’immigration pour intégrer le mieux possible toutes celles et tous ceux, d’origine étrangère, qui vivent sur notre sol. Un point, c’est tout.”
Et on trouvera ce genre de propos sous la plume de Couteaux, de Villers, de Soral et désormais… de Le Pen lui-même (discours de Valmy et d’Argenteuil)… des gens qui nient aussi l’européanité commune.
Alors, c’est clair, “français” 100% de souche, je suis mille fois plus proche d’un russe, d’un italien, d’un grec ou d’un polonais, que de beaucoup de ceux qui ont la nationalité française. Le choix est clair: ou la France africaine ou l’Europe européenne… il n’y a pas de troisième voie.
La réponse est claire:
Certaines études de psychologie sociale montrent une corrélation forte entre l’identification à l’Europe et la xénophobie ; et il est probable que plus l’identité se construit par opposition, plus elle comporte un potentiel d’exclusion. Si ces hypothèses se vérifiaient, l’effet paradoxal de la consolidation d’une identification à l’Union serait de réduire la tolérance à l’égard des non-Européens, y compris en son sein. (« Le régime politique de l’Union Européenne », Paul MAGNETTE, Sciences Po Les Presses, 2006, page 284)
Plus l’européanité gagnera les esprits des Européens, plus le sentiment de cette appartenance commune s’imposera, plus les Européens verront qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans la rue !
11 Thor // May 16, 2008 at 9:45
Quand on est de quelqu’un qu’il est identique d’un autre, on considère qu’ils sont la même identité.
Bizarre tournure. Je corrige… “Quand on dit de quelqu’un qu’il est identique à un autre, on considère que tous deux ont la meme identité”. Un peu de logique, Sébastien.
12 Yann // May 17, 2008 at 12:04
Faut-il croire en ces gens ? Nous jugerons aux actes.
13 Maximeg // May 20, 2008 at 11:50
Gitane voleuse d’enfant italien :
http://www.dailymotion.com/maximeg
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